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From Russia with rock

handsome_furs-face_control-album_artEncore médiatiquement surexposée il y a à peine trois ans, la scène rock “indie” de Montréal serait, aux dires de nombreux chroniqueurs musicaux, en plein déclin. En effet, à l’exception de la locomotive Arcade Fire, la plupart des seconds albums des formations “phares” de cette scène sont plutôt passés inaperçus. La fameuse hype rock ne serait donc plus domiciliée à Montréal ? Ce n’est pas une raison pour passer sous silence l’excellent deuxième disque des Handsome Furs, Face Control.

Le groupe est formé du couple Dan Boeckner/Alexei Perry, marié à la ville comme à la scène. Contrairement à la plupart de ces duos mixtes, c’est ici Monsieur qui chante et manie la guitare. Madame, également romancière, s’occupe des claviers. Si vous pensez avoir déjà entendu cette voix particulièrement expressive, vous ne vous trompez pas : Boeckner est également le chanteur de Wolf Parade, autre sensation montréalaise dont le premier album Apologies Of The Queen Mary avait fait grand bruit lors de sa sortie en 2005. Le premier effort des Handsome Furs, Plague Park, date quand à lui de 2007. Si ce projet pouvait au départ sembler parallèle à la carrière principale de Dan Boeckner, la qualité de Face Control laisse présager une toute nouvelle orientation – d’autant plus que le second album de Wolf Parade, At Mount Zoomer (2008), n’a remporté qu’un très modeste succès.

Les douze chansons de Face Control furent inspirés par une tournée récemment effectuée par le duo en Russie… d’où l’image plutôt inusitée de Vladimir Poutine ornant l’arrière de la pochette ! L’atmosphère parfumée de corruption, l’ambiance méfiante et les règles de sécurité héritées de l’URSS inspirèrent au couples des titres tels que Nyet Spasiba ou Passport Kontrol. Au premier abord, les admirateurs de Wolf Parade ne seront pas déboussolés par la proposition musicale des Handsome Furs. Les intonations de Boeckner, immédiatement reconnaissables, dominent des mélodies aussi pop que recherchées, parsemées de sonorités inusitées. L’omniprésence insistante du drum machine, manié par les deux membres du groupes, donne une couleur électro/industrielle à une majorité de chansons, ce qui confère au son des Handsome Furs une expression singulière. En guise d’encouragement à notre scène locale, voici donc trois extraits de Face Control dont le troisième, I’m Confused, pourrait bien à notre humble avis être sacré “chanson pop montréalaise” du printemps 2009.

Étincelles glam

p16497g4k17Nous vous mentionnions dans notre précédent post le groupe créateur de la chanson Sherlock Holmes, à savoir les Sparks. Dans le monde merveilleusement flamboyant de la musique tendance glitter, ces derniers apparaissent parfois un peu dans l’ombre face aux imposants T. Rex, Roxy Music ou autres légendes du style David Bowie. Pourtant, le duo formé en 1970 par les frères Mael (Russell au chant et Ron aux claviers) demeure l’une des voix les plus originales, intéressantes et persistantes du glam rock.

Contrairement à la plupart de leurs homologues stylistiques, les Sparks sont américains, de Los Angeles plus précisément. Tout au long d’une carrière de presque quarante ans, ils ont enregistré plus de vingt albums studio tout en influençant durablement autant de groupes que de genres différents : tout un exploit pour une formation qui a toujours travaillé au sein de l’underground et de l’avant-garde. Initialement passionnés par le rock anglais sixties, les Sparks adoptent ensuite un son glam qui ne les quittera jamais totalement, même lors des expérimentations plus électroniques des années 1980. Impossible de les écouter sans être frappé par la voix étincelante de Russell Mael, vertigineuse dans les aigus, délicatement maniérée, à nulle autre pareille. En comparaison, son frère Ron se distingue par une attitude sérieuse et stoïque (mais tout aussi théâtrale), assortie d’une petite moustache à la Hitler. Tout comme leur musique, l’approche visuelle des Sparks se définit par une recherche esthétique constante… additionnée de beaucoup d’humour. Il suffit de contempler leurs pochettes d’albums, où le duo apparaît régulièrement sous forme de couple plus ou moins loufoque, pour s’en convaincre. Avec son allure androgyne, Russell Mael ne semble craindre aucun déguisement !

