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	<title>BlackoutMusique.com &#187; Zoé Starchild</title>
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	<description>Blackout est un blogue rock underground en français, autant dédié à la promotion de la musique émérgente qu&#039;à la redécouverte d&#039;artistes du passé, parfois établis, parfois oubliés, toujours singuliers.</description>
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		<title>BlackoutMusique.com &#187; Zoé Starchild</title>
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	<itunes:summary>Un blogue Rock, Punk, Glam, New Wave et Électronique en Français!</itunes:summary>
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	<itunes:author>BlackoutMusique.com</itunes:author>
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		<title>Synth-glam pour les &#8220;nuls&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 20:23:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/Null-and-Void-front.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-567" title="Null and Void-front" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/Null-and-Void-front.jpg" alt="" width="250" height="250" /></a>Nous vous présentons aujourd&#8217;hui, chers lecteurs, une nouvelle curiosité mais aussi un véritable coup de cœur : derrière l&#8217;expression <strong>Null And Void</strong>, que l&#8217;on peut traduire par &#8220;caduc&#8221;, voire &#8220;nul et non advenu&#8221; (!), se cache une obscure formation californienne du tout début des années 1980. Et le terme d&#8217;&#8221;obscur&#8221; prend tout son sens lorsqu&#8217;internet, pourtant généralement si prolixe, se retrouve quasi muet face à un groupe que nous avons découvert grâce aux indispensables compilations <strong>Flexipop</strong>. Selon <strong>Discogs</strong>, au tableau d&#8217;honneur de <strong>Null And Void</strong> s&#8217;inscriraient trois albums produits entre 1980 et 1983 : <em>Happiness And Contempt</em>, <em>Montage Morte</em> et finalement un éponyme. Nous n&#8217;avons réussi à mettre la main que sur les deux premiers. Mais déjà, quelle matière ! D&#8217;une qualité bien supérieure à la majorité de la <em>new wave</em> lambda que nous glanons au fur et à mesure de nos recherches, la musique de <strong>Null And Void</strong> se situe aux confins du <em>post-punk</em>, du <em>glam </em>et du <em>synth-rock</em> expérimental&#8230; le tout avec autant de talent que de grains de folie.</p>
<p>Autant l&#8217;affirmer d&#8217;emblée : <em>Happiness And Contempt </em>et <em>Montage Morte</em>, ce sont de joyeux bordels musicaux. Véritable patchwork d&#8217;influences diverses, le son de <strong>Null And Void</strong> fait immédiatement naître à notre esprit une pléthore de noms&#8230; et pas des moindres. Pour la touche expérimentale, le groupe n&#8217;hésite pas à proposer de nombreux morceaux instrumentaux (ou quasi). Ainsi, à l&#8217;écoute de pistes comme <em>Japanese Forest MM</em> et ses lignes de synthé languissantes, impossible de ne pas évoquer <strong>Visage </strong>ou le <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/david-bowie/">Bowie </a></strong>de <em>Low-Heroes-Lodger</em>. Appréciez ainsi les ambiances glaciales et le texte gothico-abscons d&#8217;<em>Un sédatif ce soir</em>. L&#8217;attitude punk un brin précieuse, mâtinée d&#8217;instrumentation électro, renvoie quant à elle à <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/magazine/">Magazine </a></strong>ou à un tout jeune <strong>Gary Numan</strong>, alors sous la houlette de son groupe <strong>Tubeway Army</strong>. Nos choix <em>All The Old Humans</em> et <em>Revlon/Good Buy</em> en sont des exemples parlants. À noter également dans le premier titre, les chœurs légèrement faux &#8211; déjà abondamment pratiqués par <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/brian-eno/">Brian Eno</a></strong> sur <em>Here Come The Warm Jets</em> (1974). Mais il ne faut pas non plus oublier le <em>glam </em>bien théâtral, façon opéra rock à la <em>Rocky Horror Picture Show</em> (<em>A Party Filled with Thieves</em>) ainsi que l&#8217;orgue déchaîné &#8220;horreur de série B&#8221; type <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/damned-the/">Damned </a></strong>ou <strong>Cramps</strong>, que l&#8217;on retrouve dans des titres comme <em>Dogs Of Christ</em>.</p>
<p>Bref, un menu trrrrès chargé, mais bien digeste. Cette étrange musique a si peu vieilli que les titres plus pop, tels <em>The Motorcycle Song</em>, semblent parfois même avoir été composés au tournant des années 2000.  Ainsi, si le groupe n&#8217;était pas si profondément <em>underground</em>, plusieurs acteurs du fameux &#8220;retour&#8221; du<em> dance-rock eigthies</em> pourraient allégrement être accusés de plagiat. L&#8217;original étant toujours supérieur à la copie, faites comme nous, achetez <em>vintage </em>et découvrez vite <strong>Null And Void</strong> !</p>
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		<itunes:summary>Nous vous présentons aujourd'hui, chers lecteurs, une nouvelle curiosité mais aussi un véritable coup de cœur : derrière l'expression Null And Void, que l'on peut traduire par "caduc", voire "nul et non advenu" (!), se cache une obscure formation californienne du tout début des années 1980. Et le terme d'"obscur" prend tout son sens lorsqu'internet, pourtant généralement si prolixe, se retrouve quasi muet face à un groupe que nous avons découvert grâce aux indispensables compilations Flexipop. Selon Discogs, au tableau d'honneur de Null And Void s'inscriraient trois albums produits entre 1980 et 1983 : Happiness And Contempt, Montage Morte et finalement un éponyme. Nous n'avons réussi à mettre la main que sur les deux premiers. Mais déjà, quelle matière ! D'une qualité bien supérieure à la majorité de la new wave lambda que nous glanons au fur et à mesure de nos recherches, la musique de Null And Void se situe aux confins du post-punk, du glam et du synth-rock expérimental... le tout avec autant de talent que de grains de folie.

Autant l'affirmer d'emblée : Happiness And Contempt et Montage Morte, ce sont de joyeux bordels musicaux. Véritable patchwork d'influences diverses, le son de Null And Void fait immédiatement naître à notre esprit une pléthore de noms... et pas des moindres. Pour la touche expérimentale, le groupe n'hésite pas à proposer de nombreux morceaux instrumentaux (ou quasi). Ainsi, à l'écoute de pistes comme Japanese Forest MM et ses lignes de synthé languissantes, impossible de ne pas évoquer Visage ou le Bowie de Low-Heroes-Lodger. Appréciez ainsi les ambiances glaciales et le texte gothico-abscons d'Un sédatif ce soir. L'attitude punk un brin précieuse, mâtinée d'instrumentation électro, renvoie quant à elle à Magazine ou à un tout jeune Gary Numan, alors sous la houlette de son groupe Tubeway Army. Nos choix All The Old Humans et Revlon/Good Buy en sont des exemples parlants. À noter également dans le premier titre, les chœurs légèrement faux - déjà abondamment pratiqués par Brian Eno sur Here Come The Warm Jets (1974). Mais il ne faut pas non plus oublier le glam bien théâtral, façon opéra rock à la Rocky Horror Picture Show (A Party Filled with Thieves) ainsi que l'orgue déchaîné "horreur de série B" type Damned ou Cramps, que l'on retrouve dans des titres comme Dogs Of Christ.

Bref, un menu trrrrès chargé, mais bien digeste. Cette étrange musique a si peu vieilli que les titres plus pop, tels The Motorcycle Song, semblent parfois même avoir été composés au tournant des années 2000.  Ainsi, si le groupe n'était pas si profondément underground, plusieurs acteurs du fameux "retour" du dance-rock eigthies pourraient allégrement être accusés de plagiat. L'original étant toujours supérieur à la copie, faites comme nous, achetez vintage et découvrez vite Null And Void !</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Balkans Division</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 19:42:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dobri Isak]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque l&#8217;on songe à la litanie de &#8220;satellites&#8221; ayant fait partie de l&#8217;empire élargi de l&#8217;URSS, la Yougoslavie est souvent oubliée. Et pour cause&#8230; ce pays socialiste, fondé au sortir de la Seconde Guerre mondiale, connut un destin bien à part de ses confrères polonais, tchèques ou hongrois. En Yougoslavie, l&#8217;homme fort du pouvoir se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/dobri-isak_velika.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-555" title="dobri isak_velika" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/dobri-isak_velika.jpg" alt="" width="250" /></a>Lorsque l&#8217;on songe à la litanie de &#8220;satellites&#8221; ayant fait partie de l&#8217;empire élargi de l&#8217;URSS, la Yougoslavie est souvent oubliée. Et pour cause&#8230; ce pays socialiste, fondé au sortir de la Seconde Guerre mondiale, connut un destin bien à part de ses confrères polonais, tchèques ou hongrois. En Yougoslavie, l&#8217;homme fort du pouvoir se nommait Tito : un autocrate qui, après avoir &#8220;libéré&#8221; seul son pays (c&#8217;est-à-dire sans l&#8217;aide de l&#8217;armée rouge), allait régner seul près de quarante ans. Après avoir initialement aligné son gouvernement sur le modèle moscovite, Tito allait bien vite rompre définitivement avec Staline pour mieux créer un type d&#8217;état inédit, la seule dictature communiste &#8220;indépendante&#8221; de toute l&#8217;Europe ! Véritable patchwork de cultures différentes, la Yougoslavie de l&#8217;époque se résume bien par cette phrase éloquente de son chef : &#8220;La Yougoslavie a six républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul Parti&#8221;. Et comme cela se passe souvent dans les Balkans, ce patchwork s&#8217;est révélé une véritable poudrière. À la mort de Tito en 1980, il n&#8217;y avait plus personne pour unifier tous les peuples qui donnèrent libre cours à leur nationalisme. La montée en force et influence de la République de Serbie a d&#8217;ailleurs donné lieu en 1994 à la terrible guerre que l&#8217;on sait&#8230;</p>
<p>Cette longue intro historique pour bien vous planter le décor de notre sujet du jour : dans la série &#8220;<em>new wave</em> autour du monde&#8221;, voici maintenant la musique obscure de <strong>Dobri Isak</strong>. Le groupe, d&#8217;allégeance serbe, est fondé en 1983 et ne compte qu&#8217;un unique album à son actif, <em>Mi plačemo iza tamnih naočara </em>(1986). Ce titre mystérieux à nos oreilles, pouvant se traduire librement par &#8220;Nous pleurons derrière nos lunettes noires&#8221;, vous donnera rapidement une bonne idée du son proposé par le groupe. Sans grande surprise, nous avons affaire à un <em>post-punk</em> aux influences gothiques très marquées. Exit la fureur de vivre, bonjour les rythmes lancinants, les percussions tribales et les voix sépulcrales. Les membres de <strong>Dobri Isak</strong> ont visiblement écouté beaucoup de <strong>Joy Division </strong>et de <strong>The Cure</strong> première période. En cela, ils étaient bien de leur époque, mais compte tenu de leur <em>background </em>particulier, ils avaient aussi bien du toupet et de l&#8217;originalité. Édité à seulement 100 copies à l&#8217;époque, leur disque avait fait grand bruit. Et au-delà de la curiosité, il vaut vraiment la peine d&#8217;être redécouvert aujourd&#8217;hui. En voici trois extraits : face à la chanson-titre assez pop, les deux autres, avec leur son brut et &#8220;sale&#8221;, nous évoquent un <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/siglo-xx/">Siglo XX</a></strong> venu de l&#8217;est.</p>
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		<itunes:summary>Lorsque l'on songe à la litanie de "satellites" ayant fait partie de l'empire élargi de l'URSS, la Yougoslavie est souvent oubliée. Et pour cause... ce pays socialiste, fondé au sortir de la Seconde Guerre mondiale, connut un destin bien à part de ses confrères polonais, tchèques ou hongrois. En Yougoslavie, l'homme fort du pouvoir se nommait Tito : un autocrate qui, après avoir "libéré" seul son pays (c'est-à-dire sans l'aide de l'armée rouge), allait régner seul près de quarante ans. Après avoir initialement aligné son gouvernement sur le modèle moscovite, Tito allait bien vite rompre définitivement avec Staline pour mieux créer un type d'état inédit, la seule dictature communiste "indépendante" de toute l'Europe ! Véritable patchwork de cultures différentes, la Yougoslavie de l'époque se résume bien par cette phrase éloquente de son chef : "La Yougoslavie a six républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul Parti". Et comme cela se passe souvent dans les Balkans, ce patchwork s'est révélé une véritable poudrière. À la mort de Tito en 1980, il n'y avait plus personne pour unifier tous les peuples qui donnèrent libre cours à leur nationalisme. La montée en force et influence de la République de Serbie a d'ailleurs donné lieu en 1994 à la terrible guerre que l'on sait...

Cette longue intro historique pour bien vous planter le décor de notre sujet du jour : dans la série "new wave autour du monde", voici maintenant la musique obscure de Dobri Isak. Le groupe, d'allégeance serbe, est fondé en 1983 et ne compte qu'un unique album à son actif, Mi plačemo iza tamnih naočara (1986). Ce titre mystérieux à nos oreilles, pouvant se traduire librement par "Nous pleurons derrière nos lunettes noires", vous donnera rapidement une bonne idée du son proposé par le groupe. Sans grande surprise, nous avons affaire à un post-punk aux influences gothiques très marquées. Exit la fureur de vivre, bonjour les rythmes lancinants, les percussions tribales et les voix sépulcrales. Les membres de Dobri Isak ont visiblement écouté beaucoup de Joy Division et de The Cure première période. En cela, ils étaient bien de leur époque, mais compte tenu de leur background particulier, ils avaient aussi bien du toupet et de l'originalité. Édité à seulement 100 copies à l'époque, leur disque avait fait grand bruit. Et au-delà de la curiosité, il vaut vraiment la peine d'être redécouvert aujourd'hui. En voici trois extraits : face à la chanson-titre assez pop, les deux autres, avec leur son brut et "sale", nous évoquent un Siglo XX venu de l'est.</itunes:summary>
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		<title>Harmonies fantômes</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 22:35:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[stellastarr*]]></category>

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		<description><![CDATA[Un petit retour vers 2005 aujourd&#8217;hui, une époque pas si lointaine où le rock à tendance eighties faisait son énième &#8220;grand retour&#8221;. Nous découvrions alors stellastarr* (l&#8217;étoile fait partie intégrante du nom), un quatuor de New York qui, contrairement à ses compatriotes Strokes, ne faisait pas dans le rock garage mais plutôt dans la new-new-wave [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/album-harmonies-for-the-haunted.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-540" title="album-harmonies-for-the-haunted" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/album-harmonies-for-the-haunted.jpg" alt="" width="250" height="250" /></a>Un petit retour vers 2005 aujourd&#8217;hui, une époque pas si lointaine où le rock à tendance <em>eighties </em>faisait son énième &#8220;grand retour&#8221;. Nous découvrions alors<strong> stellastarr* </strong>(l&#8217;étoile fait partie intégrante du nom), un quatuor de New York qui, contrairement à ses compatriotes <strong>Strokes</strong>, ne faisait pas dans le rock garage mais plutôt dans la <em>new-new-wave </em>mélodique. Formé en 2000, le groupe avait déjà fait paraître un premier effort éponyme en 2003. <em>Harmonies For The Haunted</em> (2005) eut davantage de résonance et permit au groupe de tourner avec les gloires plus ou moins éphémères du moment (<strong>Editors</strong>, <strong>The Killers</strong>). Fort de ses influences, <strong>stellastarr*</strong> risquait fort de devenir la saveur du mois&#8230; ce qu&#8217;il fut malheureusement. Après quatre ans de silence, le troisième album de la formation, <em>Civilized </em>(2009), connut un succès plutôt limité.</p>
<p>Si <em>Harmonies For The Haunted</em> est bien trop inégal pour être un chef-d&#8217;œuvre, il possède cependant un charme certain. L&#8217;évanescence fantomatique de sa pochette et son titre très XIXe siècle introduisent une dimension poétique plutôt originale à la musique de <strong>stellastarr*</strong>. Car si quelques pièces de l&#8217;album penchent définitivement vers le rock, la majorité de ses ambiances distille une nostalgie romantique qui n&#8217;est pas sans rappeler les meilleurs moments d&#8217;<strong>Echo And The Bunnymen</strong> ou d&#8217;<strong>A Flock Of Seagulls</strong>. L&#8217;influence de ce dernier groupe se faisait d&#8217;ailleurs sentir jusque dans la coupe de cheveux du chanteur (!) et ses envolées vocales gothico-<em>kitsch</em>, très théâtrales. Les pièces <em>Lost In Time</em> et <em>Love And Longing</em>, avec leurs paroles bien chargées en sémantique (la pluie, la nuit, le rêve, le temps&#8230;) sont particulièrement représentatives du côté planant et lyrique de <strong>stellastarr*</strong>. Le <em>single Sweet Troubled Soul</em>, quant à lui, propose une ligne de guitare rentre-dedans assez irrésistible, assortie de <em>lyrics </em>à propos d&#8217;une &#8220;<em>summer child all dressed</em> <em>in black</em>&#8220;. Ne vous avait-on pas dit gothique ET romantique ?</p>
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		<itunes:subtitle>Un petit retour vers 2005 aujourd'hui, une époque pas si lointaine où le rock à tendance eighties faisait son énième "grand retour". Nous découvrions alors ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Un petit retour vers 2005 aujourd'hui, une époque pas si lointaine où le rock à tendance eighties faisait son énième "grand retour". Nous découvrions alors stellastarr* (l'étoile fait partie intégrante du nom), un quatuor de New York qui, contrairement à ses compatriotes Strokes, ne faisait pas dans le rock garage mais plutôt dans la new-new-wave mélodique. Formé en 2000, le groupe avait déjà fait paraître un premier effort éponyme en 2003. Harmonies For The Haunted (2005) eut davantage de résonance et permit au groupe de tourner avec les gloires plus ou moins éphémères du moment (Editors, The Killers). Fort de ses influences, stellastarr* risquait fort de devenir la saveur du mois... ce qu'il fut malheureusement. Après quatre ans de silence, le troisième album de la formation, Civilized (2009), connut un succès plutôt limité.

