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Archive for September, 2008

The Faint is right

September 19th, 2008

Georges Dimitrov

La diffusion et la réception de certains groupes est parfois curieuse. The Faint, par exemple, est un groupe qui fait remarquablement l’unanimité auprès de tous ceux qui s’intéressent à la scène du rock électronique : simples fans et musiciens s’entendent pour louer ou citer en exemple le travail du quartette américain. Pourtant, il très rare d’en entendre dans un club (sauf à Blackout bien entendu…), sans même parler d’une diffusion radio quasi inexistante : même sur les ondes « alternatives » ou universitaires, The Faint souffre énormément de l’omniprésence du indie rock ou de la récente invasion électronique australienne. Ne vous méprenez-pas, on aime beaucoup ! Mais sans The Faint pour paver la voie aussi tôt qu’en 1999 (Blank-Wave Arcade), nous n’aurions peut-être pas les Presets aujourd’hui.

Il n’est donc pas étonnant que la sortie d’un nouvel album du groupe soit un évènement musical digne d’intérêt. Paru le mois dernier, Fasciinatiion (2008) est techniquement le cinquième album du groupe, mais le premier a tellement peu à voir avec la direction musicale caractéristique des suivants qui a fait la renommée du groupe, que nous préférons considérer Fasciinatiion comme le quatrième de facto. Musicalement, le disque poursuit dans la voie acoustique amorcée par Wet From Birth (2004) dont il est la continuation logique. La présence de basses et guitares est encore une fois notable, de même que celle de drums acoustiques sur plusieurs chansons. Exit le violoncelle toutefois, et d’avantage de synthétiseurs pour rappeler les beaux jours plus électroniques de Danse Macabre (2003) : l’ensemble donne un résultat plus équilibré et (allons-y pour le lieu commun) mature, sans perdre une once de son côté abrasif.

Voici trois chansons tirées de ce nouvel album, dont le premier single, The Geeks Were Right, excellent. Avec les souvenirs impérissables qu’a laissé leur dernier passage à la Tulipe, on a bien hâte de les voir revenir à Montréal !

Berlin brûle-t-il ?

September 3rd, 2008

Zoé Starchild

Le Festival des Films du Monde est maintenant terminé, et parmi la moisson des œuvres plus ou moins discutables, il convient de signaler une perle : Die Welle. Le « nouveau cinéma » de langue allemande, qui depuis quelques années à définitivement le vent dans les voiles (deux Oscars du meilleur film étranger deux années de suite, pour La Vie des autres de Florian Henckel Von Donnersmarck et Les Faussaires de Stefan Rozowitzky !) nous offre maintenant ce film de Dennis Gansel, dont les droits ont visiblement déjà été achetés par Alliance Atlantis Vivafilm. Le récit de Die Welle (la vague) prend pour point de départ un professeur anticonformiste mandaté pour enseigner à ses élèves du secondaire le concept d’autocratie. Le cours, qui passe rapidement du théorique au pratique, donnera naissance à un véritable mouvement aux tendances fascisantes, révélant les tendances autoritaires et intolérantes d’un groupe de jeunes aux origines pourtant très variées. Le film, monté de façon particulièrement énergique, est très réussi. Il propose un bon mélange entre l’œuvre adolescente rythmée et le propos de société sérieux, dont les répercussions possibles font froid dans le dos.

Et que vient faire la musique dans tout cela ? C’est que le personnage du professeur, incarné avec talent par Jürgen Vogel, est un ancien punk passionné d’anarchie, qui possède une collection impressionnante de t-shirts rock allant des Clash au Ramones. La séquence d’ouverture du film nous le présente d’ailleurs en route vers l’école, au volant de sa voiture, chantant à tue-tête Rock’n’Roll High School : une chanson plutôt appropriée pour l’occasion… En lieu et place de la version des « faux frères » Ramones, Die Welle fait plutôt honneur à un cover du groupe punk allemand El*ke. Une version très proche de l’originale, mais avec l’énergie et la force du son d’aujourd’hui. Une petite curiosité !

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