Immigrés en Angleterre en 1973, les Sparks y produisent Kimono my house (1974). Cet album leur vaut un véritable succès populaire lorsque l’incroyable This Town Ain’t Big Enough For The Both Of Us se hisse contre toute attente jusqu’à la deuxième place du palmarès brittanique. Devenue depuis un classique, cette chanson est caractéristique de l’incandescence pop des Sparks : instrumentation luxuriante, paroles ironiques, prouesses vocales et singularité quasi expérimentale. La méconnue Lost And Found, véritable perle glam, est quant à elle le B-side d’Amateur Hour, autre single issu du même album : une rareté à découvrir. Enfin, pour terminer, nous vous présentons l’une des nombreuses collaborations du groupe, celle-ci avec les Rita Mitsouko. En 1988, le duo français enregistre l’un des ses albums les plus pointus, Marc et Robert, incluant deux titres où le mariage des voix de Russell Mael et Catherine Ringer fait merveille. En lieu et place du succès Singin’ In The Shower, nous avons décidé de vous présenter aujourd’hui la plus obscure Live In Las Vegas : un choix sophistiqué qui fait honneur à la démarche artistique inédite des Sparks.

Poland calling

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Ce n’est pas un scandale, mais tout de même un fait : lorsqu’un groupe rock souhaite faire une carrière mondiale, il chante en anglais. Avec l’emploi de la “langue internationale”, les marchés s’ouvrent, le succès s’étend, et aussi (et surtout) les disques sont disponibles hors du marché local. En effet, pas toujours facile de se procurer du rock émergent en italien, finlandais ou japonais – à moins, bien sûr, de faire des recherches exhaustives sur place. C’est pourquoi il nous fait grand plaisir de vous présenter aujourd’hui un cas particulier venu d’Europe de l’est : Cool Kids Of Death est un groupe polonais qui, malgré leur nom dans la langue de Shakespeare, chante… en polonais.

Nous avons découvert le groupe simplement en synchronisant Eska Rock, sympathique station de radio de Varsovie. Formé en 2001, il a quatre albums à son actif, le seul en notre possession étant 2006, paru la même année. La musique de Cool Kids Of Death est un rock assez radical mâtiné d’influences punk et post-punk. Le chant agressif de Krzysztof Ostrowski domine des guitares parfois hurlantes et toujours à l’avant-plan, créant des chansons très énergiques mais toujours mélodiques et dansantes. Et les paroles sont paraît-il à l’avenant : les membres du groupe sont en effet reconnus en Pologne pour incarner la voix publique de Generacja Nic (Generation Nothing), un “mouvement” social exprimant la colère et la frustration des jeunes du pays, englués dans les complications bureaucratiques et économiques de l’après-communisme. Les trois titres que nous vous présentons aujourd’hui sont tous tirés de 2006, le troisième disque du groupe, qui prouve que Cool Kids Of Death présente plusieurs qualités non négligeables : une musique inspirée, un discours pertinent, et l’indiscutable originalité d’exprimer leur fureur rock dans leur langue maternelle. Na zdrowie !

Musique de nuit

crystalstiltsL’une des meilleures découvertes de la scène rock underground de 2008 fut sans conteste les Crystal Stilts. Initialement formé en 2003, ce groupe de New York a tout d’abord fait paraître deux EPs avant son premier album, le bien nommé Alight Of Night (2008). Ce disque, très bien accueilli par la critique, se retrouva sur de nombreux “tops de l’année”. On comprend pourquoi: une fois appréciée, la musique enveloppante des Crystal Stilts est difficile à délaisser.

Aussi atmosphérique que pop, Alight Of Night distille des ambiances mélancoliques et tendues rappelant immédiatement à notre mémoire les grands noms du cold-wave : Joy Division bien sûr, mais aussi le The Cure de la première époque et Magazine. Les Crystal Stilts reprennent ainsi les basses hypnotiques et des claviers pleins de nuages qui ont fait la gloire de cette époque. Ils reprennent aussi parfois une certaine urgence agressive propre au post-punk, mais toujours tempérée par la langueur et le spleen. L’album est ainsi composé de mélopées glauques et langoureuses mais aussi de perles tranquillement pop faisant parfois la part belle à une utilisation inspirée de la distorsion. Au-dessus de ces multiples masses mélodique brille la voix du chanteur Brad Hargett, lointaine et voilée, à la manière du Jim Reid de Jesus and Mary Chain.