Si Harmonies For The Haunted est bien trop inégal pour être un chef-d'œuvre, il possède cependant un charme certain. L'évanescence fantomatique de sa pochette et son titre très XIXe siècle introduisent une dimension poétique plutôt originale à la musique de stellastarr*. Car si quelques pièces de l'album penchent définitivement vers le rock, la majorité de ses ambiances distille une nostalgie romantique qui n'est pas sans rappeler les meilleurs moments d'Echo And The Bunnymen ou d'A Flock Of Seagulls. L'influence de ce dernier groupe se faisait d'ailleurs sentir jusque dans la coupe de cheveux du chanteur (!) et ses envolées vocales gothico-kitsch, très théâtrales. Les pièces Lost In Time et Love And Longing, avec leurs paroles bien chargées en sémantique (la pluie, la nuit, le rêve, le temps...) sont particulièrement représentatives du côté planant et lyrique de stellastarr*. Le single Sweet Troubled Soul, quant à lui, propose une ligne de guitare rentre-dedans assez irrésistible, assortie de lyrics à propos d'une "summer child all dressed in black". Ne vous avait-on pas dit gothique ET romantique ?</itunes:summary>
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		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>B-Sides For The Masses</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 19:40:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Depeche Mode]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour les véritables fans d&#8217;un groupe, chaque rareté, curiosité ou exclusivité représente toujours une aubaine&#8230; et Dieu seul sait combien de fans hardcore compte Depeche Mode. Depuis ses débuts, la légende new wave ne ménage pas ses admirateurs en multipliant collections d&#8217;inédits, rééditions spéciales, enregistrements live perdus ou retrouvés : des petits bijoux qui ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/DMSB1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-528" title="DMSB1" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/DMSB1.jpg" alt="" width="250" /></a>Pour les véritables <em>fans </em>d&#8217;un groupe, chaque rareté, curiosité ou exclusivité représente toujours une aubaine&#8230; et Dieu seul sait combien de <em>fans hardcore </em>compte <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/depeche-mode/">Depeche Mode</a></strong>. Depuis ses débuts, la légende <em>new wave</em> ne ménage pas ses admirateurs en multipliant collections d&#8217;inédits, rééditions spéciales, enregistrements <em>live </em>perdus ou retrouvés : des petits bijoux qui ne ménagent ni la patience du chercheur passionné, ni son portefeuille ! Si parfois ces &#8220;primeurs&#8221; n&#8217;apportent rien de bien essentiel à une œuvre déjà archi-connue, on peut toutefois y dénicher quelques pépites. Ainsi les <em>b-sides</em> de ce que l&#8217;on pourrait nommer la &#8220;première période&#8221; du groupe, celle d&#8217;avant la déferlante commerciale de <em>Music For The Masses </em>(1987).</p>
<p>Au début des années 1990, <strong>Depeche Mode</strong> et Mute Records ont eu l&#8217;excellente idée de rééditer tous les <em>singles </em>du groupe depuis <em>Speak &amp; Spell </em>(1981) jusqu&#8217;à <em>Black Celebration</em> (1986) en trois magnifiques coffrets au design ultra minimal. Chaque chanson est présentée de façon autonome comme à la grande époque du 45 tours, avec pochette d&#8217;origine et bien entendu (et c&#8217;est le plus intéressant) <em>b-sides</em> et autres <em>remixes </em>: des titres inédits et généralement très peu connus qui oscillent entre l&#8217;anecdotique et le franchement enthousiasmant. Nous avons choisi de vous en présenter trois aujourd&#8217;hui. Le premier, <em>Ice Machine</em>, est l&#8217;unique <em>b-side </em>de <em>Dreaming Of Me</em>, single initial du groupe. Cette mélopée littéralement glacée, avec ses rythmes crépusculaires et ses entêtants arpèges de notes hypnotiques, est un exemple de <em>cold/minimal wave</em> pur jus &#8211; et l&#8217;une de nos préférées sur les planchers de danse. Beaucoup plus pop, <em>(Set Me Free) Remotivate Me</em> et <em>Flexible</em>, sont tout aussi accrocheuses et dansantes &#8211; et bien plus kitsch &#8211; que leur <em>a-sides</em> respectives (<em>Master And Servant</em> et <em>Shake The Disease</em>).</p>
<p>Les trois <em>Box Set</em> originaux des <em>singles </em>de <strong>Depeche Mode</strong> sont aujourd&#8217;hui épuisés, mais ont toutefois été réédités et agrémentés de trois autres volumes couvrant les extraits des albums suivants jusqu&#8217;à <em>Exciter </em>(2001). Puissent-ils vous permettre de revisiter quelque peu une œuvre énorme qui, malheureusement, se limite bien trop souvent à une poignée de classiques entendus parfois jusqu&#8217;à la nausée&#8230;</p>
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		<itunes:summary>Pour les véritables fans d'un groupe, chaque rareté, curiosité ou exclusivité représente toujours une aubaine... et Dieu seul sait combien de fans hardcore compte Depeche Mode. Depuis ses débuts, la légende new wave ne ménage pas ses admirateurs en multipliant collections d'inédits, rééditions spéciales, enregistrements live perdus ou retrouvés : des petits bijoux qui ne ménagent ni la patience du chercheur passionné, ni son portefeuille ! Si parfois ces "primeurs" n'apportent rien de bien essentiel à une œuvre déjà archi-connue, on peut toutefois y dénicher quelques pépites. Ainsi les b-sides de ce que l'on pourrait nommer la "première période" du groupe, celle d'avant la déferlante commerciale de Music For The Masses (1987).

Au début des années 1990, Depeche Mode et Mute Records ont eu l'excellente idée de rééditer tous les singles du groupe depuis Speak &#38; Spell (1981) jusqu'à Black Celebration (1986) en trois magnifiques coffrets au design ultra minimal. Chaque chanson est présentée de façon autonome comme à la grande époque du 45 tours, avec pochette d'origine et bien entendu (et c'est le plus intéressant) b-sides et autres remixes : des titres inédits et généralement très peu connus qui oscillent entre l'anecdotique et le franchement enthousiasmant. Nous avons choisi de vous en présenter trois aujourd'hui. Le premier, Ice Machine, est l'unique b-side de Dreaming Of Me, single initial du groupe. Cette mélopée littéralement glacée, avec ses rythmes crépusculaires et ses entêtants arpèges de notes hypnotiques, est un exemple de cold/minimal wave pur jus - et l'une de nos préférées sur les planchers de danse. Beaucoup plus pop, (Set Me Free) Remotivate Me et Flexible, sont tout aussi accrocheuses et dansantes - et bien plus kitsch - que leur a-sides respectives (Master And Servant et Shake The Disease).

Les trois Box Set originaux des singles de Depeche Mode sont aujourd'hui épuisés, mais ont toutefois été réédités et agrémentés de trois autres volumes couvrant les extraits des albums suivants jusqu'à Exciter (2001). Puissent-ils vous permettre de revisiter quelque peu une œuvre énorme qui, malheureusement, se limite bien trop souvent à une poignée de classiques entendus parfois jusqu'à la nausée...</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Retour vers le futur</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 23:58:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Electric Light Orchestra]]></category>

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		<description><![CDATA[Fouillons aujourd&#8217;hui dans nos vieilleries pour exhumer l&#8217;un de nos classiques, sinon NOTRE classique, qui nous accompagne sans relâche depuis plus de dix ans : j&#8217;ai nommé Time d&#8217;Electric Light Orchestra. Paru en 1981, le dixième album du super-groupe britannique mené par l&#8217;homme-orchestre Jeff Lynne est une très ambitieuse œuvre de science-fiction, un fantasme synthétique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/time.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-520" title="time" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/time.jpg" alt="" width="250" /></a>Fouillons aujourd&#8217;hui dans nos vieilleries pour exhumer l&#8217;un de nos classiques, sinon NOTRE classique, qui nous accompagne sans relâche depuis plus de dix ans : j&#8217;ai nommé <em>Time </em>d&#8217;<strong>Electric Light Orchestra</strong>. Paru en 1981, le dixième album du super-groupe britannique mené par l&#8217;homme-orchestre Jeff Lynne est une très ambitieuse œuvre de science-fiction, un fantasme synthétique autour de l&#8217;année 2095. Après des débuts marqués au sceau du rock progressif puis un triomphe disco à la fin des <em>seventies</em>, Lynne succombait désormais aux rutilants attraits des claviers : <em>Time </em>l&#8217;album-concept fut un succès commercial &#8211; malheureusement le dernier pour le groupe, qui périclita dans les années 1980.</p>
<p>Avec sa pochette bien datée et ses abus volontaires de synthétiseurs sucrés, <em>Time </em>a objectivement un peu vieilli&#8230; Mais heureusement, sous les couleurs de l&#8217;enrobage demeurent les indéniables qualités mélodiques des compositions de Lynne. Saturé d&#8217;effets sonores, de bruits de machines et de voix robotiques, l&#8217;album est une odyssée à la gloire de l&#8217;amour dans les temps futurs. Encadrées comme il se doit par un <em>Prologue </em>et un <em>Epilogue</em>, onze chansons nous proposent toutes les humeurs : élans romantiques façon <em>crooner </em>(<em>The Way Life&#8217;s Meant To Be</em>, <em>Rain Is Falling</em>), plages atmosphériques (<em>Another Heart Breaks</em>), mais surtout <em>pop songs</em> futuristes bien entraînantes se retrouvent au menu.</p>
<p>Années 1980 ou pas, <strong>Electric Light Orchestra</strong> (ou <strong>ELO </strong>pour les intimes) a hérité de sa grande époque progressive un goût certain pour la luxuriance. <em>Time </em>fait ainsi le plein d&#8217;arrangements musicaux extrêmement chargés, souvent (il faut bien le dire !) d&#8217;un kitsch consommé, mais toujours hautement inventifs. Des envolées <em>glam </em>de <em>Yours Truly, 2095</em> à l&#8217;obsédant <em>riff </em>de synthé de <em>Here Is The News</em>, nos trois sélections ci-dessous font amplement le plein de sonorités &#8220;spatiales&#8221;. Notez également une curiosité piquante, le refrain de <em>Hold On Tight</em> (le <em>hit </em>de l&#8217;époque), qui se décline&#8230; en français ! &#8220;Accroche-toi à ton rêve&#8221; nous suggère Jeff Lynne, et succombez au charme de <em>Time</em> !</p>
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		<itunes:subtitle>Fouillons aujourd'hui dans nos vieilleries pour exhumer l'un de nos classiques, sinon NOTRE classique, qui nous accompagne sans relâche depuis plus de dix ans : ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Fouillons aujourd'hui dans nos vieilleries pour exhumer l'un de nos classiques, sinon NOTRE classique, qui nous accompagne sans relâche depuis plus de dix ans : j'ai nommé Time d'Electric Light Orchestra. Paru en 1981, le dixième album du super-groupe britannique mené par l'homme-orchestre Jeff Lynne est une très ambitieuse œuvre de science-fiction, un fantasme synthétique autour de l'année 2095. Après des débuts marqués au sceau du rock progressif puis un triomphe disco à la fin des seventies, Lynne succombait désormais aux rutilants attraits des claviers : Time l'album-concept fut un succès commercial - malheureusement le dernier pour le groupe, qui périclita dans les années 1980.

Avec sa pochette bien datée et ses abus volontaires de synthétiseurs sucrés, Time a objectivement un peu vieilli... Mais heureusement, sous les couleurs de l'enrobage demeurent les indéniables qualités mélodiques des compositions de Lynne. Saturé d'effets sonores, de bruits de machines et de voix robotiques, l'album est une odyssée à la gloire de l'amour dans les temps futurs. Encadrées comme il se doit par un Prologue et un Epilogue, onze chansons nous proposent toutes les humeurs : élans romantiques façon crooner (The Way Life's Meant To Be, Rain Is Falling), plages atmosphériques (Another Heart Breaks), mais surtout pop songs futuristes bien entraînantes se retrouvent au menu.

Années 1980 ou pas, Electric Light Orchestra (ou ELO pour les intimes) a hérité de sa grande époque progressive un goût certain pour la luxuriance. Time fait ainsi le plein d'arrangements musicaux extrêmement chargés, souvent (il faut bien le dire !) d'un kitsch consommé, mais toujours hautement inventifs. Des envolées glam de Yours Truly, 2095 à l'obsédant riff de synthé de Here Is The News, nos trois sélections ci-dessous font amplement le plein de sonorités "spatiales". Notez également une curiosité piquante, le refrain de Hold On Tight (le hit de l'époque), qui se décline... en français ! "Accroche-toi à ton rêve" nous suggère Jeff Lynne, et succombez au charme de Time !</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Rock de velours</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 23:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Grant Lee Buffalo]]></category>
		<category><![CDATA[Shudder To Think]]></category>
		<category><![CDATA[Venus in Furs (The)]]></category>
		<category><![CDATA[Wylde Ratttz]]></category>

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		<description><![CDATA[On ne présente plus Todd Haynes, l&#8217;un des réalisateurs chouchous du cinéma indépendant américain qui, en cinq films, s&#8217;est bâti une œuvre profondément originale et exigeante aux multiples influences. Son talent protéiforme ne s&#8217;épanouit cependant jamais autant que lorsqu&#8217;il parle de rock&#8217;n'roll. Impossible d&#8217;oublier le génie narratif proposé par I&#8217;m Not There (2007), où les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/velvet-goldmine-1998-05-g.jpg"><img class="size-full wp-image-502 aligncenter" title="velvet-goldmine-1998-05-g" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/velvet-goldmine-1998-05-g.jpg" alt="" width="680" /></a></p>
<p>On ne présente plus<strong> Todd Haynes</strong>, l&#8217;un des réalisateurs chouchous du cinéma indépendant américain qui, en cinq films, s&#8217;est bâti une œuvre profondément originale et exigeante aux multiples influences. Son talent protéiforme ne s&#8217;épanouit cependant jamais autant que lorsqu&#8217;il parle de rock&#8217;n'roll. Impossible d&#8217;oublier le génie narratif proposé par <em>I&#8217;m Not There</em> (2007), où les multiples incarnations de <strong>Bob Dylan</strong> se retrouvaient figurées par six acteurs différents et autant de mondes fantasmagoriques. Cependant, notre œuvre favorite demeure incontestablement l&#8217;étincelant <em>Velvet Goldmine</em>, sous-estimé a sa sortie en 1998, film-culte depuis.</p>
<p>Tirant son titre d&#8217;un<em> b-side </em>de <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/david-bowie/">David Bowie</a></strong> période <em>Ziggy Stardust</em>, le film s&#8217;attache à décrire de manière éclatée le &#8220;rise and fall&#8221; de deux stars du <em>glam rock</em>, Brian Slade (interprété par Jonathan Rhys-Meyers) et Curt Wild (Ewan McGregor). Officiellement fictives, ces figures n&#8217;en empruntent pas moins la majorité de leurs traits à <strong>Bowie </strong>et <strong>Iggy Pop</strong>. À la fois vertige narratif et délire visuel, <em>Velvet Goldmine</em> fait le portrait d&#8217;une folle époque de la vie rêvée du rock : pari totalement réussi pour le volet cinéma, mais aussi pour l&#8217;aspect musique, sur lequel nous nous penchons aujourd&#8217;hui.</p>
<p>La bande originale du film est en effet un superbe <em>patchwork</em> fidèle à l&#8217;esprit non conventionnel de <strong>Haynes.</strong> Il ne s&#8217;agit pas ici de simplement présenter un &#8220;best of&#8221; de l&#8217;ère <em>glam</em>, même si certains incontournables répondent présent : <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/brian-eno/">Brian Eno</a></strong> (<em>Needle In The Camel&#8217;s Eye</em>), <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/roxy-music/">Roxy Music</a></strong> (<em>Virginia Plain</em>), <strong>T. Rex </strong>(<em>Diamond Meadows</em>) ou <strong>Lou Reed</strong> (<em>Satellite Of Love</em>). Le grand absent ? <strong>Bowie </strong>bien sûr, qui aurait (selon la légende) refusé de prêter ses pièces afin de pouvoir les consacrer ultérieurement à un projet plus personnel. Outre ces classiques, le disque propose également reprises et compositions originales, ce qui est d&#8217;autant plus précieux. <strong>Placebo </strong>nous offre ainsi sa version de <em>20th Century Boy</em> de <strong>T. Rex</strong> et <strong>Teenage Fanclub</strong>, une autre mouture de <em>Personality Crisis</em> des <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/new-york-dolls/">New York Dolls</a></strong>. <strong>Shudder To Think, </strong><strong>Grant Lee Buffalo</strong> et <strong>Pulp </strong>s&#8217;amusent quant à eux à écrire d&#8217;irrésistibles pastiches dans le plus pur esprit <em>glam</em> (<em>Hot One</em>, <em>Ballad Of Maxwell Demon, </em><em>The Whole Shebang</em> et <em>We Are The Boys</em>).</p>
<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/velvet-goldmine.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-503" title="velvet-goldmine" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/velvet-goldmine.jpg" alt="" width="250" /></a>De plus, deux &#8220;super-groupes&#8221; inédits ont été formés le temps de l&#8217;album. Sous le nom de <strong>The Venus In Furs</strong> (clin d&#8217;œil appuyé au <strong>Velvet Underground</strong>) se cachent ainsi Thom Yorke et Jon Greenwood (<strong>Radiohead</strong>), Paul Kimble et Andy McKay (<strong>Roxy Music</strong>) ainsi que Bernard Butler (<strong>Suede</strong>) : excusez du peu ! Dans le rôle du groupe fictif de Brian Slade, ces joyeux compères reprennent <em>2HB, Ladytron </em>et <em>Bitter-Sweet</em> de <strong>Roxy</strong>, et offrent le micro à un Jonathan Rhys-Meyers en voix pour refaire du <strong>Brian Eno</strong> (<em>Baby&#8217;s On Fire</em>) ou offrir une splendide relecture des plus obscurs <strong>Steve Harley &amp; Cockney Rebel</strong><em> </em>- le numéro de <em>Tumbling Down</em> constitue d&#8217;ailleurs l&#8217;une des plus belles séquences du film. Enfin, le fameux Ron Asheton des <strong>Stooges </strong>se retrouve à la barre de <strong>Wylde Ratttz</strong>, &#8220;faux&#8221; groupe du &#8220;faux&#8221; chanteur Curt Wild. En bon clone d&#8217;<strong>Iggy</strong>, Ewan McGregor s&#8217;attaque au classique <em>T.V. Eye</em> avec force hurlements et guitares tonitruantes comme il se doit.</p>
<p>Tous ces titres, enregistrés spécialement pour la bande originale de <em>Velvet Goldmine</em>, constituent autant de pépites quasi introuvables qui feront la joie des véritables fans de <em>glam</em>. Inspirez-vous de la pochette du disque et faites-les jouer &#8220;at maximum volume&#8221; !</p>
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		<itunes:subtitle>On ne présente plus Todd Haynes, l'un des réalisateurs chouchous du cinéma indépendant américain qui, en cinq films, s'est bâti une œuvre profondément originale et ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>On ne présente plus Todd Haynes, l'un des réalisateurs chouchous du cinéma indépendant américain qui, en cinq films, s'est bâti une œuvre profondément originale et exigeante aux multiples influences. Son talent protéiforme ne s'épanouit cependant jamais autant que lorsqu'il parle de rock'n'roll. Impossible d'oublier le génie narratif proposé par I'm Not There (2007), où les multiples incarnations de Bob Dylan se retrouvaient figurées par six acteurs différents et autant de mondes fantasmagoriques. Cependant, notre œuvre favorite demeure incontestablement l'étincelant Velvet Goldmine, sous-estimé a sa sortie en 1998, film-culte depuis.

Tirant son titre d'un b-side de David Bowie période Ziggy Stardust, le film s'attache à décrire de manière éclatée le "rise and fall" de deux stars du glam rock, Brian Slade (interprété par Jonathan Rhys-Meyers) et Curt Wild (Ewan McGregor). Officiellement fictives, ces figures n'en empruntent pas moins la majorité de leurs traits à Bowie et Iggy Pop. À la fois vertige narratif et délire visuel, Velvet Goldmine fait le portrait d'une folle époque de la vie rêvée du rock : pari totalement réussi pour le volet cinéma, mais aussi pour l'aspect musique, sur lequel nous nous penchons aujourd'hui.

La bande originale du film est en effet un superbe patchwork fidèle à l'esprit non conventionnel de Haynes. Il ne s'agit pas ici de simplement présenter un "best of" de l'ère glam, même si certains incontournables répondent présent : Brian Eno (Needle In The Camel's Eye), Roxy Music (Virginia Plain), T. Rex (Diamond Meadows) ou Lou Reed (Satellite Of Love). Le grand absent ? Bowie bien sûr, qui aurait (selon la légende) refusé de prêter ses pièces afin de pouvoir les consacrer ultérieurement à un projet plus personnel. Outre ces classiques, le disque propose également reprises et compositions originales, ce qui est d'autant plus précieux. Placebo nous offre ainsi sa version de 20th Century Boy de T. Rex et Teenage Fanclub, une autre mouture de Personality Crisis des New York Dolls. Shudder To Think, Grant Lee Buffalo et Pulp s'amusent quant à eux à écrire d'irrésistibles pastiches dans le plus pur esprit glam (Hot One, Ballad Of Maxwell Demon, The Whole Shebang et We Are The Boys).

