Skip to content

Archive for December, 2008

Uncut, meanwhile back

December 30th, 2008

Georges Dimitrov

35Profitons de cette fin d’année musicalement morne pour nous replonger dans nos archives et y retrouver Uncut, un groupe torontois qui fit paraitre en 2004 un très bon album intitulé Those Who Were Hung Hang Here. Paru dans la foulée de Turn On The Bright Lights (2002) d’Interpol, l’album de Uncut y fut souvent comparé par la critique, non sans raison. On y retrouve en effet la même ambiance sombre et les mêmes rythmes hypnotiques (dont la parenté revient de toute manière à Joy Division), mais, là où Interpol sont mélancoliques, l’ensemble possède ici un côté un peu plus agressif. Cette impression est essentiellement due à une production où la batterie et les guitares sont souvent prédominantes, produisant un ensemble saturé et bruyant. Quelques chansons ressortent de l’ensemble, la plus frappante étant sans doute Understanding The New Violence, qui réussit même à se frayer un chemin jusqu’aux planchers de danse de quelques clubs rock et donna à Uncut la possibilité d’effectuer des tournées avec des groupes comme Death From Above 1979 ou Metric. Le groupe est aujourd’hui toujours en activité, mais n’a plus vraiment fait parler de lui depuis malgré la parution d’un deuxième album en 2006 (Modern Currencies).

We Are Coconut

December 15th, 2008

Georges Dimitrov

wawNous savons maintenant que le troisième extrait de l’album Total Magique (2007), du groupe montréalais We Are Wolves, sera la chanson Coconut Night. La vidéo en est en effet disponible depuis quelques jours sur le web et nous vous invitons à y jeter un coup d’œil au www.vimeo.com/250678054. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, We Are Wolves proposent un mélange musical alliant rock, électronique et punk au sein de chansons explosives. Récipiendaire de nombreux prix locaux, le trio impressionne surtout en concert et ses récentes tournées américaines et européennes lui ont permis d’amasser une reconnaissance publique toujours grandissante.

Coconut Night se décline en deux versions différant essentiellement dans leur tempo, l’une présente sur l’album et l’autre, fréquemment jouée en concert, disponible sur la face B du 7″ de Fight & Kiss . Entre le côté plus sombre et pesant de la version lente et le côté plus énergique de la version rapide, notre cœur penche pour la première que nous vous présentons ici, et qui est d’ailleurs utilisée dans le clip. Il est intéressant de noter que Coconut Night se distingue du travail habituel de We Are Wolves par la place prépondérante accordée à la guitare, instrument qui est normalement absent de la production. Le résultat est plus rock et plus brut… pour le meilleur! Vous pouvez également écouter et télécharger Magique, pièce titre en quelque sorte et qui fut la première de l’album à faire l’objet d’un vidéoclip. Enfin, comme pour Jeans Team le mois dernier, nous vous joignons un remix “maison” d’une chanson tirée de leur premier album (Non stop je te plie en deux, 2005) intitulée Moi, Rythme magique.

Pour plus d’informations :
www.wearewolves.net et www.fadetogreymusic.com.

Et gratte, gratte, sur ton synthétiseur…

December 11th, 2008

Georges Dimitrov

zerolifeSi vous êtes comme nous déçus du dernier effort de Dandi Wind, ou désespérés des exercices de copier/coller plagiaires de Crystal Castles (dont le disque est déjà tellement passé date qu’il est même interdit de mise en ondes dans les boutiques branchées…), vous pouvez vous rabbatre sur un autre groupe électro-noise expérimental, Kap Bambino. Il s’agit d’un duo français venant de Toulouse et proposant depuis 2003 une formule essentiellement identique (et déjà vue) où lui fait des bidouillages électroniques à base de synthétiseurs distortionnés et rythmes frénétiques, tandis qu’elle hurle des paroles le plus souvent incompréhensibles. Le résultat musical, se cherchant encore quelque peu sur leurs premiers EPs, prend force et assurance sur leur dernière parution, Zero Life Night Vision (2007). Les chansons sont plus énergiques, dansantes tout en conservant un son brut, et le résultat s’avère convaincant et digne de recommendation malgré quelques inégalités. En voici deux extraits, New Breath (la plus connue du disque) et Took Life.

Le continent noir de Wall Of Voodoo

December 1st, 2008

Zoé Starchild

wall-o1La new wave a parfois engendré de bien étranges enfants… La perception de l’œuvre de Wall Of Voodoo se limite ainsi généralement à la célèbre Mexican Radio, chanson à succès qui apparait régulièrement sur les compilations dédiées aux années 1980. Contrairement à la grande majorité des artistes new wave de l’époque, les membres de Wall Of Voodoo ne sont pas britanniques mais bien américains. Leur carrière fut courte et particulièrement chaotique, marquée par les problèmes relationnels et l’abus de substances illicites. De ce fait la musique, particulièrement éclectique et à mille lieues de la pop commerciale, ne quitta jamais réellement les milieux de l’underground… pour le plus grand bonheur des amateurs de curiosités dont nous faisons évidemment partie.

Fondé à Los Angeles à la toute fin des années 1970, le groupe lança un premier EP en 1980, enregistrement éponyme remarqué pour son cover iconoclaste du fameux Ring of Fire de Johnny Cash. Sous la plume de Wall Of Voodoo, ce standard du country se transformait en effet en une mélopée gothique et atmosphérique, noyée sous une pluie glacée de synthétiseurs lugubres et surplombée par la voix sépulcrale du chanteur Stan Ridgway.

Le premier album complet du groupe, le bien nommé Dark Continent, vit le jour l’année suivante. Écouter ce disque aujourd’hui, c’est redécouvrir une new wave qui n’a pas vieilli d’une ride. Débarrassé de tous les oripeaux ringards qui, si souvent, font sonner les enregistrements de cette époque comme horriblement datés, le son de Wall Of Voodoo se révèle tout particulier, fondamentalement audacieux et original. Malgré la présence indéniable de composantes classiques de la new wave telles qu’une basse hypnotique ou une batterie robotiquement rythmée, cette musique possède un je-ne-sais-quoi d’étrange et d’iconoclaste. L’utilisation expressive des possibilités du synthétiseur force l’admiration, tout comme la théâtralité extrême de l’instrumentation et du traitement de la voix, toujours résolument du côté dark.

Après la parution de leur deuxième album Call of the West (1983), qui incluait leur plus grand succès radiophonique Mexican Radio, le groupe alterna séparations et enregistrements impromptus qui ne trouvèrent jamais réellement leur public. Pour l’amateur d’aujourd’hui, l’exhumation de la musique Wall Of Voodoo constitue un plaisir étrange et particulièrement enthousiasmant. En voici donc une petite sélection, principalement tirée de l’excellent Dark Continent.

Wp Plugin by capn3m0