Toutes ces influences prestigieuses paraissent toutefois parfaitement digérées par le groupe, dont la musique s’élève toujours au-dessus du pastiche. Les trois chansons choisies représentent bien les différentes facettes du premier effort des Crystal Stilts : d’une noirceur atmosphérique avec Graveyard Orbit, énergiques avec le rythme lancinant de la chanson éponyme Crystal Stilts, et enfin délicats et raffinés avec la plus pop Prismatic Room.

Nouveaux courtisans au royaume de la pop

the-courteeners-st-jude-431605La tradition semble désormais bien établie: chaque fois qu’un groupe rock-pop-indie (rayez la mention inutile) voit le jour sous le ciel brumeux de la Grande-Bretagne, les comparaisons avec les chantres du “nouveau rock” pleuvent. Qui plus est, ces comparaisons, envahissantes et handicapantes, se font toujours au détriment des nouveaux venus qui se voient illico reprocher de ne pas avoir réalisé leur disque cinq ans plus tôt ! Trêve de débats inutiles: contrairement à  la majorité des journalistes musicaux, les auteurs de ce blogue ne croient pas que l’essence du rock britannique date de la naissance de Franz Ferdinand. Car si la flamboyance du quintette écossais peut parfois faire du tort à ses voisins, elle n’en réduit pas leur pertinence pour autant…

Ainsi, saluons bien bas la venue de The Courteeners. Formé en 2006 au sein de la toujours prolifique ville de Manchester, le groupe a fait paraître son premier album St. Jude en avril dernier. C’est seulement maintenant que ce disque fort bien reçu traverse l’Atlantique. Pour notre plus grand bonheur, la musique des Courteeners reprend à peu près tout ce que l’on aime dans la très longue lignée qu’échafaude la pop anglaise depuis les années 1960. Bien sûr, les influences pleuvent, se répondent et se juxtaposent: dans le chant légèrement rauque et agressif de Liam Fray, l’on peut entrevoir les belles années du punk; dans la flamboyance des orchestrations se dessine le brit pop à tendance glam cher à Pulp; la préciosité des mélodies évoque sans vergogne Belle et Sebastian. Quant à la mélancolie douce qui se dégage de l’ensemble, elle est sans conteste héritée des grands frères les Smiths. Le roi Morrissey lui-même aurait d’ailleurs officiellement adoubé The Courteeners, d’abord en interprétant leur single What took you so long ? puis en les invitant sur scène pour sa prochaine tournée nord-américaine.

Bref, du terrain connu mais du bonbon. Les trois titres choisis sont évidemment tirés de St. Jude, premier effort qui devrait d’ailleurs avoir un successeur au cours de la prochaine année. Si Cavorting fut le premier single du groupe en 2007, What took you so long ? fut celui qui obtint le plus grand succès au palmarès anglais. La troisième chanson Please don’t est quant à elle un véritable coup de coeur, un petit bijou de nostalgie ensoleillée particulièrement réussi… et si profondément anglais.

Ah ! Melody

2027211Après des dizaines et des dizaines d’années de refrains accrocheurs, de riffs assassins et de chants mélodieux, il faut bien se rendre à l’évidence: la magie de la pop, les scandinaves l’ont dans le sang. De la grande époque du disco 70 avec Abba à celle du dance 90 avec Aqua, les hits venus de l’Europe du nord s’additionnent à la chaîne, affichant sans relâche un savoir-faire impeccable… additionné d’une bonne dose de sucre. Mais ne boudons pas notre plaisir: si cette pop venue du froid revendique un entrain et une démarche artistique accrocheuse souvent à la limite du mauvais goût, il est généralement impossible de rester de glace face à l’efficacité de ses mélodies.

C’est tout à fait dans cette lignée que l’on retrouve un groupe demeurant encore peu connu en Amérique du nord malgré trois albums à leur actif: Melody Club. Venue de Suède et formée en 2000, cette formation propose un son irrésistible d’une qualité impressionnante. Aussi disco que synthétique, leur musique semble écrite pour provoquer chez l’auditeur une addiction quasi incurable… Rythmes imparables, paroles simples ponctuées de oh yeah, envolées de synthétiseurs et esthétique androgyno-glam : voici une recette à haute teneur en frivolité qui réussit l’exploit de transcender le manvais goût par la qualité de sa production et de son écriture. Voici sans contredit  la vraie pop dans toute sa splendeur, colorée à l’extrême, tonitruante et rafraîchissante.