De plus, deux "super-groupes" inédits ont été formés le temps de l'album. Sous le nom de The Venus In Furs (clin d'œil appuyé au Velvet Underground) se cachent ainsi Thom Yorke et Jon Greenwood (Radiohead), Paul Kimble et Andy McKay (Roxy Music) ainsi que Bernard Butler (Suede) : excusez du peu ! Dans le rôle du groupe fictif de Brian Slade, ces joyeux compères reprennent 2HB, Ladytron et Bitter-Sweet de Roxy, et offrent le micro à un Jonathan Rhys-Meyers en voix pour refaire du Brian Eno (Baby's On Fire) ou offrir une splendide relecture des plus obscurs Steve Harley &#38; Cockney Rebel - le numéro de Tumbling Down constitue d'ailleurs l'une des plus belles séquences du film. Enfin, le fameux Ron Asheton des Stooges se retrouve à la barre de Wylde Ratttz, "faux" groupe du "faux" chanteur Curt Wild. En bon clone d'Iggy, Ewan McGregor s'attaque au classique T.V. Eye avec force hurlements et guitares tonitruantes comme il se doit.

Tous ces titres, enregistrés spécialement pour la bande originale de Velvet Goldmine, constituent autant de pépites quasi introuvables qui feront la joie des véritables fans de glam. Inspirez-vous de la pochette du disque et faites-les jouer "at maximum volume" !</itunes:summary>
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		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Allemagne de cuisine</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 00:35:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Lederhosen Lucil]]></category>

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		<description><![CDATA[Penchons-nous aujourd&#8217;hui sur une petite curiosité montréalaise qui, malheureusement, n&#8217;a jamais réellement dépassé les cercles de l&#8216;underground farfelu. Au tournant des années 2000, la musicienne Krista Muir crée son alter ego coloré Lederhosen Lucil, fausse tyrolienne avec tout le décorum approprié : bretelles, tresses défiant la loi de la gravité et accent germanique de circonstance. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/Lederhosen-Lucil.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-497" title="Lederhosen-Lucil" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/Lederhosen-Lucil.gif" alt="" width="250" /></a>Penchons-nous aujourd&#8217;hui sur une petite curiosité montréalaise qui, malheureusement, n&#8217;a jamais réellement dépassé les cercles de l<em>&#8216;underground</em> farfelu. Au tournant des années 2000, la musicienne Krista Muir crée son alter ego coloré <strong>Lederhosen Lucil</strong>, fausse tyrolienne avec tout le décorum approprié : bretelles, tresses défiant la loi de la gravité et accent germanique de circonstance. Suivront une poignée de <em>singles </em>et deux albums complets, <em>Hosemusik </em>(2002) et <em>Tales From The Pantry</em> (2003). Depuis, (presque) rien, même si selon le <a href="http://www.lederhosenlucil.com/">site web officiel</a> de la chanteuse, celle-ci serait toujours en activité &#8211; sous son ancien pseudonyme ou son vrai nom.</p>
<p>Bien entendu, à l&#8217;époque, la scène musicale montréalaise était peut-être encore quelque peu confinée. Avec le recul, on ne peut s&#8217;empêcher de penser que si le son absurdement réjouissant de <strong>Lederhosen Lucil</strong> s&#8217;était pointé cinq ans plus tard, le retentissement aurait été bien plus grand. Car aussi simplissime et fauché qu&#8217;il peut l&#8217;être, un album comme <em>Hosemusik </em>respire la fraîcheur et l&#8217;inventivité. Muir propose treize chansonnettes aux influences aussi variées que le ska sympathique (<em>Automatic Weapons Of The World</em>), le <em>groove </em>urbain mâtiné de couplets<em> r&#8217;n'b</em> (<em>All Good Scabs</em>), ou l&#8217;électro-<em>dance </em>&#8220;dedicated to the Pet Shop Boys&#8221; (<em>Molasses Trip</em>). Ces comptines acidulées marquées par des claviers enfantins bénéficient de plus d&#8217;arrangements d&#8217;une simplicité désarmante mais toujours pleins d&#8217;humour, ainsi que d&#8217;une panoplie de sons marrants à la limite de la justesse dans le plus pur esprit &#8220;DIY&#8221;.</p>
<p>La musique de <strong>Lederhosen Lucil</strong> est également une preuve de plus qu&#8217;être <em>indie </em>ne signifie pas obligatoirement afficher une attitude &#8220;prise de tête&#8221;. Le son est ici joyeusement pop, extrêmement accrocheur, et dépasse rarement les 2 min 30 : une énergie de punkette gentille qui s&#8217;exprime bien dans les  trois chansons que nous vous présentons aujourd&#8217;hui. En ce qui nous concerne, c&#8217;est le charmant côté &#8220;chipie&#8221; de la chanteuse qui nous plaît le plus et trouve sûrement son accomplissement dans la très<em> riot grrrl You Suck</em>, conclusion bien rigolote de <em>Hosemusik</em>.</p>
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		<itunes:summary>Penchons-nous aujourd'hui sur une petite curiosité montréalaise qui, malheureusement, n'a jamais réellement dépassé les cercles de l'underground farfelu. Au tournant des années 2000, la musicienne Krista Muir crée son alter ego coloré Lederhosen Lucil, fausse tyrolienne avec tout le décorum approprié : bretelles, tresses défiant la loi de la gravité et accent germanique de circonstance. Suivront une poignée de singles et deux albums complets, Hosemusik (2002) et Tales From The Pantry (2003). Depuis, (presque) rien, même si selon le site web officiel de la chanteuse, celle-ci serait toujours en activité - sous son ancien pseudonyme ou son vrai nom.

Bien entendu, à l'époque, la scène musicale montréalaise était peut-être encore quelque peu confinée. Avec le recul, on ne peut s'empêcher de penser que si le son absurdement réjouissant de Lederhosen Lucil s'était pointé cinq ans plus tard, le retentissement aurait été bien plus grand. Car aussi simplissime et fauché qu'il peut l'être, un album comme Hosemusik respire la fraîcheur et l'inventivité. Muir propose treize chansonnettes aux influences aussi variées que le ska sympathique (Automatic Weapons Of The World), le groove urbain mâtiné de couplets r'n'b (All Good Scabs), ou l'électro-dance "dedicated to the Pet Shop Boys" (Molasses Trip). Ces comptines acidulées marquées par des claviers enfantins bénéficient de plus d'arrangements d'une simplicité désarmante mais toujours pleins d'humour, ainsi que d'une panoplie de sons marrants à la limite de la justesse dans le plus pur esprit "DIY".

La musique de Lederhosen Lucil est également une preuve de plus qu'être indie ne signifie pas obligatoirement afficher une attitude "prise de tête". Le son est ici joyeusement pop, extrêmement accrocheur, et dépasse rarement les 2 min 30 : une énergie de punkette gentille qui s'exprime bien dans les  trois chansons que nous vous présentons aujourd'hui. En ce qui nous concerne, c'est le charmant côté "chipie" de la chanteuse qui nous plaît le plus et trouve sûrement son accomplissement dans la très riot grrrl You Suck, conclusion bien rigolote de Hosemusik.</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Montréal 1978</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 01:28:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Lewis Furey]]></category>

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		<description><![CDATA[Restons dans notre chère ville tout en remontant un peu dans le temps avec un petit portrait de figure aussi importante qu&#8217;aujourd&#8217;hui confidentielle : j&#8217;ai l&#8217;honneur de nommer Lewis Furey, chanteur, compositeur, multi-instrumentiste, metteur en scène, acteur et pygmalion essentiel au Montréal bilingue joyeusement créatif des années 1970. Outcast intello raffiné au sein d&#8217;une époque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/lewisbandeau.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-471" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" title="lewisbandeau" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/lewisbandeau-200x255.jpg" alt="" height="250" /></a>Restons dans notre chère ville tout en remontant un peu dans le temps avec un petit portrait de figure aussi importante qu&#8217;aujourd&#8217;hui confidentielle : j&#8217;ai l&#8217;honneur de nommer <strong>Lewis Furey</strong>, chanteur, compositeur, multi-instrumentiste, metteur en scène, acteur et pygmalion essentiel au Montréal bilingue joyeusement créatif des années 1970. <em>Outcast </em>intello raffiné au sein d&#8217;une époque militante, <strong>Furey </strong>peut se targuer de récolter trente ans plus tard la rançon de sa gloire. Ses enregistrements, quasi introuvables, excentriques au possible, n&#8217;ont pas pris une ride : singuliers et extravagants ils étaient, singuliers et extravagants ils demeurent.</p>
<p>Né en 1949, <strong>Furey </strong>est tout d&#8217;abord un petit prodige du violon, qui se produit avec l&#8217;Orchestre Symphonique de Montréal à l&#8217;âge de onze ans. Après des études classiques, il se tourne vers la musique pop en 1974. Suivront trois albums solo : <em>Lewis Furey</em> (1974), <em>The Humours Of Lewis Furey</em> (1976) et <em>The Sky Is Falling</em> (1978). Ces disques, qui tournent autant au Québec que de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique, lui valent bientôt<strong> </strong>une pléthore de fans français qui se réjouissent encore régulièrement sur le Net. Malheureusement pour eux et pour nous, ces albums seront les derniers,<strong> Furey </strong>se tournant rapidement vers la musique de films et la mise en scène. Cette nouvelle carrière cinématographique se révèlera cependant plutôt houleuse. <em>Fantastica </em>(1980) de Gilles Carle &#8211; comme acteur -  et <em>Night Magic</em> (1985) &#8211; comme réalisateur &#8211; sont deux exemples d&#8217;œuvres ambitieuses mais manquées, malgré les luxueuses musiques cabaret-burlesque de <strong>Furey</strong>. Le metteur en scène sera plus inspiré au théâtre en signant l&#8217;une des plus éclatantes moutures du classique opéra rock <em>Starmania </em>en 1993-1994.</p>
<p><em>The Sky Is Falling</em> est le seul album solo de <strong>Lewis Furey</strong> que nous possédons en version CD. Cette magnifique œuvre théâtrale possède indéniablement une certaine décadence propre à son époque. Immédiatement, l&#8217;auditeur sera frappé par l&#8217;opulence des arrangements : instrumentation symphonique, chœurs de haute voltige, voix affectée à la <strong>Bowie/Lou Reed, </strong>et paroles sexuellement chargées. Cette ostentation, héritée sans nulle doute de l&#8217;éducation classique du créateur, confère à de petites ritournelles pop une somptuosité surprenante. Conçus comme de petits opéras de poche, les trois titres que nous vous proposons sont de bons exemples du talent protéiforme de <strong>Lewis Furey</strong> : une preuve de plus que la véritable richesse bizarroïde, contrairement au conformisme <em>hype</em>, vieillit comme le bon vin.</p>
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		<itunes:summary>Restons dans notre chère ville tout en remontant un peu dans le temps avec un petit portrait de figure aussi importante qu'aujourd'hui confidentielle : j'ai l'honneur de nommer Lewis Furey, chanteur, compositeur, multi-instrumentiste, metteur en scène, acteur et pygmalion essentiel au Montréal bilingue joyeusement créatif des années 1970. Outcast intello raffiné au sein d'une époque militante, Furey peut se targuer de récolter trente ans plus tard la rançon de sa gloire. Ses enregistrements, quasi introuvables, excentriques au possible, n'ont pas pris une ride : singuliers et extravagants ils étaient, singuliers et extravagants ils demeurent.

Né en 1949, Furey est tout d'abord un petit prodige du violon, qui se produit avec l'Orchestre Symphonique de Montréal à l'âge de onze ans. Après des études classiques, il se tourne vers la musique pop en 1974. Suivront trois albums solo : Lewis Furey (1974), The Humours Of Lewis Furey (1976) et The Sky Is Falling (1978). Ces disques, qui tournent autant au Québec que de l'autre côté de l'Atlantique, lui valent bientôt une pléthore de fans français qui se réjouissent encore régulièrement sur le Net. Malheureusement pour eux et pour nous, ces albums seront les derniers, Furey se tournant rapidement vers la musique de films et la mise en scène. Cette nouvelle carrière cinématographique se révèlera cependant plutôt houleuse. Fantastica (1980) de Gilles Carle - comme acteur -  et Night Magic (1985) - comme réalisateur - sont deux exemples d'œuvres ambitieuses mais manquées, malgré les luxueuses musiques cabaret-burlesque de Furey. Le metteur en scène sera plus inspiré au théâtre en signant l'une des plus éclatantes moutures du classique opéra rock Starmania en 1993-1994.

The Sky Is Falling est le seul album solo de Lewis Furey que nous possédons en version CD. Cette magnifique œuvre théâtrale possède indéniablement une certaine décadence propre à son époque. Immédiatement, l'auditeur sera frappé par l'opulence des arrangements : instrumentation symphonique, chœurs de haute voltige, voix affectée à la Bowie/Lou Reed, et paroles sexuellement chargées. Cette ostentation, héritée sans nulle doute de l'éducation classique du créateur, confère à de petites ritournelles pop une somptuosité surprenante. Conçus comme de petits opéras de poche, les trois titres que nous vous proposons sont de bons exemples du talent protéiforme de Lewis Furey : une preuve de plus que la véritable richesse bizarroïde, contrairement au conformisme hype, vieillit comme le bon vin.</itunes:summary>
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		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Lost in Space</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 03:58:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Profitons du froid mois de décembre pour exhumer de nos tiroirs brit-pop une très joyeuse formation, Space. Le son du groupe anglais, actif de 1993 à 2005, n&#8217;a jamais réellement réussi à traverser l&#8217;Atlantique&#8230; what a shame ! Car aux côtés des Supergrass, Blur et autres Super Furry Animals (autres combos britanniques de la même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/752px-Space_Gut_Univeral2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-442" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" title="752px-Space_Gut_Univeral" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/752px-Space_Gut_Univeral2.jpg" alt="" height="250" /></a>Profitons du froid mois de décembre pour exhumer de nos tiroirs brit-pop une très joyeuse formation, <strong>Space</strong>. Le son du groupe anglais, actif de 1993 à 2005, n&#8217;a jamais réellement réussi à traverser l&#8217;Atlantique&#8230; <em>what a shame</em> ! Car aux côtés des <strong>Supergrass</strong>, <strong>Blur </strong>et autres<strong> Super Furry Animals</strong> (autres combos britanniques de la même période ayant connu passablement plus de succès), <strong>Space </strong>remporte assurément la palme du plus loufoque, et presque sûrement celle du plus sympathique. De leurs trois albums studio, nous avons le plaisir d&#8217;en posséder deux : <em>Spiders </em>(1996) et <em>Tin Planet</em> (1998) &#8211; l&#8217;ultime <em>Suburban Rock&#8217;n'roll</em> (2004), échec sans appel, étant nettement moins fascinant. Comme leurs dates de sorties le prouvent bien, ces disques ont fait les beaux jours de la &#8220;grande&#8221; époque du brit-pop. Ils s&#8217;y rapportent évidemment, mais s&#8217;en éloignent peut-être encore davantage par l&#8217;avalanche pléthorique des influences musicales proposées.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, le chanteur et guitariste Tommy Scott fera éclater à vos oreilles ébahies l&#8217;une des voix les plus méchamment <em>british </em>jamais endisquées : cet accent des bas-fonds de quelque quartier obscur pourra même vous rappeller ça et là les meilleurs élans de <strong>Johnny Rotten</strong>. Le registre musical, quant à lui, s&#8217;étend du brit pop mignon à un son totalement échevelé à tendance <em>glam</em>, en passant par des morceaux <em>punk </em>gentil mais toujours théâtraux. Ajoutez à la recette certaines expérimentations électro-<em>rave </em>(!) et un attachement évident pour l&#8217;intensité langoureuse des <em>crooners </em>les plus dégoulinants, et vous obtiendrez un cocktail détonnant façon <em>soundtrack </em>kitsch. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce patchwork rétro fonctionne à cent à l&#8217;heure et établit sans conteste <strong>Space </strong>comme l&#8217;un de nos <em>feel-good-groups</em> favoris. Découverte et attachement garantis avec trois (très) petits exemples de ce que ces énièmes excentriques anglais vous proposent : redoutables élans symphoniques de <em>Me And You Vs The World</em>, humour déjanté de <em>Kill Me </em>et romantisme &#8220;franksinatresque&#8221; de <em>The Unluckiest Man In The World</em>.</p>
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		<itunes:summary>Profitons du froid mois de décembre pour exhumer de nos tiroirs brit-pop une très joyeuse formation, Space. Le son du groupe anglais, actif de 1993 à 2005, n'a jamais réellement réussi à traverser l'Atlantique... what a shame ! Car aux côtés des Supergrass, Blur et autres Super Furry Animals (autres combos britanniques de la même période ayant connu passablement plus de succès), Space remporte assurément la palme du plus loufoque, et presque sûrement celle du plus sympathique. De leurs trois albums studio, nous avons le plaisir d'en posséder deux : Spiders (1996) et Tin Planet (1998) - l'ultime Suburban Rock'n'roll (2004), échec sans appel, étant nettement moins fascinant. Comme leurs dates de sorties le prouvent bien, ces disques ont fait les beaux jours de la "grande" époque du brit-pop. Ils s'y rapportent évidemment, mais s'en éloignent peut-être encore davantage par l'avalanche pléthorique des influences musicales proposées.

