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Archive for August, 2009

Swing Power

August 31st, 2009

Georges Dimitrov

UrbanOutfitters300Tout d’abord, nous vous annonçons que l’équipe de BlackoutMusique.com est invitée samedi prochain à la boutique Urban Outfitters sur la rue Saint-Denis, à Montréal. Nous y assurerons l’ambiance musicale de 14h à 17h, et vous invitons à venir faire un tour et magasiner sur vos tubes underground préférés.

Ensuite, en musique, permettez-nous de vous présenter aujourd’hui un groupe que nous avons découvert cet été en première partie du concert des New York Dolls. Difficile contrat évidemment que d’ouvrir pour un tel groupe à la stature légendaire, mais Black Joe Lewis & The Honeybears ont relevé le défi avec panache, à coups de riffs et de rock’n'roll : une performance hautement énergique culminant avec l’apparition de Sylvain Sylvain lui-même en guest star sur une de leurs chansons.

blackjoe2L’histoire de Black Joe Lewis est à l’image de sa musique, All-American. En 2007 encore, il travaille dans un pawn-shop au Texas, grattant quelques vielles guitares disponibles à temps perdu. Et d’un bar open-mic à l’autre, puis d’un festival à l’autre, il devient l’étoile montante de la musique soul américaine, et publie un premier album cette année. Ayant aussi bien assimilé ses classiques (Little Richard est une référence évidente) que certaines influences plus récentes (un son garage plus sale à la Gories) Tell’ em What Your Name Is! nous offre dix chansons du plus pur rythm’n'blues. Les Honeybears fournissent en outre un talentueux support musical de circonstance, cuivres à l’appui. Un seul bémol, adressé à la compagnie de disques : si vous mettez en vente des vinyles avec une option de téléchargement numérique, au moins assurez-vous que l’offre est valide au Canada… Nous vous laissons ensoleiller votre journée avec deux extraits de l’album, Big Booty Woman et Boogie.

Starter aux quatre vents

August 20th, 2009

Georges Dimitrov / Zoé Starchild

R-697964-1148987588Pour vous annoncer la quatrième édition de notre soirée mensuelle Cold War Nightlife, faisons un détour par la Suisse pour vous présenter un grand favori de notre plancher de danse : Starter. En activité sporadique tout au long des années 1980, la formation nous livre une production particulièrement hétéroclite, inégale mais sympathique. L’intégralité de leurs nombreux 12″ dispersés a fait l’objet d’un recueil en 2004, inaugurant une deuxième vie pour leur “œuvre” jusqu’ici plutôt confidentielle.

Le premier classique de Starter demeure sans contredit Minijupe, une chanson synthétique à l’instrumentation très minimale mais très pop : une énergie hautement dansante conjuguée à des paroles plutôt absurdes (Je m’en vais au pays des rêves / Un petit chien à la main) et chantées de façon souvent décalée. Les deux autres chansons que nous vous proposons sont en anglais, l’accent du chanteur se révélant d’ailleurs fort pittoresque. Part Of You, d’abord, est plus sombre de ton, avec une énergie quasi épileptique qui renvoie ici au punk. Coups de guitare secs, rythmes hachés et chant halluciné sont au rendez-vous. Avec son décompte en russe en ouverture, ses rythmes sautillants et ses bruitages absurdes, Lunapark lorgne quant à elle davantage vers un style déjanté et loufoque que ne renierait pas Devo.

Si vous êtes comme nous conquis, vous pouvez trouver le CD-R complet sur le blogue Systems Of Romance.

Cold War Nightlife
Dimanche 23 août à partir de 21h30 au Salon Officiel (351 Roy à Montréal).
Aux platines : DJ Starchild, DJ Transmission + Xavier Paradis (Automelodi).

Synthétiseurs sans signalement

August 10th, 2009

Georges Dimitrov

l_fc90708098a1b114297aca115cf55d95La new wave francophone du début des années 1980 oscille souvent entre froideur et pop, à l’image de Moderne, groupe important du mouvement. Formée à Tours en 1979, la formation publiera successivement deux albums :  un éponyme d’abord et L’Espionne aimait la musique ensuite, respectivement sortis en 1980 et 1981. Des deux parutions, nous vous recommandons essentiellement la première : des sonorités et  compositions plus minimales ainsi que des mélodies plus touchantes parsèment cet opus alors que le deuxième s’embourbe souvent dans des arrangements plus mièvres malgré quelques perles (Switch On Bach, ou la très Jacno Eldorado).

Le choix de trois chansons à vous proposer s’avère ici une tâche assez ardue, Moderne étant un disque d’une rare constance. Pas de hits survoltés ici, mais des pièces écrites avec talent, empreintes d’une grande nostalgie. Des textes poétiques (À la recherche des dernières capitales / Pour s’offrir à leurs caresses de métal) et une production électronique impeccable (l’album fut enregistré dans les mêmes studios que Man Machine de Kraftwerk) sont au service de la douce voix de Thierry Teyssou qui nous emporte de piste en piste. Contrairement à plusieurs de leurs compatriotes contemporains auto-produits dans des conditions sub-optimales, la qualité vocale ne semble heureusement pas être ici en option, tant au niveau de l’enregistrement que de l’interprétation. Voici donc Électronique, Vers l’est et Rock’N'Roll Star pour le plaisir de vos oreilles. Pour les fans, Minimal Wave vient tout juste de publier une réédition des deux albums en vinyle, disponibles en commande limitée sur leur excellent site que nous vous invitons à visiter.

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