Melody Club étant une véritable usine à hits, faire un choix parmi leurs titres s’avère difficile; nous vous présentons cependant trois chansons particulièrement séduisantes. Palace Station (single initial du groupe) et Electric sont tirés du premier album Music Machine, paru en 2002. Fever Fever, titre à la production encore plus calibrée “grand public”, nous vient quant à lui du troisième disque Scream (2006). Et ce n’est pas fini: le site internet officiel indique en effet que le groupe enregistre actuellement son quatrième album. En attendant, voici ces quelques sucreries et bonne année 2009 !

Le continent noir de Wall Of Voodoo

wall-o1La new wave a parfois engendré de bien étranges enfants… La perception de l’Å“uvre de Wall Of Voodoo se limite ainsi généralement à la célèbre Mexican Radio, chanson à succès qui apparait régulièrement sur les compilations dédiées aux années 1980. Contrairement à la grande majorité des artistes new wave de l’époque, les membres de Wall Of Voodoo ne sont pas britanniques mais bien américains. Leur carrière fut courte et particulièrement chaotique, marquée par les problèmes relationnels et l’abus de substances illicites. De ce fait la musique, particulièrement éclectique et à mille lieues de la pop commerciale, ne quitta jamais réellement les milieux de l’underground… pour le plus grand bonheur des amateurs de curiosités dont nous faisons évidemment partie.

Fondé à Los Angeles à la toute fin des années 1970, le groupe lança un premier EP en 1980, enregistrement éponyme remarqué pour son cover iconoclaste du fameux Ring of Fire de Johnny Cash. Sous la plume de Wall Of Voodoo, ce standard du country se transformait en effet en une mélopée gothique et atmosphérique, noyée sous une pluie glacée de synthétiseurs lugubres et surplombée par la voix sépulcrale du chanteur Stan Ridgway.

Le premier album complet du groupe, le bien nommé Dark Continent, vit le jour l’année suivante. Écouter ce disque aujourd’hui, c’est redécouvrir une new wave qui n’a pas vieilli d’une ride. Débarrassé de tous les oripeaux ringards qui, si souvent, font sonner les enregistrements de cette époque comme horriblement datés, le son de Wall Of Voodoo se révèle tout particulier, fondamentalement audacieux et original. Malgré la présence indéniable de composantes classiques de la new wave telles qu’une basse hypnotique ou une batterie robotiquement rythmée, cette musique possède un je-ne-sais-quoi d’étrange et d’iconoclaste. L’utilisation expressive des possibilités du synthétiseur force l’admiration, tout comme la théâtralité extrême de l’instrumentation et du traitement de la voix, toujours résolument du côté dark.

Après la parution de leur deuxième album Call of the West (1983), qui incluait leur plus grand succès radiophonique Mexican Radio, le groupe alterna séparations et enregistrements impromptus qui ne trouvèrent jamais réellement leur public. Pour l’amateur d’aujourd’hui, l’exhumation de la musique Wall Of Voodoo constitue un plaisir étrange et particulièrement enthousiasmant. En voici donc une petite sélection, principalement tirée de l’excellent Dark Continent.

Cabaret trash à l’Usine C avec les Tiger Lillies

L’actualité sera chargée dans la section “concerts” la semaine prochaine puisque, outre Jeans Team le 27 octobre (voir post précédent), Montréal aura le privilège d’accueillir de la grande visite: les Tiger Lillies. Ce trio anglais est l’un des rares groupes qui peuvent actuellement se targuer de proposer une musique réellement originale. Formé en 1989 par Martyn Jacques, Adrian Huge et Adrian Stout, le groupe n’avance pas moins de 22 albums. Leur style, inimitable, profondément baroque et outrancier, pourrait être qualifié de “dark cabaret”, même si ces épithètes demeurent fortement réductrices. Dominés par l’incroyable voix de castrat de Jacques, leurs chansons mêlent allègrement influences swing, gypsy ou classiques, le tout accompagné de paroles provocatrices, comique ou horribles: des lyrics sous haute influence gothique façon XIXe siècle où l’ont croise prostituées vénales, tueurs en série, animaux parlants et monstres divers.