Tout d'abord, le chanteur et guitariste Tommy Scott fera éclater à vos oreilles ébahies l'une des voix les plus méchamment british jamais endisquées : cet accent des bas-fonds de quelque quartier obscur pourra même vous rappeller ça et là les meilleurs élans de Johnny Rotten. Le registre musical, quant à lui, s'étend du brit pop mignon à un son totalement échevelé à tendance glam, en passant par des morceaux punk gentil mais toujours théâtraux. Ajoutez à la recette certaines expérimentations électro-rave (!) et un attachement évident pour l'intensité langoureuse des crooners les plus dégoulinants, et vous obtiendrez un cocktail détonnant façon soundtrack kitsch. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce patchwork rétro fonctionne à cent à l'heure et établit sans conteste Space comme l'un de nos feel-good-groups favoris. Découverte et attachement garantis avec trois (très) petits exemples de ce que ces énièmes excentriques anglais vous proposent : redoutables élans symphoniques de Me And You Vs The World, humour déjanté de Kill Me et romantisme "franksinatresque" de The Unluckiest Man In The World.</itunes:summary>
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		<title>Sucrés synthés suédois</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 20:52:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Tobias Bernstrup]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous vous parlions récemment de Tobias Bernstrup, dernier avatar en date de la longue lignée des chantres suédois de la pop synthétique: une tradition qui, comme nous le mentionnions il y a presque un an à propos de Melody Club, semble remonter aux beaux jours du disco. L&#8217;artiste est édité sur le même label qu&#8217;Agent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/ET002_cvr_300.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-438" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" title="ET002_cvr_300" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/ET002_cvr_300.jpg" alt="ET002_cvr_300" width="250" height="250" /></a>Nous vous parlions récemment de <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/2009/10/09/cold-war-nightlife-octobre-rouge/">Tobias Bernstrup</a></strong>, dernier avatar en date de la longue lignée des chantres suédois de la pop synthétique: une tradition qui, comme nous le mentionnions il y a presque un an à propos de <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/melody-club/">Melody Club</a></strong>, semble remonter aux beaux jours du disco. L&#8217;artiste est édité sur le même label qu&#8217;<strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/agent-side-grinder/">Agent Side Grinder</a></strong>, <a href="http://www.enfant-terrible.nl/">Enfant Terrible</a>, charmant pourvoyeur de primeurs pour ce blogue. Son nouveau EP s&#8217;intitule <em>1984 </em>et comporte quatre titres, dont la déjà connue <em>Enemies Of The Earth</em> dans une version plus lente. Quatre titres, quatre modèles du genre : aussi sucrée que votre taux de diabète le permet, la musique de <strong>Bernstrup </strong>incarne le rêve parfait de tous les <em>dancefloors </em>de ce monde. Impossible de résister à ces <em>beats </em>terrifiants d&#8217;efficacité, catégorie plaisirs coupables.</p>
<p>Vous vous ennuyiez de la &#8220;power new wave&#8221; du début des années 1980 et de ses chanteurs aux voix cristallines ? Nous trouverez en <strong>Tobias Bernstrup</strong> le digne héritier des Marian Gold (<strong>Alphaville</strong>) et autres Morten Harket (<strong>A-Ha</strong>). Ces vocalistes venus du froid partagent un même sens de la mélodie et un même amour des effets, disons&#8230; &#8220;expressifs&#8221;. Ruptures rythmiques, chœurs féminins enflammés et cascades de notes synthétiques parsèment en effet <em>1984</em> pour la plus grande joie de ceux osant proclamer leur amour pour un certain <em>eurotrash </em>de qualité. &#8220;<strong>Klaus Nomi</strong> des années 2000&#8243; selon son label, <strong>Bernstrup </strong>puise ainsi avec plaisir dans les plates-bandes du <em>dance </em>des trente dernières années, nettement pour le meilleur. En voici deux exemples (en écoute seulement) : <em>1984 </em>bien entendu, et la bien nommée <em>Data Love</em>. Jouissance assurée pour les amateurs.</p>
<p><code>[Audio clip: view full post to listen]</code><small>Tobias Bernstrup &#8211; 1984  [3:52m]</small><br />
<code>[Audio clip: view full post to listen]</code><small>Tobias Bernstrup &#8211; Data Love [3:39m]</small></p>
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		<title>Enfin toutes folles de lui</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 19:22:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Patrik et les Brutes]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a plus d&#8217;un an, nous avions fièrement partagé sur ce blogue quelques titres issus du démo d&#8217;un nouveau combo rock-glam-punk de Montréal, Patrik et les Brutes. Si le groupe demeurait inédit, ce n&#8217;était pas le cas de la flamboyante personnalité de son chanteur Plastik Patrik, performer pailleté, DJ légendaire et adorable star du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/patrick-et-les-brutes.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-425" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" title="patrick et les brutes" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/patrick-et-les-brutes.jpg" alt="patrick et les brutes" width="250" /></a>Il y a plus d&#8217;un an, nous avions fièrement partagé sur ce blogue quelques titres issus du démo d&#8217;un nouveau combo rock-glam-punk de Montréal, <a href="http://www.blackoutmusique.com/2008/07/28/patrik-les-brutes-a-traffic-mercredi-30-juillet/"><strong>Patrik et les Brutes</strong></a>. Si le groupe demeurait inédit, ce n&#8217;était pas le cas de la flamboyante personnalité de son chanteur <strong>Plastik Patrik</strong>, <em>performer </em>pailleté, DJ légendaire et adorable star du <em>nightlife </em>local. La mauvaise nouvelle du jour, c&#8217;est que nous ne serons plus (quasi) les seuls à promouvoir l&#8217;énergie musicale de <strong>Patrik et les Brutes</strong>&#8230; car la bonne, c&#8217;est que vous pouvez maintenant tous vous procurer leur premier album, en magasin depuis mardi dernier !</p>
<p><em>Toutes les filles sont folles de moi</em>, une affirmation ô combien réaliste lorsqu&#8217;on s&#8217;appelle <strong>Plastik Patrik</strong>, c&#8217;est le titre alléchant de cette galette élégamment habillée de rouge, noir et blanc (tout pour nous plaire). En compagnie de ses fidèles Brutes, le chanteur à la perruque platine nous propose enfin onze titres généralement survoltés. Nous avons ainsi autant le plaisir de retrouver les  &#8220;classiques&#8221; de notre démo original dans de nouvelles versions <em>clean cut</em> que certaines autres chansons, découvertes et appréciées en spectacle depuis des années. À l&#8217;image de son créateur, ce premier disque marie ses textes ludiques à un enthousiasme punk <em>old school</em> et à sensibilité pop indéniable. Essayez de résister au charme de <em>Pauvre Bélinda</em>, de <em>La Femme de ta vie</em> ou de la chanson-titre pour voir !</p>
<p><strong>Patrik et les Brutes</strong> lancent <em>Toutes les filles sont folles de moi</em> ce jeudi 19 novembre à la SAT (1195 boul. St-Laurent à Montréal).</p>
<p>5 à 7 et performance qui promettent d&#8217;être mémorables&#8230; entrée libre !</p>
<p>En guise de cocktail apéritif, voici le premier single de l&#8217;album, le très sucré <em>Chez Candi. </em>Vous pouvez obtenir plus d&#8217;infos et visionner le clip sur le site de <a href="http://www.agencespectra.ca/musique_fiche.aspx?display=bio&amp;artId=76">Spectra Musique</a>.</p>
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		<itunes:subtitle>Il y a plus d'un an, nous avions fièrement partagé sur ce blogue quelques titres issus du démo d'un nouveau combo rock-glam-punk de Montréal, Patrik ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Il y a plus d'un an, nous avions fièrement partagé sur ce blogue quelques titres issus du démo d'un nouveau combo rock-glam-punk de Montréal, Patrik et les Brutes. Si le groupe demeurait inédit, ce n'était pas le cas de la flamboyante personnalité de son chanteur Plastik Patrik, performer pailleté, DJ légendaire et adorable star du nightlife local. La mauvaise nouvelle du jour, c'est que nous ne serons plus (quasi) les seuls à promouvoir l'énergie musicale de Patrik et les Brutes... car la bonne, c'est que vous pouvez maintenant tous vous procurer leur premier album, en magasin depuis mardi dernier !

Toutes les filles sont folles de moi, une affirmation ô combien réaliste lorsqu'on s'appelle Plastik Patrik, c'est le titre alléchant de cette galette élégamment habillée de rouge, noir et blanc (tout pour nous plaire). En compagnie de ses fidèles Brutes, le chanteur à la perruque platine nous propose enfin onze titres généralement survoltés. Nous avons ainsi autant le plaisir de retrouver les  "classiques" de notre démo original dans de nouvelles versions clean cut que certaines autres chansons, découvertes et appréciées en spectacle depuis des années. À l'image de son créateur, ce premier disque marie ses textes ludiques à un enthousiasme punk old school et à sensibilité pop indéniable. Essayez de résister au charme de Pauvre Bélinda, de La Femme de ta vie ou de la chanson-titre pour voir !

Patrik et les Brutes lancent Toutes les filles sont folles de moi ce jeudi 19 novembre à la SAT (1195 boul. St-Laurent à Montréal).

5 à 7 et performance qui promettent d'être mémorables... entrée libre !

En guise de cocktail apéritif, voici le premier single de l'album, le très sucré Chez Candi. Vous pouvez obtenir plus d'infos et visionner le clip sur le site de Spectra Musique.</itunes:summary>
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		<title>Sexe, caféïne et rock&#8217;n&#039;roll</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 01:25:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Xavier Caféïne, l&#8217;un des fleurons de notre scène rock québécoise, a lancé la semaine dernière son deuxième album solo intitulé Bushido. Nous vous en reparlerons sous peu, mais soulignons tout d&#8217;abord cette parution avec un petit retour dans le temps, à une époque pas si lointaine où, soi-disant, le rock était mort. Vous souvenez-vous de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/36669_1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-404" title="36669_1" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/36669_1.jpg" alt="36669_1" width="200" height="200" /></a>Xavier Caféïne</strong>, l&#8217;un des fleurons de notre scène rock québécoise, a lancé la semaine dernière son deuxième album solo intitulé <em>Bushido</em>. Nous vous en reparlerons sous peu, mais soulignons tout d&#8217;abord cette parution avec un petit retour dans le temps, à une époque pas si lointaine où, soi-disant, le rock était mort. Vous souvenez-vous de l&#8217;an 2000 ? À l&#8217;ère du règne du rap/hip-hop et du techno/<em>dance</em>, Xavier portait déjà très haut ses emblèmes garage, punk et <em>glam</em>. Il était plutôt unique en son genre&#8230; et nous, on était déjà fans. Fort de son premier album <em>Mal éduqué mon amour</em> (1997), <strong>Caféïne</strong>, qui était alors un groupe, proposait une énergie tout à fait rafraîchissante et des concerts, pailletés et sauvages, assez inoubliables.</p>
<p>L&#8217;objet de notre intérêt présent est le second album du groupe, le bien nommé <em>Pornstar </em>(2000). Ce disque, qui avait &#8220;bénéficié&#8221; d&#8217;un marketing très discret à l&#8217;époque, est totalement méconnu : un petit scandale auquel nous nous apprêtons à remédier aujourd&#8217;hui ! <em>Pornstar </em>est à plusieurs égards, un album de transition pour Xavier et sa bande. <em>Mal éduqué mon amour</em>, qui était entièrement en français, était parfait pour les partys de cégep <em>made in Quebec</em>; son successeur serait bilingue et revendiquerait un son <em>trash </em>festif davantage anglo-saxon. On pense immédiatement aux <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/new-york-dolls/">New York Dolls</a></strong>, qui n&#8217;auraient aucunement renié une pochette rose bonbon où le chanteur apparaît nu recouvert d&#8217;une peau de léopard. Bien sûr, la production était totalement fauchée, mais elle sonne encore aujourd&#8217;hui comme une tonne de briques.</p>
<p><em>Pornstar</em> propose neuf titres particulièrement bruyants, totalement irrévérencieux, définitivement<em> glam rock</em>. Sur l&#8217;ensemble, trois chansons demeurent dans la langue de Molière : outre une langoureuse déclaration d&#8217;amour à la clope (<em>Cigarette)</em>, on y retrouve l&#8217;attrayant <em>Hymne à la mort</em>, joyeux poème sur un thème pas très joyeux, le suicide. La chanson-titre de l&#8217;album, quant à elle, affiche des paroles hilarantes ainsi qu&#8217;une énergie plus que communicative &#8211; gracieuseté d&#8217;un piano et de guitares enragées. Pour terminer, amusez-vous à décrypter le texte référentiel de la perle pop qu&#8217;est <em>Wow </em>: on y croise autant les idoles <strong>Billy Idol</strong> et <strong>Iggy Pop</strong> que les moins regrettables <strong>Dead or Alive</strong>. <em>So rock&#8217;n'roll is dead ?</em> Pour <strong>Caféïne </strong>en 2000, pas vraiment on dirait.</p>
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		<itunes:subtitle>Xavier Caféïne, l'un des fleurons de notre scène rock québécoise, a lancé la semaine dernière son deuxième album solo intitulé Bushido. Nous vous en reparlerons ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Xavier Caféïne, l'un des fleurons de notre scène rock québécoise, a lancé la semaine dernière son deuxième album solo intitulé Bushido. Nous vous en reparlerons sous peu, mais soulignons tout d'abord cette parution avec un petit retour dans le temps, à une époque pas si lointaine où, soi-disant, le rock était mort. Vous souvenez-vous de l'an 2000 ? À l'ère du règne du rap/hip-hop et du techno/dance, Xavier portait déjà très haut ses emblèmes garage, punk et glam. Il était plutôt unique en son genre... et nous, on était déjà fans. Fort de son premier album Mal éduqué mon amour (1997), Caféïne, qui était alors un groupe, proposait une énergie tout à fait rafraîchissante et des concerts, pailletés et sauvages, assez inoubliables.

L'objet de notre intérêt présent est le second album du groupe, le bien nommé Pornstar (2000). Ce disque, qui avait "bénéficié" d'un marketing très discret à l'époque, est totalement méconnu : un petit scandale auquel nous nous apprêtons à remédier aujourd'hui ! Pornstar est à plusieurs égards, un album de transition pour Xavier et sa bande. Mal éduqué mon amour, qui était entièrement en français, était parfait pour les partys de cégep made in Quebec; son successeur serait bilingue et revendiquerait un son trash festif davantage anglo-saxon. On pense immédiatement aux New York Dolls, qui n'auraient aucunement renié une pochette rose bonbon où le chanteur apparaît nu recouvert d'une peau de léopard. Bien sûr, la production était totalement fauchée, mais elle sonne encore aujourd'hui comme une tonne de briques.

Pornstar propose neuf titres particulièrement bruyants, totalement irrévérencieux, définitivement glam rock. Sur l'ensemble, trois chansons demeurent dans la langue de Molière : outre une langoureuse déclaration d'amour à la clope (Cigarette), on y retrouve l'attrayant Hymne à la mort, joyeux poème sur un thème pas très joyeux, le suicide. La chanson-titre de l'album, quant à elle, affiche des paroles hilarantes ainsi qu'une énergie plus que communicative - gracieuseté d'un piano et de guitares enragées. Pour terminer, amusez-vous à décrypter le texte référentiel de la perle pop qu'est Wow : on y croise autant les idoles Billy Idol et Iggy Pop que les moins regrettables Dead or Alive. So rock'n'roll is dead ? Pour Caféïne en 2000, pas vraiment on dirait.</itunes:summary>
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		<title>Damned don&#8217;t cry</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 01:04:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les légendaires The Damned sont connus comme l&#8217;un des groupes fondamentaux du punk, c&#8217;est-à-dire de la première vague originale britannique du mouvement, celle de 1976. Au sein d&#8217;une période caractérisée par son urgence, ils ont même été les premiers à enregistrer un single, le fameux New Rose : tout un exploit pour des groupes généralement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/121084.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-381" title="121084" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/121084.jpg" alt="121084" width="200" /></a>Les légendaires <strong>The Damned</strong> sont connus comme l&#8217;un des groupes fondamentaux du punk, c&#8217;est-à-dire de la première vague originale britannique du mouvement, celle de 1976. Au sein d&#8217;une période caractérisée par son urgence, ils ont même été les premiers à enregistrer un <em>single</em>, le fameux <em>New Rose</em> : tout un exploit pour des groupes généralement formés la veille, aux capacités musicales souvent très limitées, et dont l&#8217;essence même était d&#8217;être allergique à toute forme de contrat ou d&#8217;<em>establishment</em> ! S&#8217;en suivirent plusieurs classiques du genre comme <em>Neat Neat Neat</em>. Tout comme la plupart de leurs collègues punks dont la carrière dura plus d&#8217;une saison, le son de <strong>The Damned</strong> évolua rapidement, tirant parti de multiples influences <em>sixties</em>, <em>glam </em>(ils étaient  de la dernière tournée de <strong>T. Rex</strong>/Marc Bolan) ou théâtrales.</p>
<p>À la toute fin des années 1970, le groupe fut également l&#8217;un des premiers à afficher (et revendiquer) le son et l&#8217;attitude gothique. Bien plus doué pour les vocalises gracieuses et sépulcrales que pour les éructations propres au punk, le chanteur Dave Vanian arborait sur scène tous les attributs du parfait vampire : dentelles et jabots, impressionnante chevelure bicolore et maquillage de circonstance. La musique (gracieuseté des célèbres Captain Sensible et Rat Scabies, respectivement guitariste et batteur) était à l&#8217;avenant, mais elle ne fit que se raffiner avec les <em>eighties </em>et des disques tels que <em>The Black Album</em> (1980) ou <em>Strawberries</em> (1982).</p>
<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/damnedphansmall.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-382" title="damnedphansmall" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/damnedphansmall.jpg" alt="damnedphansmall" width="200" /></a>Souvent séparé, continuellement reformé, parfois sans maison de disque mais toujours culte, <strong>The Damned</strong> a également enregistré une pléthore de <em>singles </em>étranges éparpillés sur de nombreuses compilations. Voici quatre coups de cœur indéniables, qui surprennent toujours autant par leur profonde originalité. Si la tonitruante <em>Nightshift </em>apparaît à plusieurs égards héritière du punk, ses élans <em>rockabilly trash</em> à la <strong>The Cramps</strong> introduisent bien les plus étranges <em>Edward The Bear</em> et la splendide <em>Eloise</em>. Cette dernière chanson est l&#8217;étonnante reprise d&#8217;une ballade des années 1960 signée <strong>Paul Ryan</strong> : <strong>The Damned</strong> en livre ici une interprétation haute en couleur, à la fois symphonique et atmosphérique, submergée par le chant quasi héroïque de Dave Vanian. Cette pop échevelée, qui va bien au-delà des étiquettes de genre, c&#8217;est également celle de <em>Grimly Fiendish</em>, un titre gothico-ludique dont l&#8217;instrumentation particulière (claviers en folie, trompette claironnante) ne peut que susciter l&#8217;enthousiasme &#8211; nous vous en proposons ici le<em> Spic&#8217;n'Span Mix</em>, une curiosité séduisante.</p>
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		<title>Post-punk, tendance chic</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jul 2009 23:01:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Magazine]]></category>

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		<description><![CDATA[Un peu de post-punk bien glacé pour terminer le mois de juillet aujourd&#8217;hui, avec l&#8217;un de nos favoris Magazine. Dans ce cas précis, l&#8217;expression &#8220;post-punk&#8221; est réellement à prendre au pied de la lettre puisque ce groupe fut fondé en 1978 par Howard Devoto, ex-Buzzcocks. Visiblement déjà lassé de la furie punk en 1977, Devoto [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/sou_051177.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-354" title="sou_051177" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/sou_051177.jpg" alt="sou_051177" width="625" /></a></p>
<p>Un peu de post-punk bien glacé pour terminer le mois de juillet aujourd&#8217;hui, avec l&#8217;un de nos favoris <strong>Magazine</strong>. Dans ce cas précis, l&#8217;expression &#8220;post-punk&#8221; est réellement à prendre au pied de la lettre puisque ce groupe fut fondé en 1978 par Howard Devoto, ex-<strong>Buzzcocks</strong>. Visiblement déjà lassé de la furie punk en 1977, Devoto quitte son groupe initial pour prendre une année sabbatique (!) et revenir avec un nouveau véhicule musical autrement fascinant. <strong>Magazine </strong>sera en activité jusqu&#8217;en 1981 et produira quatre albums, plus un <em>live </em>et un <em>peel sessions</em>, dans la grande tradition se son époque.</p>
<p>Malgré son importance, la carrière du groupe demeura généralement au sein de l&#8217;<em>underground</em>. Aucun <em>hit </em>donc pour <strong>Magazine</strong>, à l&#8217;exception peut-être de leur <em>single </em>d&#8217;introduction, l&#8217;énervé <em>Shot By Both Sides</em>. Dès le premier album <em>Real Life</em> (1978), Devoto, accompagné du guitariste John McGeoch (qui officiera ultérieurement pour <strong>Siouxsie &amp; the Banshees</strong> et <strong>PIL</strong>), s&#8217;éloigne du punk pour mieux explorer des avenues  froides et expérimentales. Le nouveau son est directement inspiré d&#8217;une certaine trilogie berlinoise concoctée presque au même moment par <strong>David Bowie</strong> : agressif mais sépulcral, lourd et lancinant, marqué par des pauses instrumentales que certaines n&#8217;hésiteront pas à qualifier de &#8220;progressives&#8221; ainsi que par des textures musicales surprenantes. Et la tendance n&#8217;ira qu&#8217;en amplifiant : si <em>Real Life</em> demeure une collection de titres plus ou moins accrocheurs et accessibles, les disques suivants <em>Secondhand Daylight</em> (1979) et <em>The Correct Use Of Soap</em> (1980) se révèlent encore plus recherchés avec leurs changements de rythme abrupts. <strong>Magazine </strong>propose ainsi un rock à la fois abrasif et sophistiqué, dont l&#8217;originalité lui assure une fraîcheur toujours d&#8217;actualité.</p>
<p>Voici pour preuve quatre titres tirés des trois albums sus-mentionnés, qui représentent bien les différentes facettes étranges de <strong>Magazine</strong>. Avec sa vélocité particulière,<em> My Tulpa</em> se permet de reprendre quelques cendres encore fumantes du punk, alors que <em>The Great Beautician In The Sky </em>surprend par ses rythmes presque forains. L&#8217;intense et tourmentée <em>Permafrost </em>est sûrement celle qui se rapproche le plus du son berlinois de <strong>Bowie</strong>, tandis que <em>A Song From Under The Floorboards</em>, avec sa belle mélancolie, offre des accents presque pop.</p>
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		<itunes:subtitle>Un peu de post-punk bien glacé pour terminer le mois de juillet aujourd'hui, avec l'un de nos favoris Magazine. Dans ce cas précis, l'expression "post-punk" ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Un peu de post-punk bien glacé pour terminer le mois de juillet aujourd'hui, avec l'un de nos favoris Magazine. Dans ce cas précis, l'expression "post-punk" est réellement à prendre au pied de la lettre puisque ce groupe fut fondé en 1978 par Howard Devoto, ex-Buzzcocks. Visiblement déjà lassé de la furie punk en 1977, Devoto quitte son groupe initial pour prendre une année sabbatique (!) et revenir avec un nouveau véhicule musical autrement fascinant. Magazine sera en activité jusqu'en 1981 et produira quatre albums, plus un live et un peel sessions, dans la grande tradition se son époque.

