The Faint is right
La diffusion et la réception de certains groupes est parfois curieuse. The Faint, par exemple, est un groupe qui fait remarquablement l’unanimité auprès de tous ceux qui s’intéressent à la scène du rock électronique : simples fans et musiciens s’entendent pour louer ou citer en exemple le travail du quartette américain. Pourtant, il très rare d’en entendre dans un club (sauf à Blackout bien entendu…), sans même parler d’une diffusion radio quasi inexistante : même sur les ondes « alternatives » ou universitaires, The Faint souffre énormément de l’omniprésence du indie rock ou de la récente invasion électronique australienne. Ne vous méprenez-pas, on aime beaucoup ! Mais sans The Faint pour paver la voie aussi tôt qu’en 1999 (Blank-Wave Arcade), nous n’aurions peut-être pas les Presets aujourd’hui.
Il n’est donc pas étonnant que la sortie d’un nouvel album du groupe soit un évènement musical digne d’intérêt. Paru le mois dernier, Fasciinatiion (2008) est techniquement le cinquième album du groupe, mais le premier a tellement peu à voir avec la direction musicale caractéristique des suivants qui a fait la renommée du groupe, que nous préférons considérer Fasciinatiion comme le quatrième de facto. Musicalement, le disque poursuit dans la voie acoustique amorcée par Wet From Birth (2004) dont il est la continuation logique. La présence de basses et guitares est encore une fois notable, de même que celle de drums acoustiques sur plusieurs chansons. Exit le violoncelle toutefois, et d’avantage de synthétiseurs pour rappeler les beaux jours plus électroniques de Danse Macabre (2003) : l’ensemble donne un résultat plus équilibré et (allons-y pour le lieu commun) mature, sans perdre une once de son côté abrasif.
Voici trois chansons tirées de ce nouvel album, dont le premier single, The Geeks Were Right, excellent. Avec les souvenirs impérissables qu’a laissé leur dernier passage à la Tulipe, on a bien hâte de les voir revenir à Montréal !




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