Maîtres des albums-concept, les Tiger Lillies ont également enregistré en 1998 un opéra intitulé Shockheaded Peter qui leur valu une tournée triomphale à travers le monde. En concert, leur allure grotesque et surréaliste, accumulant les références littéraires et cinématographiques, devrait prendre toute son ampleur. Toujours provocteur et profondément unique, le groupe vient maintenant présenter à Montréal son nouvel album, Seven Deadly Sins, une variation décoiffante autour du mythe des sept péchés capitaux. En voici trois extraits, en prévision d’une soirée qui promet d’être mémorable !

Les Tiger Lillies seront à l’Usine C, une salle qui sied si bien à leur théâtralité, le lundi 27 et le mardi 28 octobre.

Berlin brûle-t-il ?

Le Festival des Films du Monde est maintenant terminé, et parmi la moisson des œuvres plus ou moins discutables, il convient de signaler une perle : Die Welle. Le « nouveau cinéma » de langue allemande, qui depuis quelques années à définitivement le vent dans les voiles (deux Oscars du meilleur film étranger deux années de suite, pour La Vie des autres de Florian Henckel Von Donnersmarck et Les Faussaires de Stefan Rozowitzky !) nous offre maintenant ce film de Dennis Gansel, dont les droits ont visiblement déjà été achetés par Alliance Atlantis Vivafilm. Le récit de Die Welle (la vague) prend pour point de départ un professeur anticonformiste mandaté pour enseigner à ses élèves du secondaire le concept d’autocratie. Le cours, qui passe rapidement du théorique au pratique, donnera naissance à un véritable mouvement aux tendances fascisantes, révélant les tendances autoritaires et intolérantes d’un groupe de jeunes aux origines pourtant très variées. Le film, monté de façon particulièrement énergique, est très réussi. Il propose un bon mélange entre l’œuvre adolescente rythmée et le propos de société sérieux, dont les répercussions possibles font froid dans le dos.

Et que vient faire la musique dans tout cela ? C’est que le personnage du professeur, incarné avec talent par Jürgen Vogel, est un ancien punk passionné d’anarchie, qui possède une collection impressionnante de t-shirts rock allant des Clash au Ramones. La séquence d’ouverture du film nous le présente d’ailleurs en route vers l’école, au volant de sa voiture, chantant à tue-tête Rock’n’Roll High School : une chanson plutôt appropriée pour l’occasion… En lieu et place de la version des « faux frères » Ramones, Die Welle fait plutôt honneur à un cover du groupe punk allemand El*ke. Une version très proche de l’originale, mais avec l’énergie et la force du son d’aujourd’hui. Une petite curiosité !

Patrik et les Brutes à Traffic le mercredi 30 juillet !

Quiconque a assidûment fréquenté le nightlife rock montréalais des dernières… allons disons dix années, ne peut pas être passé à côté de Plastik Patrik. DJ, animateur de soirées, organisateur de spectacles et d’événements, les talents du flamboyant personnage sont multiples. En plus d’avoir été le DJ résident des soirées Panic les vendredis soirs au Saphir pendant sept ans, Plastik Patrik fut également le grand manitou de l’unique happening rock underground du festival Divers/Cité, la regrettée scène SexGarage. Celle-ci revit cependant cette année sous un nouveau nom, Traffic, et avec comme maître de cérémonie un autre montréalais nouvellement berlinois, également fort doué pour la musique et les paillettes : Frigid. Traffic édition 2008 tiendra place ce mercredi le 30 juillet avec un invité de marque, Plastik Patrik lui-même, accompagné de son nouveau projet musical Patrik et les Brutes. Le tout récent groupe n’a pas encore d’album officiel, mais offre déjà des spectacles rock-punk-glam remplis d’énergie et de charisme, évidemment en grande partie grâce au magnétisme de son leader. Voici ainsi en primeur trois chansons marquées par une urgence pop irrésistible…

Événement Traffic à Divers/Cité : mercredi 30 juillet à partir de 18hrs (scène Loto-Québec, parc Émilie-Gamelin), avec The Cliks, Patrik et les Brutes, Hunter Valentine et DJ Frigid.