Malgré son importance, la carrière du groupe demeura généralement au sein de l'underground. Aucun hit donc pour Magazine, à l'exception peut-être de leur single d'introduction, l'énervé Shot By Both Sides. Dès le premier album Real Life (1978), Devoto, accompagné du guitariste John McGeoch (qui officiera ultérieurement pour Siouxsie &#38; the Banshees et PIL), s'éloigne du punk pour mieux explorer des avenues  froides et expérimentales. Le nouveau son est directement inspiré d'une certaine trilogie berlinoise concoctée presque au même moment par David Bowie : agressif mais sépulcral, lourd et lancinant, marqué par des pauses instrumentales que certaines n'hésiteront pas à qualifier de "progressives" ainsi que par des textures musicales surprenantes. Et la tendance n'ira qu'en amplifiant : si Real Life demeure une collection de titres plus ou moins accrocheurs et accessibles, les disques suivants Secondhand Daylight (1979) et The Correct Use Of Soap (1980) se révèlent encore plus recherchés avec leurs changements de rythme abrupts. Magazine propose ainsi un rock à la fois abrasif et sophistiqué, dont l'originalité lui assure une fraîcheur toujours d'actualité.

Voici pour preuve quatre titres tirés des trois albums sus-mentionnés, qui représentent bien les différentes facettes étranges de Magazine. Avec sa vélocité particulière, My Tulpa se permet de reprendre quelques cendres encore fumantes du punk, alors que The Great Beautician In The Sky surprend par ses rythmes presque forains. L'intense et tourmentée Permafrost est sûrement celle qui se rapproche le plus du son berlinois de Bowie, tandis que A Song From Under The Floorboards, avec sa belle mélancolie, offre des accents presque pop.</itunes:summary>
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		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Music for strange glam fans</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 21:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Brian Eno]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le genre &#8220;éminence grise du rock&#8221;, difficile de faire plus essentiel que Brian Eno. Né en 1948, l&#8217;homme-orchestre a été tour à tour chanteur, claviériste, arrangeur, producteur et collaborateur de groupes aussi essentiels et variés que les Talking Heads, U2 ou Ultravox. Sa première incarnation artistique est évidemment glam : en 1971, il se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/brian-eno-776684.jpg"><img class="size-full wp-image-330 alignleft" title="brian-eno-776684" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/brian-eno-776684.jpg" alt="brian-eno-776684" width="200" /></a>Dans le genre &#8220;éminence grise du rock&#8221;, difficile de faire plus essentiel que <strong>Brian Eno</strong>. Né en 1948, l&#8217;homme-orchestre a été tour à tour chanteur, claviériste, arrangeur, producteur et collaborateur de groupes aussi essentiels et variés que les <strong>Talking Heads</strong>, <strong>U2 </strong>ou <strong>Ultravox</strong>. Sa première incarnation artistique est évidemment <em>glam </em>: en 1971, il se joint à la légende <strong>Roxy Music</strong> en tant qu&#8217;ingénieur du son et grand manitou du synthétiseur EMS VCS3. C&#8217;est alors l&#8217;époque du Londres à paillettes, où les précieux sons torturés du musicien<strong> </strong>(ainsi que ses extravagants costumes de scène !) font merveille. Un succès moyennement apprécié par le chanteur-diva <strong>Bryan Ferry</strong>&#8230; Après deux ans de collaborations houleuses, le divorce des deux &#8220;Briyans&#8221; est consommé et <strong>Eno </strong>s&#8217;installe en solo.</p>
<p>S&#8217;il est toujours encore très actif aujourd&#8217;hui, les années 1970 furent évidemment un terrain de jeu privilégié pour<strong> Brian Eno</strong>. De Londres, il passera notamment par l&#8217;Allemagne, cosignant avec <strong>David Bowie</strong> les étranges morceaux de la fameuse trilogie berlinoise (<em>Low-Heroes-Lodger</em>), et par New York, où ses expérimentations avec divers groupes du Lower East Side auraient donné naissance au mouvement <em>no wave</em>. Ajoutons également à ce palmarès un intérêt marqué pour une musique dite &#8220;savante&#8221;, minimaliste et exigeante, allant de l&#8217;<em>ambient </em>(le judicieusement intitulé <em>Music For Airports</em> en 1978) au classique contemporain (diverses collaborations avec <strong>Philip Glass</strong>). Bref, une carrière remarquable basée sur la recherche et l&#8217;avant-garde.</p>
<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/here_come_the_warm_jets.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-331" title="here_come_the_warm_jets" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/here_come_the_warm_jets.jpg" alt="here_come_the_warm_jets" width="200" height="200" /></a>Nous nous intéressons aujourd&#8217;hui au<strong> Brian Eno</strong> de l&#8217;après-<strong>Roxy Music</strong>, un musicien avide d&#8217;expérimentations mais toujours contaminé par l&#8217;étincellante pop <em>glam </em>de ses anciens comparses : cela donne le génial et tordu <em>Here Come The Warm Jets</em>, première parution solo de notre génie en cette belle année 1974. Féru d&#8217;expériences inédites, <strong>Eno </strong>fit le pari artistique de réunir autour de lui seize <em>guests stars</em> (dont des membres de <strong>King Crimson</strong> et évidemment de <strong>Roxy Music</strong>), tout d&#8217;abord choisis pour leurs &#8220;incompatibilités musicales&#8221; (!) mais apportant chacun leur touche personnelle aux multiples couches sonores de l&#8217;album. Musicalement, c&#8217;est du <em>glam</em>, mais du <em>glam </em>terriblement expérimental. La voix du chanteur novice change de texture à chaque morceau et les textes, volontairement cryptiques, s&#8217;inspirent de l&#8217;écriture automatique. <em>Here Come The Warm Jets </em>est un disque fascinant, chef-d&#8217;œuvre pour les puristes mais aussi étrangement méconnu. Ce <em>patchwork </em>d&#8217;influences et de sons inédits n&#8217;a pourtant pas vieilli d&#8217;une ride : ovni musical en 1973, il l&#8217;est toujours plus de trente ans plus tard&#8230; Étrange entreprise que celle de faire un choix parmi les titres d&#8217;une oeuvre très entière, mais dont l&#8217;on retiendra pourtant la légèreté pop de <em>Cindy Tells Me</em>, l&#8217;étrangeté nasillarde de <em>Baby&#8217;s On Fire</em>, les rythmes disparates jusqu&#8217;au vertige de <em>Dead Finks Don&#8217;t Talk</em> ainsi que l&#8217;approche rock plus radicale de la chanson-titre.</p>
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		<title>Voici venir la nuit des longs couteaux</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 20:36:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Serge Gainsbourg]]></category>

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		<description><![CDATA[De toute la panoplie d&#8217;artistes issus de la francophonie, difficile de trouver une figure plus fédératrice que celle de Serge Gainsbourg. Serait-ce à cause d&#8217;une carrière légendaire étendue sur quarante ans, d&#8217;une démarche aussi séduisante que provoc&#8217;, ou tout simplement à cause d&#8217;un immense et plus que singulier talent ? Bref, tout le monde semble [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/00731454843126_S1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-311" title="00731454843126_S" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/00731454843126_S1.jpg" alt="00731454843126_S" width="200" /></a>De toute la panoplie d&#8217;artistes issus de la francophonie, difficile de trouver une figure plus fédératrice que celle de <strong>Serge Gainsbourg</strong>. Serait-ce à cause d&#8217;une carrière légendaire étendue sur quarante ans, d&#8217;une démarche aussi séduisante que provoc&#8217;, ou tout simplement à cause d&#8217;un immense et plus que singulier talent ? Bref, tout le monde semble fasciné par la vie et l&#8217;œuvre du grand Serge, à commencer par les jeunes minets du rock anglais (en 2006 paraissait <em>Monsieur Gainsbourg revisited</em>, collections de reprises par <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/franz-ferdinand/">Franz Ferdinand</a></strong>, <strong>Placebo </strong>et autres <strong>Jarvis Cocker</strong>) et le bédéiste <strong>Joann Sfar</strong> qui lui a récemment consacré son premier long-métrage (<em>Serge Gainsbourg vie héroïque</em> sortira plus tard cette année).</p>
<p>Des années 1950 à sa mort prématurée en 1991, le dandy sulfureux aura bien entendu connu diverses révolutions de personnalité. Certains se souviennent davantage du <strong>Gainsbourg</strong> des <em>sixties</em>, composant de manière compulsive des ritournelles aussi pop que désespérées, interprétées par lui-même ou offertes en pâture à toutes ces stars yé-yé bien trop naîves. D&#8217;autres ne se seront pas remis des provocations puériles et troublantes de Gainsbarre, terrible alter ego d&#8217;un chanteur qui, dans les années 1980, semblait se complaire dans la solitude, l&#8217;alcool et une certaine vulgarité <em>people</em>. Nous préférons quant à nous nous intéresser à un <strong>Gainsbourg </strong>particulièrement inspirant : celui des années 1970, qui en quelques albums-phare révolutionna la chanson française pour la faire définitivement basculer dans l&#8217;avant-garde.</p>
<p>Notre objet d&#8217;aujourd&#8217;hui est le choquant <em>Rock Around The Bunker</em>. Fils d&#8217;immigrés juifs ayant fui la Russie bolchévique en 1919, Lucien Ginzburg (de son vrai nom) a vécu la guerre, le Paris occupé, la fuite, les cachettes et les dénonciations. Ces profonds traumatismes lui inspirent en 1975 un album aussi enthousiasmant que terrifiant qui pousse la provocation à des sommets inégalés. Ne pouvant de par son histoire personnelle n&#8217;être taxé d&#8217;aucun antisémitisme, <strong>Gainsbourg </strong>se fait le porte-étendard de sa condition et accouche de titres particulièrement &#8220;limite&#8221; qui ne trouvent d&#8217;ailleurs preneur sur aucune radio commerciale. <em>Rock Around The Bunker</em>, ce sont dix chansons affichant une commune thématique nazie sous un angle humoristique décapant, une approche aussi rafraîchissante que dénonciatrice.</p>
<p>Forcé enfant de porter l&#8217;étoile jaune,<strong> Gainsbourg</strong> fait de ce symbole dégradant une étoile de &#8220;shérif&#8221;, jeu puéril et enfantin, dans l&#8217;entraînante <em>Yellow Star</em>. Les supposées bacchanales auxquelles se livraient l&#8217;armée allemande inspirent autant la chanson-titre de l&#8217;album qu&#8217;un fameux <em>Nazi Rock</em>. Finalement, le morceau le plus décapant serait peut-être<em> S.S. In Uruguay</em>, charge démente envers les anciens nazis confortablement éxilés dans certaines républiques d&#8217;Amérique latine. <em>Rock Around The Bunker</em> est ainsi fait : narrativement ironique et terrifiant, musicalement joyeux. Les historiettes nazies concotées par <strong>Gainsbourg </strong>se déroulent en effet sur fond de rock simple, classique et dansant, parsemé de choeurs féminins mélodiques et rigolos. Une production pop sous haute influence britannique offrant un contraste saisissant pour l&#8217;une des oeuvres  majeures de la décennie &#8217;70, par l&#8217;un de ses créateurs les plus détonants.</p>
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		<itunes:summary>De toute la panoplie d'artistes issus de la francophonie, difficile de trouver une figure plus fédératrice que celle de Serge Gainsbourg. Serait-ce à cause d'une carrière légendaire étendue sur quarante ans, d'une démarche aussi séduisante que provoc', ou tout simplement à cause d'un immense et plus que singulier talent ? Bref, tout le monde semble fasciné par la vie et l'œuvre du grand Serge, à commencer par les jeunes minets du rock anglais (en 2006 paraissait Monsieur Gainsbourg revisited, collections de reprises par Franz Ferdinand, Placebo et autres Jarvis Cocker) et le bédéiste Joann Sfar qui lui a récemment consacré son premier long-métrage (Serge Gainsbourg vie héroïque sortira plus tard cette année).

Des années 1950 à sa mort prématurée en 1991, le dandy sulfureux aura bien entendu connu diverses révolutions de personnalité. Certains se souviennent davantage du Gainsbourg des sixties, composant de manière compulsive des ritournelles aussi pop que désespérées, interprétées par lui-même ou offertes en pâture à toutes ces stars yé-yé bien trop naîves. D'autres ne se seront pas remis des provocations puériles et troublantes de Gainsbarre, terrible alter ego d'un chanteur qui, dans les années 1980, semblait se complaire dans la solitude, l'alcool et une certaine vulgarité people. Nous préférons quant à nous nous intéresser à un Gainsbourg particulièrement inspirant : celui des années 1970, qui en quelques albums-phare révolutionna la chanson française pour la faire définitivement basculer dans l'avant-garde.

Notre objet d'aujourd'hui est le choquant Rock Around The Bunker. Fils d'immigrés juifs ayant fui la Russie bolchévique en 1919, Lucien Ginzburg (de son vrai nom) a vécu la guerre, le Paris occupé, la fuite, les cachettes et les dénonciations. Ces profonds traumatismes lui inspirent en 1975 un album aussi enthousiasmant que terrifiant qui pousse la provocation à des sommets inégalés. Ne pouvant de par son histoire personnelle n'être taxé d'aucun antisémitisme, Gainsbourg se fait le porte-étendard de sa condition et accouche de titres particulièrement "limite" qui ne trouvent d'ailleurs preneur sur aucune radio commerciale. Rock Around The Bunker, ce sont dix chansons affichant une commune thématique nazie sous un angle humoristique décapant, une approche aussi rafraîchissante que dénonciatrice.

Forcé enfant de porter l'étoile jaune, Gainsbourg fait de ce symbole dégradant une étoile de "shérif", jeu puéril et enfantin, dans l'entraînante Yellow Star. Les supposées bacchanales auxquelles se livraient l'armée allemande inspirent autant la chanson-titre de l'album qu'un fameux Nazi Rock. Finalement, le morceau le plus décapant serait peut-être S.S. In Uruguay, charge démente envers les anciens nazis confortablement éxilés dans certaines républiques d'Amérique latine. Rock Around The Bunker est ainsi fait : narrativement ironique et terrifiant, musicalement joyeux. Les historiettes nazies concotées par Gainsbourg se déroulent en effet sur fond de rock simple, classique et dansant, parsemé de choeurs féminins mélodiques et rigolos. Une production pop sous haute influence britannique offrant un contraste saisissant pour l'une des oeuvres  majeures de la décennie '70, par l'un de ses créateurs les plus détonants.</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Des voix et des images</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 20:27:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Camouflage]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la majorité du &#8220;grand public&#8221;, l&#8217;œuvre du groupe allemand Camouflage (formé en 1984) se résume à l&#8217;immense succès The Great Commandment, particulièrement prisé sur les dancefloors à tendance gothique. Cet impeccable morceau, de surcroît single initial du groupe, a ainsi éclipsé une carrière qui, étonnamment, se poursuit jusqu&#8217;à nos jours. Il a également quelque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/camouflage-voices.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-294" title="camouflage voices" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/camouflage-voices.jpg" alt="camouflage voices" width="200" /></a>Pour la majorité du &#8220;grand public&#8221;, l&#8217;œuvre du groupe allemand <strong>Camouflage</strong> (formé en 1984) se résume à l&#8217;immense succès <em>The Great Commandment</em>, particulièrement prisé sur les <em>dancefloors </em>à tendance gothique. Cet impeccable morceau, de surcroît <em>single</em> initial du groupe, a ainsi éclipsé une carrière qui, étonnamment, se poursuit jusqu&#8217;à nos jours. Il a également quelque peu éclipsé l&#8217;album qui le contenait, un chef-d&#8217;œuvre que nous vous proposons de redécouvrir aujourd&#8217;hui.</p>
<p><em>Voices &amp; Images</em> est le premier album du trio composé de Marcus Meyn (chant) et d&#8217;Oliver Kreyssig et  Heiko Maile (claviers). Il propose un pur son new wave synthétique et planant qui, à la parution du disque en 1988, pouvait déjà paraître quelque peu &#8220;rétro&#8221;. La principale différence avec les classiques décharnés issus de la <em>minimal wave</em> se situe ici dans la luxuriance des arrangements. Les harmonies de <strong>Camouflage</strong> sont en effet d&#8217;une richesse peu commune, accumulant les nappes de sons afin de créer une ambiance aussi noire que fortement mélancolique, rappelant immédiatement les belles années de <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/depeche-mode/">Depeche Mode</a></strong>. À ce titre, une pièce comme <em>Neighbours </em>pourrait sans problème se retrouver sur <em>Some Great Reward</em> (1984) ou <em>Black Celebration </em>(1986).</p>
<p>Si <strong>Camouflage </strong>choisit de chanter en anglais, leur démarche musicale demeure toute germanique: froide et cérébrale, elle se distingue par une lancinante nostalgie. Face à l&#8217;imparable rythme de <em>The Great Commandment</em>, l&#8217;album dans son entiereté paraît assez calme. Pour ajouter une touche expérimentale à l&#8217;ensemble, plusieurs pistes sont quasi instrumentales, parsemées de sonorités subtiles et envoûtantes. L&#8217;effet, enveloppant et hypnotique, provoque une impression durable au point que chaque pièce de l&#8217;album parvient à se distinguer. En voici cependant trois qui retiennent particulièrement notre attention.</p>
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		<itunes:subtitle>Pour la majorité du "grand public", l'œuvre du groupe allemand Camouflage (formé en 1984) se résume à l'immense succès The Great Commandment, particulièrement prisé sur ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Pour la majorité du "grand public", l'œuvre du groupe allemand Camouflage (formé en 1984) se résume à l'immense succès The Great Commandment, particulièrement prisé sur les dancefloors à tendance gothique. Cet impeccable morceau, de surcroît single initial du groupe, a ainsi éclipsé une carrière qui, étonnamment, se poursuit jusqu'à nos jours. Il a également quelque peu éclipsé l'album qui le contenait, un chef-d'œuvre que nous vous proposons de redécouvrir aujourd'hui.

Voices &#38; Images est le premier album du trio composé de Marcus Meyn (chant) et d'Oliver Kreyssig et  Heiko Maile (claviers). Il propose un pur son new wave synthétique et planant qui, à la parution du disque en 1988, pouvait déjà paraître quelque peu "rétro". La principale différence avec les classiques décharnés issus de la minimal wave se situe ici dans la luxuriance des arrangements. Les harmonies de Camouflage sont en effet d'une richesse peu commune, accumulant les nappes de sons afin de créer une ambiance aussi noire que fortement mélancolique, rappelant immédiatement les belles années de Depeche Mode. À ce titre, une pièce comme Neighbours pourrait sans problème se retrouver sur Some Great Reward (1984) ou Black Celebration (1986).

Si Camouflage choisit de chanter en anglais, leur démarche musicale demeure toute germanique: froide et cérébrale, elle se distingue par une lancinante nostalgie. Face à l'imparable rythme de The Great Commandment, l'album dans son entiereté paraît assez calme. Pour ajouter une touche expérimentale à l'ensemble, plusieurs pistes sont quasi instrumentales, parsemées de sonorités subtiles et envoûtantes. L'effet, enveloppant et hypnotique, provoque une impression durable au point que chaque pièce de l'album parvient à se distinguer. En voici cependant trois qui retiennent particulièrement notre attention.</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Glitter rock, 28 ans plus tard</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 20:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[New York Dolls]]></category>

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		<description><![CDATA[Revenons aujourd&#8217;hui à l&#8217;une de nos premières passions, à savoir le glam rock, avec la parution du dernier disque des New York Dolls. Oui oui, vous avez bien lu. La légendaire formation, autrefois fondée  en 1971 et dissoute six ans plus tard, s&#8217;était en effet reformée en 2004 et, dans la foulée, avait  fait paraître [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/new_york_dolls-cause_i_sez_so.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-285" title="new_york_dolls-cause_i_sez_so" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/new_york_dolls-cause_i_sez_so.jpg" alt="new_york_dolls-cause_i_sez_so" width="200" /></a>Revenons aujourd&#8217;hui à l&#8217;une de nos premières passions, à savoir le <em>glam rock</em>, avec la parution du dernier disque des <strong>New York Dolls</strong>. Oui oui, vous avez bien lu. La légendaire formation, autrefois fondée  en 1971 et dissoute six ans plus tard, s&#8217;était en effet reformée en 2004 et, dans la foulée, avait  fait paraître <em>One Day It Will Please Us To Remember Even This.</em> Il apparaît maintenant que cette réunion inespérée est visiblement faite pour durer : les paillettes du nouvel album <em>Coz I Sez So</em> le prouvent bien &#8211; notez au passage les savantes fautes d&#8217;orthographe du titre, gracieuseté de la grande période du <em>glam </em>(quelqu&#8217;un se souviendrait-il des excentricités grammaticales de <strong>Slade </strong>?).</p>
<p>Cette nouvelle mouture des <strong>New York </strong><strong>Dolls </strong>semble aujourd&#8217;hui la seule (et digne) représentante de l&#8217;authentique <em>glam </em>ou <em>glitter </em>rock (les français disent aussi rock décadent). Deux albums classiques (un éponyme en 1973 et le bien nommé<em> Too Much Too Soon</em> l&#8217;année suivante) en ont fait de véritables légendes, unanimement établies comme les ancêtres du <em>punk</em>. Au début des années 1970 toutefois, l&#8217;heure était aux chansons pop déglinguées et ironiques, caractérisées par un chant hargneux et des guitares hautement efficaces. L&#8217;heure était également aux <em>platform boots</em> ainsi qu&#8217;à l&#8217;abus d&#8217;<em>eyeliner </em>et de métal lamé, un look théâtral et provocateur faisant partie intégrante de la musique.</p>
<p>Presque trente ans après ces folles années, les <strong>New York </strong><strong>Dolls</strong> originaux ne sont plus que deux : le chanteur David Johansen et le guitariste Sylvain Sylvain. Les autres sont perdus dans la brume ou morts, comme le mythique guitariste Johnny Thunders, disparu au cours d&#8217;une doûteuse <em>overdose </em>en 2001. Au sein du cimetierre du <em>glam</em>, qui compte autant d&#8217;oubliés que de légendes ayant viré leur cuti depuis des lustres, les poupées de New-York font ainsi figure de dinosaures&#8230; Car loin d&#8217;avoir succombé aux sirènes de la modernité, leur musique semble au contraire avoir été figée dans le temps. Grand bien leur en fasse, car en plus de ravir les fans de la première date, une galette aussi énergique que <em>Coz I Sez So </em>tombe à pic alors que le son rétro-rock revient en grâce sur la scène internationale &#8211; pour preuve l&#8217;oeuvre intégrale de <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/franz-ferdinand/">Franz Ferdinand</a></strong>. Outre la qualité moderne de la production, <em>Coz I Sez So </em>aurait sans problème pu être enregistré en 1973<em> </em>: on y retrouve la même langueur <em>bluesy </em>sortie tout droit de East Village, la même voix baveuse et sexy de Johansen, la même urgence sympathique. Tout en réussissant l&#8217;exploit non négligeable de ne pas avoir l&#8217;air ridicule en &#8220;glamant&#8221; à 60 ans, les <strong>New York </strong><strong>Dolls </strong>poussent également l&#8217;autodérision jusqu&#8217;à réenregistrer une version<em> reggae</em>-pop de leur classique <em>Trash</em>. Une attitude tout à fait rafraîchissante que l&#8217;on ne peut que saluer&#8230; <em>rock on</em>.</p>
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		<itunes:summary>Revenons aujourd'hui à l'une de nos premières passions, à savoir le glam rock, avec la parution du dernier disque des New York Dolls. Oui oui, vous avez bien lu. La légendaire formation, autrefois fondée  en 1971 et dissoute six ans plus tard, s'était en effet reformée en 2004 et, dans la foulée, avait  fait paraître One Day It Will Please Us To Remember Even This. Il apparaît maintenant que cette réunion inespérée est visiblement faite pour durer : les paillettes du nouvel album Coz I Sez So le prouvent bien - notez au passage les savantes fautes d'orthographe du titre, gracieuseté de la grande période du glam (quelqu'un se souviendrait-il des excentricités grammaticales de Slade ?).

Cette nouvelle mouture des New York Dolls semble aujourd'hui la seule (et digne) représentante de l'authentique glam ou glitter rock (les français disent aussi rock décadent). Deux albums classiques (un éponyme en 1973 et le bien nommé Too Much Too Soon l'année suivante) en ont fait de véritables légendes, unanimement établies comme les ancêtres du punk. Au début des années 1970 toutefois, l'heure était aux chansons pop déglinguées et ironiques, caractérisées par un chant hargneux et des guitares hautement efficaces. L'heure était également aux platform boots ainsi qu'à l'abus d'eyeliner et de métal lamé, un look théâtral et provocateur faisant partie intégrante de la musique.

Presque trente ans après ces folles années, les New York Dolls originaux ne sont plus que deux : le chanteur David Johansen et le guitariste Sylvain Sylvain. Les autres sont perdus dans la brume ou morts, comme le mythique guitariste Johnny Thunders, disparu au cours d'une doûteuse overdose en 2001. Au sein du cimetierre du glam, qui compte autant d'oubliés que de légendes ayant viré leur cuti depuis des lustres, les poupées de New-York font ainsi figure de dinosaures... Car loin d'avoir succombé aux sirènes de la modernité, leur musique semble au contraire avoir été figée dans le temps. Grand bien leur en fasse, car en plus de ravir les fans de la première date, une galette aussi énergique que Coz I Sez So tombe à pic alors que le son rétro-rock revient en grâce sur la scène internationale - pour preuve l'oeuvre intégrale de Franz Ferdinand. Outre la qualité moderne de la production, Coz I Sez So aurait sans problème pu être enregistré en 1973 : on y retrouve la même langueur bluesy sortie tout droit de East Village, la même voix baveuse et sexy de Johansen, la même urgence sympathique. Tout en réussissant l'exploit non négligeable de ne pas avoir l'air ridicule en "glamant" à 60 ans, les New York Dolls poussent également l'autodérision jusqu'à réenregistrer une version reggae-pop de leur classique Trash. Une attitude tout à fait rafraîchissante que l'on ne peut que saluer... rock on.</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Fragile tension</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2009 20:34:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Depeche Mode]]></category>

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		<description><![CDATA[De tous les grands dinosaures de la new wave, Depeche Mode semble presque le seul à être encore vivant. Il a survécu autant aux extravagances des années 1980 qu&#8217;aux abus dramatiques des années 1990, qui ont assisté à la très médiatique descente aux enfers du chanteur Dave Gahan. Toujours actif, le groupe publie un nouvel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/20sotu.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-267" title="20sotu" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/20sotu.jpg" alt="20sotu" width="200" /></a>De tous les grands dinosaures de la new wave, <strong>Depeche Mode</strong> semble presque le seul à être encore vivant. Il a survécu autant aux extravagances des années 1980 qu&#8217;aux abus dramatiques des années 1990, qui ont assisté à la très médiatique descente aux enfers du chanteur Dave Gahan. Toujours actif, le groupe publie un nouvel album tous les deux-trois ans et enchaîne les tournées mondiales. L&#8217;exploit est que malgré des critiques parfois un peu tièdes, le succès semble généralement toujours  au rendez-vous. C&#8217;est une fois de plus le cas pour le dernier-né de la formation, le bien nommé <em>Sounds Of The Universe</em>, qui a réussi à se classer numéro 1 un peu partout lors de sa sortie il y a quelques semaines.</p>
<p>Contrairement à plusieurs autres groupes issues de son époque, <strong>Depeche Mode</strong> a réussi à se défaire du fameux son &#8220;années 1980&#8243; entièrement synthétique, autrefois si moderne et aujourd&#8217;hui si souvent décrié. Le changement de cap, amorcé avec le triomphe de <em>Violator </em>(1990), fut confirmé par les guitares sales de <em>Songs Of Faith And Devotion</em> (1993), l&#8217;album de la déchéance et de la rédemption. Les parutions suivantes se situèrent toutes dans la même direction, avec plus ou moins de succès mais toujours avec constance. Ainsi <em>Ultra </em>(1997), <em>Exciter </em>(2001) et <em>Playing The Angel </em>(2005)<em> </em>semblent-ils tracer la voie d&#8217;un groupe ayant délaissé autant la pop bonbon que le rock de stade, et dont la maturité se caractérise par un apaisement particulièrement sombre.</p>
<p>Tout comme ses prédécesseurs, ce nouveau <em>Sounds Of The Universe </em>est un disque plutôt calme malgré ses moments de haute tension. Les différents sons synthétiques, toujours très recherchés chez des musiciens d&#8217;expérience comme <strong>Depeche Mode</strong>, sont souvent aériens ou planants. Au premier abord, l&#8217;apparente uniformité des ambiances ainsi que la longueur des titres crée une certaine distance avec l&#8217;auditeur. <em>Sounds Of The Universe </em>est cependant un disque qui mérite plusieurs écoutes. Le <em>fan </em>de longue date ne sera ni surpris ni déçu d&#8217;y retrouver des classiques ayant fait la marque du groupe au fil des années : le succès imparable taillé sur mesure pour le <em>dancefloor </em>(<em>Wrong</em>), l&#8217;efficace chanson de rock brut et torturé (<em>Miles Away / The Truth Is</em>), et finalement la ballade intense aux relents mystiques chantée par Martin Gore (<em>Jezebel</em>). Des compositions toujours dominées par de magnifiques et sensuels  duos de voix, gracieusetés du couple Gahan/Gore.</p>
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		<itunes:summary>De tous les grands dinosaures de la new wave, Depeche Mode semble presque le seul à être encore vivant. Il a survécu autant aux extravagances des années 1980 qu'aux abus dramatiques des années 1990, qui ont assisté à la très médiatique descente aux enfers du chanteur Dave Gahan. Toujours actif, le groupe publie un nouvel album tous les deux-trois ans et enchaîne les tournées mondiales. L'exploit est que malgré des critiques parfois un peu tièdes, le succès semble généralement toujours  au rendez-vous. C'est une fois de plus le cas pour le dernier-né de la formation, le bien nommé Sounds Of The Universe, qui a réussi à se classer numéro 1 un peu partout lors de sa sortie il y a quelques semaines.

Contrairement à plusieurs autres groupes issues de son époque, Depeche Mode a réussi à se défaire du fameux son "années 1980" entièrement synthétique, autrefois si moderne et aujourd'hui si souvent décrié. Le changement de cap, amorcé avec le triomphe de Violator (1990), fut confirmé par les guitares sales de Songs Of Faith And Devotion (1993), l'album de la déchéance et de la rédemption. Les parutions suivantes se situèrent toutes dans la même direction, avec plus ou moins de succès mais toujours avec constance. Ainsi Ultra (1997), Exciter (2001) et Playing The Angel (2005) semblent-ils tracer la voie d'un groupe ayant délaissé autant la pop bonbon que le rock de stade, et dont la maturité se caractérise par un apaisement particulièrement sombre.

Tout comme ses prédécesseurs, ce nouveau Sounds Of The Universe est un disque plutôt calme malgré ses moments de haute tension. Les différents sons synthétiques, toujours très recherchés chez des musiciens d'expérience comme Depeche Mode, sont souvent aériens ou planants. Au premier abord, l'apparente uniformité des ambiances ainsi que la longueur des titres crée une certaine distance avec l'auditeur. Sounds Of The Universe est cependant un disque qui mérite plusieurs écoutes. Le fan de longue date ne sera ni surpris ni déçu d'y retrouver des classiques ayant fait la marque du groupe au fil des années : le succès imparable taillé sur mesure pour le dancefloor (Wrong), l'efficace chanson de rock brut et torturé (Miles Away / The Truth Is), et finalement la ballade intense aux relents mystiques chantée par Martin Gore (Jezebel). Des compositions toujours dominées par de magnifiques et sensuels  duos de voix, gracieusetés du couple Gahan/Gore.</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
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		<title>So young, so cold</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Apr 2009 21:08:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[À trois dans les WC]]></category>
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		<category><![CDATA[Visteurs du soir (Les)]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;il est question de new wave, la France est définitivement loin de figurer en tête de liste. En marge de gros canons tels Indochine, devenus avec les années de véritables machines de la pop, la majorité de la production du genre demeura au niveau de l&#8217;anecdotique. Une poignée de singles, un public d&#8217;initiés, des groupes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/370032494.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-245" title="370032494" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/370032494.jpg" alt="370032494" width="200" /></a>Lorsqu&#8217;il est question de new wave, la France est définitivement loin de figurer en tête de liste. En marge de gros canons tels <strong>Indochine</strong>, devenus avec les années de véritables machines de la pop, la majorité de la production du genre demeura au niveau de l&#8217;anecdotique. Une poignée de <em>singles</em>, un public d&#8217;initiés, des groupes tout à fait tombés dans l&#8217;oubli&#8230; la <em>synth wave</em> française, née à l&#8217;orée des années 1980, n&#8217;aurait-elle rien laissé à la postérité ? Rien n&#8217;est moins sûr, et qui dit curiosités dit collectionneurs passionnés. Pour vous en convaincre, écoutez l&#8217;excellente compilation <em>Bippp : French synth wave 1979/1985</em>, parue en 2006 sur le label Born Bad. Ce disque fait suite à une autre compilation du même genre publiée deux ans auparavant (<em>So Young So Cold : Underground French Music 1977-1983</em>).</p>
<p>Avec force documentation et une approche érudite, le projet <em>Bippp </em>se donne pour mandat de documenter toute une époque, celle de la morosité pré-Miterrand, de la consommation d&#8217;héroïne à outrance, de l&#8217;avenir incertain. En apparence, la jeunesse n&#8217;est plus en colère : le rock délaisse les guitares éructantes et les cris gutturaux pour se tourner vers la robotisation des synthétiseurs et le désenchantement de voix atones&#8230; pas toujours justes, d&#8217;ailleurs. L&#8217;ère glacière des claviers analogues s&#8217;ouvre avec la reconversion de <strong>Jacno</strong>, ex-punk qui casse la baraque en 1979 avec l&#8217;inoubliable <em>Rectangle</em>, instrumental électronique. Dans sa foulée, d&#8217;autres musiciens jouent et chantent géométriquement en rouge, noir et blanc, d&#8217;une froideur terrifiante. Presque aucun d&#8217;eux n&#8217;aura enregistré d&#8217;album complet, d&#8217;où le caractère disparate et forcément un peu inégal de ce <em>Bippp</em>. Cependant, si les morceaux choisis ne peuvent être de même valeur, ils présentent tous un intérêt certain et une atmosphère singulière : juvénilité burlesque (<em>Touche pas mon sexe </em>de <strong>Comix</strong>, déjà mentionné dans un <a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/comix/"><em>post </em>précédent</a>), violence explosive et &#8220;limite&#8221; (<em>Viol AF 015</em> de<strong> Casino Music</strong>), noirceur gothique (<em>Le Jour se lève</em> de <strong>Visible</strong>).</p>
<p>Des 14 titres de <em>Bippp</em>, nous en avons retenu quatre. Tout d&#8217;abord <em>Contagion </em>des sarcastiques <strong>À trois dans les WC</strong>, titre quasi politique et nihiliste à souhait comme le voulait l&#8217;époque. Le point de vue d&#8217;un aliéné donne à  <em>Je t&#8217;écris d&#8217;un pays</em> des <strong>Visiteurs du soir</strong> une froideur aussi poétique que glaçante. Un climat caractéristique qui baigne également <em>Polaroïd/Roman/Photo</em> de <strong>Ruth </strong>et <em>Pretty Day</em> de <strong>Marie Moor</strong>, deux complaintes synthétiques marquées par la fascination des machines et l&#8217;amour impossible&#8230; voilà, tout y est pour se figurer un moment historique et musical, aussi méconnu qu&#8217;inspirant.</p>
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		<title>From Russia with rock</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2009 21:58:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Handsome Furs]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore médiatiquement surexposée il y a à peine trois ans, la scène rock &#8220;indie&#8221; de Montréal serait, aux dires de nombreux chroniqueurs musicaux, en plein déclin. En effet, à l&#8217;exception de la locomotive Arcade Fire, la plupart des seconds albums des formations &#8220;phares&#8221; de cette scène sont plutôt passés inaperçus. La fameuse hype rock ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/handsome_furs-face_control-album_art.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-231" title="handsome_furs-face_control-album_art" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/handsome_furs-face_control-album_art.jpg" alt="handsome_furs-face_control-album_art" width="200" /></a>Encore médiatiquement surexposée il y a à peine trois ans, la scène rock &#8220;<em>indie</em>&#8221; de Montréal serait, aux dires de nombreux chroniqueurs musicaux, en plein déclin. En effet, à l&#8217;exception de la locomotive <strong>Arcade Fire</strong>, la plupart des seconds albums des formations &#8220;phares&#8221; de cette scène sont plutôt passés inaperçus. La fameuse <em>hype </em>rock ne serait donc plus domiciliée à Montréal ? Ce n&#8217;est pas une raison pour passer sous silence l&#8217;excellent deuxième disque des <strong>Handsome Furs</strong>, <em>Face Control</em>.</p>
<p>Le groupe est formé du couple Dan Boeckner/Alexei Perry, marié à la ville comme à la scène. Contrairement à la plupart de ces duos mixtes, c&#8217;est ici Monsieur qui chante et manie la guitare. Madame, également romancière, s&#8217;occupe des claviers. Si vous pensez avoir déjà entendu cette voix particulièrement expressive, vous ne vous trompez pas : Boeckner est également le chanteur de <strong>Wolf Parade</strong>, autre sensation montréalaise dont le premier album <em>Apologies Of The Queen Mary</em> avait fait grand bruit lors de sa sortie en 2005. Le premier effort des <strong>Handsome Furs</strong>, <em>Plague Park</em>, date quand à lui de 2007. Si ce projet pouvait au départ sembler parallèle à la carrière principale de Dan Boeckner, la qualité de <em>Face Control</em> laisse présager une toute nouvelle orientation &#8211; d&#8217;autant plus que le second album de <strong>Wolf Parade</strong>, <em>At Mount Zoomer</em> (2008), n&#8217;a remporté qu&#8217;un très modeste succès.</p>
<p>Les douze chansons de <em>Face Control</em> furent inspirés par une tournée récemment effectuée par le duo en Russie&#8230; d&#8217;où l&#8217;image plutôt inusitée de Vladimir Poutine ornant l&#8217;arrière de la pochette ! L&#8217;atmosphère parfumée de corruption, l&#8217;ambiance méfiante et les règles de sécurité héritées de l&#8217;URSS inspirèrent au couples des titres tels que <em>Nyet Spasiba</em> ou <em>Passport Kontrol</em>. Au premier abord, les admirateurs de <strong>Wolf Parade </strong>ne seront pas déboussolés par la proposition musicale des <strong>Handsome Furs</strong>. Les intonations de Boeckner, immédiatement reconnaissables, dominent des mélodies aussi pop que recherchées, parsemées de sonorités inusitées. L&#8217;omniprésence insistante du <em>drum machine</em>, manié par les deux membres du groupes, donne une couleur électro/industrielle à une majorité de chansons, ce qui confère au son des <strong>Handsome Furs </strong>une expression singulière. En guise d&#8217;encouragement à notre scène locale, voici donc trois extraits de <em>Face Control</em> dont le troisième, <em>I&#8217;m Confused</em>, pourrait bien à notre humble avis être sacré &#8220;chanson pop montréalaise&#8221; du printemps 2009.</p>
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		<title>Étincelles glam</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Mar 2009 22:59:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Rita Mitsouko (Les)]]></category>
		<category><![CDATA[Sparks]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous vous mentionnions dans notre précédent post le groupe créateur de la chanson Sherlock Holmes, à savoir les Sparks. Dans le monde merveilleusement flamboyant de la musique tendance glitter, ces derniers apparaissent parfois un peu dans l&#8217;ombre face aux imposants T. Rex, Roxy Music ou autres légendes du style David Bowie. Pourtant, le duo formé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/p16497g4k17.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-218" title="p16497g4k17" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/p16497g4k17.jpg" alt="p16497g4k17" width="200" /></a>Nous vous mentionnions dans notre précédent <em>post </em>le groupe créateur de la chanson <em>Sherlock Holmes</em>, à savoir les <strong>Sparks</strong>. Dans le monde merveilleusement flamboyant de la musique tendance <em>glitter</em>, ces derniers apparaissent parfois un peu dans l&#8217;ombre face aux imposants <strong>T. Rex</strong>, <strong>Roxy Music</strong> ou autres légendes du style <strong>David Bowie</strong>. Pourtant, le duo formé en 1970 par les frères Mael (Russell au chant et Ron aux claviers) demeure l&#8217;une des voix les plus originales, intéressantes et persistantes du <em>glam rock</em>.</p>
<p>Contrairement à la plupart de leurs homologues stylistiques, les <strong>Sparks </strong>sont américains, de Los Angeles plus précisément. Tout au long d&#8217;une carrière de presque quarante ans, ils ont enregistré plus de vingt albums studio tout en influençant durablement autant de groupes que de genres différents : tout un exploit pour une formation qui a toujours travaillé au sein de l&#8217;<em>underground</em> et de l&#8217;avant-garde. Initialement passionnés par le rock anglais <em>sixties, </em>les <strong>Sparks </strong>adoptent ensuite un son <em>glam </em>qui ne les quittera jamais totalement, même lors des expérimentations plus électroniques des années 1980. Impossible de les écouter sans être frappé par la voix étincelante de Russell Mael, vertigineuse dans les aigus, délicatement maniérée, à nulle autre pareille. En comparaison, son frère Ron se distingue par une attitude sérieuse et stoïque (mais tout aussi théâtrale), assortie d&#8217;une petite moustache à la Hitler. Tout comme leur musique, l&#8217;approche visuelle des <strong>Sparks </strong>se définit par une recherche esthétique constante&#8230; additionnée de beaucoup d&#8217;humour. Il suffit de contempler leurs pochettes d&#8217;albums, où le duo apparaît régulièrement sous forme de couple plus ou moins loufoque, pour s&#8217;en convaincre. Avec son allure androgyne, Russell Mael ne semble craindre aucun déguisement !</p>
<p>Immigrés en Angleterre en 1973, les Sparks y produisent <em>Kimono my house</em> (1974). Cet album leur vaut un véritable succès populaire lorsque l&#8217;incroyable <em>This Town Ain&#8217;t Big Enough For The Both Of Us</em> se hisse contre toute attente jusqu&#8217;à la deuxième place du palmarès brittanique. Devenue depuis un classique, cette chanson est caractéristique de l&#8217;incandescence pop des <strong>Sparks </strong>: instrumentation luxuriante, paroles ironiques, prouesses vocales et singularité quasi expérimentale. La méconnue <em>Lost And Found</em>, véritable perle <em>glam</em>, est quant à elle le <em>B-side</em> d&#8217;<em>Amateur Hour</em>, autre single issu du même album<em> </em>:<em> </em>une rareté à découvrir. Enfin, pour terminer, nous vous présentons l&#8217;une des nombreuses collaborations du groupe, celle-ci avec les <strong>Rita Mitsouko</strong>. En 1988, le duo français enregistre l&#8217;un des ses albums les plus pointus, <em>Marc et Robert</em>, incluant deux titres où le mariage des voix de Russell Mael et Catherine Ringer fait merveille. En lieu et place du succès <em>Singin&#8217; In The Shower</em>, nous avons décidé de vous présenter aujourd&#8217;hui la plus obscure <em>Live In Las Vegas </em>: un choix sophistiqué qui fait honneur à la démarche artistique inédite des <strong>Sparks</strong>.</p>
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		<title>Poland calling</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2009 23:20:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Cool Kids Of Death]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas un scandale, mais tout de même un fait : lorsqu&#8217;un groupe rock souhaite faire une carrière mondiale, il chante en anglais. Avec l&#8217;emploi de la &#8220;langue internationale&#8221;, les marchés s&#8217;ouvrent, le succès s&#8217;étend, et aussi (et surtout) les disques sont disponibles hors du marché local. En effet, pas toujours facile de se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/cool_k1.jpg"><img class="size-full wp-image-202 aligncenter" title="cool_k1" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/cool_k1.jpg" alt="cool_k1" width="500" height="360" /></a></p>
<p>Ce n&#8217;est pas un scandale, mais tout de même un fait : lorsqu&#8217;un groupe rock souhaite faire une carrière mondiale, il chante en anglais. Avec l&#8217;emploi de la &#8220;langue internationale&#8221;, les marchés s&#8217;ouvrent, le succès s&#8217;étend, et aussi (et surtout) les disques sont disponibles hors du marché local. En effet, pas toujours facile de se procurer du rock émergent en italien, finlandais ou japonais &#8211; à moins, bien sûr, de faire des recherches exhaustives sur place. C&#8217;est pourquoi il nous fait grand plaisir de vous présenter aujourd&#8217;hui un cas particulier venu d&#8217;Europe de l&#8217;est : <strong>Cool Kids Of Death</strong> est un groupe polonais qui, malgré leur nom dans la langue de Shakespeare, chante&#8230; en polonais.</p>
<p>Nous avons découvert le groupe simplement en synchronisant Eska Rock, sympathique station de radio de Varsovie. Formé en 2001, il a quatre albums à son actif, le seul en notre possession étant <em>2006</em>, paru la même année. La musique de <strong>Cool Kids Of Death </strong>est un rock assez radical mâtiné d&#8217;influences punk et post-punk. Le chant agressif de Krzysztof Ostrowski domine des guitares parfois hurlantes et toujours à l&#8217;avant-plan, créant des chansons très énergiques mais toujours mélodiques et dansantes. Et les paroles sont paraît-il à l&#8217;avenant : les membres du groupe sont en effet reconnus en Pologne pour incarner la voix publique de Generacja Nic (Generation Nothing), un &#8220;mouvement&#8221; social exprimant la colère et la frustration des jeunes du pays, englués dans les complications bureaucratiques et économiques de l&#8217;après-communisme. Les trois titres que nous vous présentons aujourd&#8217;hui sont tous tirés de <em>2006</em>, le troisième disque du groupe, qui prouve que <strong>Cool Kids Of Death </strong>présente plusieurs qualités non négligeables : une musique inspirée, un discours pertinent, et l&#8217;indiscutable originalité d&#8217;exprimer leur fureur rock dans leur langue maternelle. <em>Na zdrowie</em> !</p>
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		<itunes:summary>Ce n'est pas un scandale, mais tout de même un fait : lorsqu'un groupe rock souhaite faire une carrière mondiale, il chante en anglais. Avec l'emploi de la "langue internationale", les marchés s'ouvrent, le succès s'étend, et aussi (et surtout) les disques sont disponibles hors du marché local. En effet, pas toujours facile de se procurer du rock émergent en italien, finlandais ou japonais - à moins, bien sûr, de faire des recherches exhaustives sur place. C'est pourquoi il nous fait grand plaisir de vous présenter aujourd'hui un cas particulier venu d'Europe de l'est : Cool Kids Of Death est un groupe polonais qui, malgré leur nom dans la langue de Shakespeare, chante... en polonais.

Nous avons découvert le groupe simplement en synchronisant Eska Rock, sympathique station de radio de Varsovie. Formé en 2001, il a quatre albums à son actif, le seul en notre possession étant 2006, paru la même année. La musique de Cool Kids Of Death est un rock assez radical mâtiné d'influences punk et post-punk. Le chant agressif de Krzysztof Ostrowski domine des guitares parfois hurlantes et toujours à l'avant-plan, créant des chansons très énergiques mais toujours mélodiques et dansantes. Et les paroles sont paraît-il à l'avenant : les membres du groupe sont en effet reconnus en Pologne pour incarner la voix publique de Generacja Nic (Generation Nothing), un "mouvement" social exprimant la colère et la frustration des jeunes du pays, englués dans les complications bureaucratiques et économiques de l'après-communisme. Les trois titres que nous vous présentons aujourd'hui sont tous tirés de 2006, le troisième disque du groupe, qui prouve que Cool Kids Of Death présente plusieurs qualités non négligeables : une musique inspirée, un discours pertinent, et l'indiscutable originalité d'exprimer leur fureur rock dans leur langue maternelle. Na zdrowie !</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Musique de nuit</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 23:54:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Crystal Stilts]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;une des meilleures découvertes de la scène rock underground de 2008 fut sans conteste les Crystal Stilts. Initialement formé en 2003, ce groupe de New York a tout d&#8217;abord fait paraître deux EPs avant son premier album, le bien nommé Alight Of Night (2008). Ce disque, très bien accueilli par la critique, se retrouva sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/crystalstilts.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-185" title="crystalstilts" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/crystalstilts.jpg" alt="crystalstilts" width="200" height="200" /></a>L&#8217;une des meilleures découvertes de la scène rock <em>underground </em>de 2008 fut sans conteste les <strong>Crystal Stilts</strong>. Initialement formé en 2003, ce groupe de New York a tout d&#8217;abord fait paraître deux EPs avant son premier album, le bien nommé<em> Alight Of Night</em> (2008). Ce disque, très bien accueilli par la critique, se retrouva sur de nombreux &#8220;tops de l&#8217;année&#8221;. On comprend pourquoi: une fois appréciée, la musique enveloppante des <strong>Crystal Stilts </strong>est difficile à délaisser.</p>
<p>Aussi atmosphérique que pop, <em>Alight Of Night </em>distille des ambiances mélancoliques et tendues rappelant immédiatement à notre mémoire les grands noms du cold-wave : <strong>Joy Division</strong> bien sûr, mais aussi le <strong>The Cure</strong> de la première époque et <strong>Magazine</strong>. Les <strong>Crystal Stilts </strong>reprennent ainsi les basses hypnotiques et des claviers pleins de nuages qui ont fait la gloire de cette époque. Ils reprennent aussi parfois une certaine urgence agressive propre au post-punk, mais toujours tempérée par la langueur et le <em>spleen</em>. L&#8217;album est ainsi composé de mélopées glauques et langoureuses mais aussi de perles tranquillement pop faisant parfois la part belle à une utilisation inspirée de la distorsion. Au-dessus de ces multiples masses mélodique brille la voix du chanteur Brad Hargett, lointaine et voilée, à la manière du Jim Reid de <strong>Jesus and Mary Chain</strong>.</p>
<p>Toutes ces influences prestigieuses paraissent toutefois parfaitement digérées par le groupe, dont la musique s&#8217;élève toujours au-dessus du pastiche. Les trois chansons choisies représentent bien les différentes facettes du premier effort des <strong>Crystal Stilts</strong> : d&#8217;une noirceur atmosphérique avec<em> Graveyard Orbit</em>, énergiques avec le rythme lancinant de la chanson éponyme<em> Crystal Stilts</em>, et enfin délicats et raffinés avec la plus pop <em>Prismatic Room</em>.</p>
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		<itunes:subtitle>L'une des meilleures découvertes de la scène rock underground de 2008 fut sans conteste les Crystal Stilts. Initialement formé en 2003, ce groupe de New ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>L'une des meilleures découvertes de la scène rock underground de 2008 fut sans conteste les Crystal Stilts. Initialement formé en 2003, ce groupe de New York a tout d'abord fait paraître deux EPs avant son premier album, le bien nommé Alight Of Night (2008). Ce disque, très bien accueilli par la critique, se retrouva sur de nombreux "tops de l'année". On comprend pourquoi: une fois appréciée, la musique enveloppante des Crystal Stilts est difficile à délaisser.

Aussi atmosphérique que pop, Alight Of Night distille des ambiances mélancoliques et tendues rappelant immédiatement à notre mémoire les grands noms du cold-wave : Joy Division bien sûr, mais aussi le The Cure de la première époque et Magazine. Les Crystal Stilts reprennent ainsi les basses hypnotiques et des claviers pleins de nuages qui ont fait la gloire de cette époque. Ils reprennent aussi parfois une certaine urgence agressive propre au post-punk, mais toujours tempérée par la langueur et le spleen. L'album est ainsi composé de mélopées glauques et langoureuses mais aussi de perles tranquillement pop faisant parfois la part belle à une utilisation inspirée de la distorsion. Au-dessus de ces multiples masses mélodique brille la voix du chanteur Brad Hargett, lointaine et voilée, à la manière du Jim Reid de Jesus and Mary Chain.

Toutes ces influences prestigieuses paraissent toutefois parfaitement digérées par le groupe, dont la musique s'élève toujours au-dessus du pastiche. Les trois chansons choisies représentent bien les différentes facettes du premier effort des Crystal Stilts : d'une noirceur atmosphérique avec Graveyard Orbit, énergiques avec le rythme lancinant de la chanson éponyme Crystal Stilts, et enfin délicats et raffinés avec la plus pop Prismatic Room.</itunes:summary>
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		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Nouveaux courtisans au royaume de la pop</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 00:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Courteeners (The)]]></category>

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		<description><![CDATA[La tradition semble désormais bien établie: chaque fois qu&#8217;un groupe rock-pop-indie (rayez la mention inutile) voit le jour sous le ciel brumeux de la Grande-Bretagne, les comparaisons avec les chantres du &#8220;nouveau rock&#8221; pleuvent. Qui plus est, ces comparaisons, envahissantes et handicapantes, se font toujours au détriment des nouveaux venus qui se voient illico reprocher [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/the-courteeners-st-jude-431605.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-164" title="the-courteeners-st-jude-431605" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/the-courteeners-st-jude-431605.jpg" alt="the-courteeners-st-jude-431605" width="200" height="200" /></a>La tradition semble désormais bien établie: chaque fois qu&#8217;un groupe <em>rock-pop-indie</em> (rayez la mention inutile) voit le jour sous le ciel brumeux de la Grande-Bretagne, les comparaisons avec les chantres du &#8220;nouveau rock&#8221; pleuvent. Qui plus est, ces comparaisons, envahissantes et handicapantes, se font toujours au détriment des nouveaux venus qui se voient illico reprocher de ne pas avoir réalisé leur disque cinq ans plus tôt ! Trêve de débats inutiles: contrairement à  la majorité des journalistes musicaux, les auteurs de ce blogue ne croient pas que l&#8217;essence du rock britannique date de la naissance de <strong><a href="http://www.blackoutmusique.com/tag/franz-ferdinand/">Franz Ferdinand</a></strong>. Car si la flamboyance du quintette écossais peut parfois faire du tort à ses voisins, elle n&#8217;en réduit pas leur pertinence pour autant&#8230;</p>
<p>Ainsi, saluons bien bas la venue de <strong>The Courteeners</strong>. Formé en 2006 au sein de la toujours prolifique ville de Manchester, le groupe a fait paraître son premier album<em> St. Jude</em> en avril dernier. C&#8217;est seulement maintenant que ce disque fort bien reçu traverse l&#8217;Atlantique. Pour notre plus grand bonheur, la musique des <strong>Courteeners</strong> reprend à peu près tout ce que l&#8217;on aime dans la très longue lignée qu&#8217;échafaude la pop anglaise depuis les années 1960. Bien sûr, les influences pleuvent, se répondent et se juxtaposent: dans le chant légèrement rauque et agressif de Liam Fray, l&#8217;on peut entrevoir les belles années du <em>punk</em>; dans la flamboyance des orchestrations se dessine le <em>brit pop </em>à tendance<em> glam</em> cher à <strong>Pulp</strong>; la préciosité des mélodies évoque sans vergogne <strong>Belle et Sebastian</strong>. Quant à la mélancolie douce qui se dégage de l&#8217;ensemble, elle est sans conteste héritée des grands frères les <strong>Smiths</strong>. Le roi <strong>Morrissey </strong>lui-même aurait d&#8217;ailleurs officiellement adoubé <strong>The Courteeners</strong>, d&#8217;abord en interprétant leur single <em>What took you so long ?</em> puis en les invitant sur scène pour sa prochaine tournée nord-américaine.</p>
<p>Bref, du terrain connu mais du bonbon. Les trois titres choisis sont évidemment tirés de <em> St. Jude</em>, premier effort qui devrait d&#8217;ailleurs avoir un successeur au cours de la prochaine année. Si <em>Cavorting </em>fut le premier single du groupe en 2007, <em>What took you so long ? </em>fut celui qui obtint le plus grand succès au palmarès anglais. La troisième chanson <em>Please don&#8217;t</em> est quant à elle un véritable coup de coeur, un petit bijou de nostalgie ensoleillée particulièrement réussi&#8230; et si profondément anglais.</p>
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		<title>Ah ! Melody</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2009 00:43:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Melody Club]]></category>

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		<description><![CDATA[Après des dizaines et des dizaines d&#8217;années de refrains accrocheurs, de riffs assassins et de chants mélodieux, il faut bien se rendre à l&#8217;évidence: la magie de la pop, les scandinaves l&#8217;ont dans le sang. De la grande époque du disco 70 avec Abba à celle du dance 90 avec Aqua, les hits venus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/2027211.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-155" title="2027211" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/2027211.jpg" alt="2027211" width="200" /></a>Après des dizaines et des dizaines d&#8217;années de refrains accrocheurs, de <em>riffs </em>assassins et de chants mélodieux, il faut bien se rendre à l&#8217;évidence: la magie de la pop, les scandinaves l&#8217;ont dans le sang. De la grande époque du disco 70 avec <strong>Abba </strong>à celle du <em>dance </em>90 avec <strong>Aqua</strong>, les hits venus de l&#8217;Europe du nord s&#8217;additionnent à la chaîne, affichant sans relâche un savoir-faire impeccable&#8230; additionné d&#8217;une bonne dose de sucre. Mais ne boudons pas notre plaisir: si cette pop venue du froid revendique un entrain et une démarche artistique accrocheuse souvent à la limite du mauvais goût, il est généralement impossible de rester de glace face à l&#8217;efficacité de ses mélodies.</p>
<p>C&#8217;est tout à fait dans cette lignée que l&#8217;on retrouve un groupe demeurant encore peu connu en Amérique du nord malgré trois albums à leur actif: <strong>Melody Club</strong>. Venue de Suède et formée en 2000, cette formation propose un son irrésistible d&#8217;une qualité impressionnante. Aussi disco que synthétique, leur musique semble écrite pour provoquer chez l&#8217;auditeur une addiction quasi incurable&#8230; Rythmes imparables, paroles simples ponctuées de<em> oh yeah</em>, envolées de synthétiseurs et esthétique androgyno-glam : voici une recette à haute teneur en frivolité qui réussit l&#8217;exploit de transcender le manvais goût par la qualité de sa production et de son écriture. Voici sans contredit  la vraie pop dans toute sa splendeur, colorée à l&#8217;extrême, tonitruante et rafraîchissante.</p>
<p><strong>Melody Club </strong>étant une véritable usine à <em>hits</em>, faire un choix parmi leurs titres s&#8217;avère difficile; nous vous présentons cependant trois chansons particulièrement séduisantes. <em>Palace Station</em> (single initial du groupe) et <em>Electric </em>sont tirés du premier album <em>Music Machine</em>, paru en 2002. <em>Fever Fever</em>, titre à la production encore plus calibrée &#8220;grand public&#8221;, nous vient quant à lui du troisième disque <em>Scream </em>(2006). Et ce n&#8217;est pas fini: le site internet officiel indique en effet que le groupe enregistre actuellement son quatrième album. En attendant, voici ces quelques sucreries et bonne année 2009 !</p>
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		<itunes:summary>Après des dizaines et des dizaines d'années de refrains accrocheurs, de riffs assassins et de chants mélodieux, il faut bien se rendre à l'évidence: la magie de la pop, les scandinaves l'ont dans le sang. De la grande époque du disco 70 avec Abba à celle du dance 90 avec Aqua, les hits venus de l'Europe du nord s'additionnent à la chaîne, affichant sans relâche un savoir-faire impeccable... additionné d'une bonne dose de sucre. Mais ne boudons pas notre plaisir: si cette pop venue du froid revendique un entrain et une démarche artistique accrocheuse souvent à la limite du mauvais goût, il est généralement impossible de rester de glace face à l'efficacité de ses mélodies.

C'est tout à fait dans cette lignée que l'on retrouve un groupe demeurant encore peu connu en Amérique du nord malgré trois albums à leur actif: Melody Club. Venue de Suède et formée en 2000, cette formation propose un son irrésistible d'une qualité impressionnante. Aussi disco que synthétique, leur musique semble écrite pour provoquer chez l'auditeur une addiction quasi incurable... Rythmes imparables, paroles simples ponctuées de oh yeah, envolées de synthétiseurs et esthétique androgyno-glam : voici une recette à haute teneur en frivolité qui réussit l'exploit de transcender le manvais goût par la qualité de sa production et de son écriture. Voici sans contredit  la vraie pop dans toute sa splendeur, colorée à l'extrême, tonitruante et rafraîchissante.

Melody Club étant une véritable usine à hits, faire un choix parmi leurs titres s'avère difficile; nous vous présentons cependant trois chansons particulièrement séduisantes. Palace Station (single initial du groupe) et Electric sont tirés du premier album Music Machine, paru en 2002. Fever Fever, titre à la production encore plus calibrée "grand public", nous vient quant à lui du troisième disque Scream (2006). Et ce n'est pas fini: le site internet officiel indique en effet que le groupe enregistre actuellement son quatrième album. En attendant, voici ces quelques sucreries et bonne année 2009 !</itunes:summary>
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		<title>Le continent noir de Wall Of Voodoo</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Dec 2008 00:11:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Wall Of Voodoo]]></category>

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		<description><![CDATA[La new wave a parfois engendré de bien étranges enfants&#8230; La perception de l&#8217;œuvre de Wall Of Voodoo se limite ainsi généralement à la célèbre Mexican Radio, chanson à succès qui apparait régulièrement sur les compilations dédiées aux années 1980. Contrairement à la grande majorité des artistes new wave de l&#8217;époque, les membres de Wall [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/wall-o1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-136" title="wall-o1" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/wall-o1.jpg" alt="wall-o1" /></a>La <em>new wave</em> a parfois engendré de bien étranges enfants&#8230; La perception de l&#8217;œuvre de <strong>Wall Of Voodoo </strong>se limite ainsi généralement à la célèbre <em>Mexican Radio</em>, chanson à succès qui apparait régulièrement sur les compilations dédiées aux années 1980. Contrairement à la grande majorité des artistes <em>new wave</em> de l&#8217;époque, les membres de <strong>Wall Of Voodoo</strong> ne sont pas britanniques mais bien américains. Leur carrière fut courte et particulièrement chaotique, marquée par les problèmes relationnels et l&#8217;abus de substances illicites. De ce fait la musique, particulièrement éclectique et à mille lieues de la pop commerciale, ne quitta jamais réellement les milieux de l&#8217;<em>underground&#8230;</em> pour le plus grand bonheur des amateurs de curiosités dont nous faisons évidemment partie.</p>
<p>Fondé à Los Angeles à la toute fin des années 1970, le groupe lança un premier EP en 1980, enregistrement éponyme remarqué pour son <em>cover </em>iconoclaste du fameux <em>Ring of Fire</em> de Johnny Cash. Sous la plume de <strong>Wall Of Voodoo</strong>, ce standard du country se transformait en effet en une mélopée gothique et atmosphérique, noyée sous une pluie glacée de synthétiseurs lugubres et surplombée par la voix sépulcrale du chanteur Stan Ridgway.</p>
<p>Le premier album complet du groupe, le bien nommé <em>Dark Continent</em>, vit le jour l&#8217;année suivante. Écouter ce disque aujourd&#8217;hui, c&#8217;est redécouvrir une <em>new wave</em> qui n&#8217;a pas vieilli d&#8217;une ride. Débarrassé de tous les oripeaux ringards qui, si souvent, font sonner les enregistrements de cette époque comme horriblement datés, le son de <strong>Wall Of Voodoo </strong>se révèle tout particulier, fondamentalement audacieux et original. Malgré la présence indéniable de composantes classiques de la <em>new wave</em> telles qu&#8217;une basse hypnotique ou une batterie robotiquement rythmée, cette musique possède un je-ne-sais-quoi d&#8217;étrange et d&#8217;iconoclaste. L&#8217;utilisation expressive des possibilités du synthétiseur force l&#8217;admiration, tout comme la théâtralité extrême de l&#8217;instrumentation et du traitement de la voix, toujours résolument du côté <em>dark</em>.</p>
<p>Après la parution de leur deuxième album <em>Call of the West</em> (1983), qui incluait leur plus grand succès radiophonique <em>Mexican Radio</em>, le groupe alterna séparations et enregistrements impromptus qui ne trouvèrent jamais réellement leur public. Pour l&#8217;amateur d&#8217;aujourd&#8217;hui, l&#8217;exhumation de la musique <strong>Wall Of Voodoo </strong>constitue un plaisir étrange et particulièrement enthousiasmant. En voici donc une petite sélection, principalement tirée de l&#8217;excellent <em>Dark Continent.</em></p>
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		<itunes:summary>La new wave a parfois engendré de bien étranges enfants... La perception de l'œuvre de Wall Of Voodoo se limite ainsi généralement à la célèbre Mexican Radio, chanson à succès qui apparait régulièrement sur les compilations dédiées aux années 1980. Contrairement à la grande majorité des artistes new wave de l'époque, les membres de Wall Of Voodoo ne sont pas britanniques mais bien américains. Leur carrière fut courte et particulièrement chaotique, marquée par les problèmes relationnels et l'abus de substances illicites. De ce fait la musique, particulièrement éclectique et à mille lieues de la pop commerciale, ne quitta jamais réellement les milieux de l'underground... pour le plus grand bonheur des amateurs de curiosités dont nous faisons évidemment partie.

Fondé à Los Angeles à la toute fin des années 1970, le groupe lança un premier EP en 1980, enregistrement éponyme remarqué pour son cover iconoclaste du fameux Ring of Fire de Johnny Cash. Sous la plume de Wall Of Voodoo, ce standard du country se transformait en effet en une mélopée gothique et atmosphérique, noyée sous une pluie glacée de synthétiseurs lugubres et surplombée par la voix sépulcrale du chanteur Stan Ridgway.

Le premier album complet du groupe, le bien nommé Dark Continent, vit le jour l'année suivante. Écouter ce disque aujourd'hui, c'est redécouvrir une new wave qui n'a pas vieilli d'une ride. Débarrassé de tous les oripeaux ringards qui, si souvent, font sonner les enregistrements de cette époque comme horriblement datés, le son de Wall Of Voodoo se révèle tout particulier, fondamentalement audacieux et original. Malgré la présence indéniable de composantes classiques de la new wave telles qu'une basse hypnotique ou une batterie robotiquement rythmée, cette musique possède un je-ne-sais-quoi d'étrange et d'iconoclaste. L'utilisation expressive des possibilités du synthétiseur force l'admiration, tout comme la théâtralité extrême de l'instrumentation et du traitement de la voix, toujours résolument du côté dark.

Après la parution de leur deuxième album Call of the West (1983), qui incluait leur plus grand succès radiophonique Mexican Radio, le groupe alterna séparations et enregistrements impromptus qui ne trouvèrent jamais réellement leur public. Pour l'amateur d'aujourd'hui, l'exhumation de la musique Wall Of Voodoo constitue un plaisir étrange et particulièrement enthousiasmant. En voici donc une petite sélection, principalement tirée de l'excellent Dark Continent.</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Cabaret trash à l&#8217;Usine C avec les Tiger Lillies</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Oct 2008 20:59:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;actualité sera chargée dans la section &#8220;concerts&#8221; la semaine prochaine puisque, outre Jeans Team le 27 octobre (voir post précédent), Montréal aura le privilège d&#8217;accueillir de la grande visite: les Tiger Lillies. Ce trio anglais est l&#8217;un des rares groupes qui peuvent actuellement se targuer de proposer une musique réellement originale. Formé en 1989 par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/tiger-lillies.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-104" title="tiger-lillies" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/tiger-lillies.jpg" alt="" width="200" /></a>L&#8217;actualité sera chargée dans la section &#8220;concerts&#8221; la semaine prochaine puisque, outre Jeans Team le 27 octobre (voir post précédent), Montréal aura le privilège d&#8217;accueillir de la grande visite: les <strong>Tiger Lillies</strong>. Ce trio anglais est l&#8217;un des rares groupes qui peuvent actuellement se targuer de proposer une musique réellement originale. Formé en 1989 par Martyn Jacques, Adrian Huge et Adrian Stout, le groupe n&#8217;avance pas moins de 22 albums. Leur style, inimitable, profondément baroque et outrancier, pourrait être qualifié de &#8220;dark cabaret&#8221;, même si ces épithètes demeurent fortement réductrices. Dominés par l&#8217;incroyable voix de castrat de Jacques, leurs chansons mêlent allègrement influences swing, gypsy ou classiques, le tout accompagné de paroles provocatrices, comique ou horribles: des <em>lyrics </em>sous haute influence gothique façon XIXe siècle où l&#8217;ont croise prostituées vénales, tueurs en série, animaux parlants et monstres divers.</p>
<p>Maîtres des albums-concept, les Tiger Lillies ont également enregistré en 1998 un opéra intitulé <em>Shockheaded Peter</em> qui leur valu une tournée triomphale à travers le monde. En concert, leur allure grotesque et surréaliste, accumulant les références littéraires et cinématographiques, devrait prendre toute son ampleur. Toujours provocteur et profondément unique, le groupe vient maintenant présenter à Montréal son nouvel album, <em>Seven Deadly Sins</em>, <a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/z0375647308.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-105" title="z0375647308" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/z0375647308.jpg" alt="" /></a>une variation décoiffante autour du mythe des sept péchés capitaux. En voici trois extraits, en prévision d&#8217;une soirée qui promet d&#8217;être mémorable !</p>
<p>Les Tiger Lillies seront à l&#8217;Usine C, une salle qui sied si bien à leur théâtralité, le lundi 27 et le mardi 28 octobre.</p>
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		<itunes:summary>L'actualité sera chargée dans la section "concerts" la semaine prochaine puisque, outre Jeans Team le 27 octobre (voir post précédent), Montréal aura le privilège d'accueillir de la grande visite: les Tiger Lillies. Ce trio anglais est l'un des rares groupes qui peuvent actuellement se targuer de proposer une musique réellement originale. Formé en 1989 par Martyn Jacques, Adrian Huge et Adrian Stout, le groupe n'avance pas moins de 22 albums. Leur style, inimitable, profondément baroque et outrancier, pourrait être qualifié de "dark cabaret", même si ces épithètes demeurent fortement réductrices. Dominés par l'incroyable voix de castrat de Jacques, leurs chansons mêlent allègrement influences swing, gypsy ou classiques, le tout accompagné de paroles provocatrices, comique ou horribles: des lyrics sous haute influence gothique façon XIXe siècle où l'ont croise prostituées vénales, tueurs en série, animaux parlants et monstres divers.

Maîtres des albums-concept, les Tiger Lillies ont également enregistré en 1998 un opéra intitulé Shockheaded Peter qui leur valu une tournée triomphale à travers le monde. En concert, leur allure grotesque et surréaliste, accumulant les références littéraires et cinématographiques, devrait prendre toute son ampleur. Toujours provocteur et profondément unique, le groupe vient maintenant présenter à Montréal son nouvel album, Seven Deadly Sins, une variation décoiffante autour du mythe des sept péchés capitaux. En voici trois extraits, en prévision d'une soirée qui promet d'être mémorable !

Les Tiger Lillies seront à l'Usine C, une salle qui sied si bien à leur théâtralité, le lundi 27 et le mardi 28 octobre.</itunes:summary>
		<itunes:keywords>Concerts, Musique</itunes:keywords>
		<itunes:author>georges.dimitrov@gmail.com</itunes:author>
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		<title>Berlin brûle-t-il ?</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 23:31:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/diewelleposter2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-88" title="diewelleposter2" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/diewelleposter2.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Le Festival des Films du Monde est maintenant terminé, et parmi la moisson des œuvres plus ou moins discutables, il convient de signaler une perle : <strong><em>Die Welle</em></strong>. Le « nouveau cinéma » de langue allemande, qui depuis quelques années à définitivement le vent dans les voiles (deux Oscars du meilleur film étranger deux années de suite, pour <em>La Vie des autres</em> de Florian Henckel Von Donnersmarck et <em>Les Faussaires</em> de Stefan Rozowitzky !) nous offre maintenant ce film de Dennis Gansel, dont les droits ont visiblement déjà été achetés par Alliance Atlantis Vivafilm. Le récit de <em>Die Welle</em> (la vague) prend pour point de départ un professeur anticonformiste mandaté pour enseigner à ses élèves du secondaire le concept d’autocratie. Le cours, qui passe rapidement du théorique au pratique, donnera naissance à un véritable mouvement aux tendances fascisantes, révélant les tendances autoritaires et intolérantes d’un groupe de jeunes aux origines pourtant très variées. Le film, monté de façon particulièrement énergique, est très réussi. Il propose un bon mélange entre l’œuvre adolescente rythmée et le propos de société sérieux, dont les répercussions possibles font froid dans le dos.</p>
<p>Et que vient faire la musique dans tout cela ? C’est que le personnage du professeur, incarné avec talent par Jürgen Vogel, est un ancien punk passionné d’anarchie, qui possède une collection impressionnante de t-shirts rock allant des <strong>Clash </strong>au <strong>Ramones</strong>. La séquence d’ouverture du film nous le présente d’ailleurs en route vers l’école, au volant de sa voiture, chantant à tue-tête <em>Rock’n’Roll High School</em> : une chanson plutôt appropriée pour l’occasion… En lieu et place de la version des « faux frères » <strong>Ramones</strong>, <em>Die Welle</em> fait plutôt honneur à un <em>cover</em> du groupe punk allemand <strong>El*ke</strong>. Une version très proche de l’originale, mais avec l’énergie et la force du son d’aujourd’hui. Une petite curiosité !</p>
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		<itunes:summary>Le Festival des Films du Monde est maintenant terminé, et parmi la moisson des œuvres plus ou moins discutables, il convient de signaler une perle : Die Welle. Le « nouveau cinéma » de langue allemande, qui depuis quelques années à définitivement le vent dans les voiles (deux Oscars du meilleur film étranger deux années de suite, pour La Vie des autres de Florian Henckel Von Donnersmarck et Les Faussaires de Stefan Rozowitzky !) nous offre maintenant ce film de Dennis Gansel, dont les droits ont visiblement déjà été achetés par Alliance Atlantis Vivafilm. Le récit de Die Welle (la vague) prend pour point de départ un professeur anticonformiste mandaté pour enseigner à ses élèves du secondaire le concept d’autocratie. Le cours, qui passe rapidement du théorique au pratique, donnera naissance à un véritable mouvement aux tendances fascisantes, révélant les tendances autoritaires et intolérantes d’un groupe de jeunes aux origines pourtant très variées. Le film, monté de façon particulièrement énergique, est très réussi. Il propose un bon mélange entre l’œuvre adolescente rythmée et le propos de société sérieux, dont les répercussions possibles font froid dans le dos.

Et que vient faire la musique dans tout cela ? C’est que le personnage du professeur, incarné avec talent par Jürgen Vogel, est un ancien punk passionné d’anarchie, qui possède une collection impressionnante de t-shirts rock allant des Clash au Ramones. La séquence d’ouverture du film nous le présente d’ailleurs en route vers l’école, au volant de sa voiture, chantant à tue-tête Rock’n’Roll High School : une chanson plutôt appropriée pour l’occasion… En lieu et place de la version des « faux frères » Ramones, Die Welle fait plutôt honneur à un cover du groupe punk allemand El*ke. Une version très proche de l’originale, mais avec l’énergie et la force du son d’aujourd’hui. Une petite curiosité !</itunes:summary>
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		<title>Patrik et les Brutes à Traffic le mercredi 30 juillet !</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 03:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zoé Starchild</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quiconque a assidûment fréquenté le nightlife rock montréalais des dernières&#8230; allons disons dix années, ne peut pas être passé à côté de Plastik Patrik. DJ, animateur de soirées, organisateur de spectacles et d&#8217;événements, les talents du flamboyant personnage sont multiples. En plus d&#8217;avoir été le DJ résident des soirées Panic les vendredis soirs au Saphir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/s320x2401.jpg"><img class="size-medium wp-image-72 alignleft" title="s320x2401" src="http://www.blackoutmusique.com/wp-content/uploads/s320x2401.jpg" alt="" width="152" height="240" /></a>Quiconque a assidûment fréquenté le <em>nightlife </em>rock montréalais des dernières&#8230; allons disons dix années, ne peut pas être passé à côté de <strong>Plastik Patrik</strong>. DJ, animateur de soirées, organisateur de spectacles et d&#8217;événements, les talents du flamboyant personnage sont multiples. En plus d&#8217;avoir été le DJ résident des soirées Panic les vendredis soirs au Saphir pendant sept ans, <strong>Plastik Patrik</strong> fut également le grand manitou de l&#8217;unique <em>happening </em>rock underground du festival Divers/Cité, la regrettée scène SexGarage. Celle-ci revit cependant cette année sous un nouveau nom, Traffic, et avec comme maître de cérémonie un autre montréalais nouvellement berlinois, également fort doué pour la musique et les paillettes : <strong>Frigid</strong>. Traffic édition 2008 tiendra place ce mercredi le 30 juillet avec un invité de marque, <strong>Plastik Patrik </strong>lui-même, accompagné de son nouveau projet musical<strong> Patrik et les Brutes</strong>.<strong> </strong>Le tout récent groupe n&#8217;a pas encore d&#8217;album officiel, mais offre déjà des spectacles rock-punk-glam remplis d&#8217;énergie et de charisme, évidemment en grande partie grâce au magnétisme de son <em>leader</em>. Voici ainsi en primeur trois chansons marquées par une urgence pop irrésistible&#8230;</p>
<p><strong>Événement Traffic à Divers/Cité : </strong>mercredi 30 juillet à partir de 18hrs (scène Loto-Québec, parc Émilie-Gamelin), avec <strong>The Cliks, </strong><strong>Patrik et les Brutes, </strong><strong>Hunter Valentine et DJ Frigid.<br />
</strong></p>
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