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Archive for the 'Nightlife' category

Cold War Nightlife : 26 mars

La soirée Cold War Nightlife est de retour demain soir pour l’édition du mois de mars, où nous accueillons un invité spécial en la personne de Dr. Galaktik, l’animateur de la radio web XWave Radio. Après un détour par le glam le mois dernier, attaquons maintenant la fin de semaine avec trois titres post-punk, glanés ça et là dans notre collection de curiosités. Une fois de plus du côté de la Belgique, débutons avec Program, unique piste de Rel Rex. Sous ce nom ce cache un petit détour solo pour le bassiste de Polyphonic Size, un groupe caméléon en activité de 1979 à 1991 duquel faisaient notamment partie des membres de Digital Dance ou de Front 242. La chanson a été originalement enregistrée pour B9, une compilation de musique underground belge publiée en 1981 et ayant fait l’objet d’une réédition enrichie en 2007 par l’étiquette Les Temps Modernes. Le disque est alors passé de 10 à 18 pistes et a adopté le nouveau titre de B9 Bis (Belgian Cold Wave 1979 – 1983). Dans notre univers si souvent synthétique, un titre tel que Program fait preuve d’un éclectisme rock’n'roll rafraîchissant : les guitares abrasives se conjuguent au drum machine pour créer une ambiance brute et lancinante, voix hargneuse à la Johnny Rotten à l’appui.

Moins “punk” et plus “post“, Perspective Nevski nous fait irrésistiblement songer au The Cure des premiers albums. Encore un groupe qui n’a que deux titres à son actif, publiés – l’histoire se répète – sur une obscure compilation en 1983 (Éphèmere Compilation) avant d’être réédités récemment. Moment of Hate côtoie en effet sur Des Jeunes Gens Mödernes le canon incontesté de la new wave française du tournant des années 1980. La compilation, parue en 2008, accompagnait d’ailleurs une exposition du même nom consacrée à la contre-culture de l’époque. Pour clore le tout, une chanson d’un des classiques du genre, Magazine  : Cut-Out Shapes, tirée de leur deuxième album, Secondhand Daylight (1979). Toujours au confluent du rock et de l’expérimentation d’avant-garde, la piste se déploie de manière quasi symphonique au fil de ses nombreuses ruptures de rythme. Pour le plaisir des danseurs avertis !

Cold War Night­life
Samedi 26 mars à par­tir de 22h00 – entrée gratuite
au troisième étage du Drugstore (1366 Sainte-Catherine est à Mont­réal).
Aux pla­tines : Zoé Star­child + Georges Dimitrov + Xa­vier Pa­ra­dis (Au­to­me­lo­di) + Dr. Galaktik

Cold War Nightlife : 19 février

Un autre mois, une autre soirée pour danser ! Cold War Nightlife et sa sélection musicale inusitée vous attendent ce samedi 19 février : en avant-goût ce mois-ci, soyons encore une fois glam. Notre amour inconditionnel pour les Sparks nous a naturellement mené à approfondir leur production musicale des années 1980, dont nous vous avions déjà donné un aperçu avec la chanson titre de l’excellent Angst In My Pants (1982). Loin d’être un cas isolé, cet album constitue le centre d’une “trilogie” glam/pop/new wave comprenant également Whomp That Sucker (1981) et In Outer Space (1983) ; un retour bien apprécié à leurs racines, intercalé entre une période plus disco en collaboration avec Giorgio Moroder (1979-1980) et un son plus dance/house dans la deuxième partie de la décennie. L’irrésistible All You Ever Think About Is Sex, que nous vous présentons ici dans sa version single est un des meilleurs extraits de In Outer Space, l’album des frères Mael qui a par ailleurs obtenu le plus de succès aux États-Unis.

Bien moins connue mais tout aussi amusante, nous vous proposons aussi ce mois-ci Méchante Souris, du groupe belge Ninove. Nous avons très peu d’informations sur la formation, fondée à la fin des années 1980 par Bernard Plouvier, violoniste et chanteur éclectique, et son frère Jean-Luc, claviériste : Discogs ne répertorie que quatre pistes du groupe sur diverses compilations, et les frères Plouvier ne semblent pas avoir enregistré d’album entier. Surréaliste à souhait, la piste sautillante et échevelée laisse en tout cas libre cours aux vocalises paranoïaques du chanteur et sa souris-phobie.

Terminons enfin avec un autre classique parmi les “plaisirs coupables” de la soirée : Telephone Operator de Pete Shelley. Essentiellement connu comme fondateur et chanteur du légendaire groupe punk Buzzcocks, Shelley a poursuivi durant les années 1980 une carrière solo au succès variable. Les textes ouvertement homoérotiques de ses chansons (le compositeur ayant à ce moment publiquement avoué sa bisexualité) se sont souvent heurtés à la censure radiophonique, les empêchant sans doute  d’obtenir le retentissement qu’elles méritaient.

Cold War Night­life
Samedi 19 février à par­tir de 22h00 – entrée gratuite
au troisième étage du Drugstore (1366 Sainte-Catherine est à Mont­réal).
Aux pla­tines : Zoé Star­child + Georges Dimitrov + Xa­vier Pa­ra­dis (Au­to­me­lo­di) + DJ Mekanik.

And Cold War Nightlife goes on !

Après le succès de notre édition des Fêtes, nous avons le plaisir de vous annoncer notre retour au Drugstore sur une base mensuelle : l’aventure Cold War Nightlife se poursuit ainsi dès ce samedi 22 janvier. En découvertes musicales ce-mois, nous vous proposons tout d’abord New Illusion, une piste entraînante de l’obscur groupe suédois Seppuku, un de ces one-hit wonders que nous affectionnons tous. L’enregistrement date de 1985 et propose un son synthétique aux accents rock qui rappelle l’énergie NDW de groupes tels que Malaria.

Toujours en provenance de la péninsule scandinave vient ensuite l’hymne Maskindans de Det Gylne Triangel (“Le triangle doré”), un titre provenant de la compilation du même nom. Maskindans – Norsk Synth 1980-1988, publiée en 2009 par l’étiquette norvégienne Hommage Records, retrace en effet les belles (et mystérieuses) années de la new wave de cette froide contrée. Bien que la compilation comporte une majorité de pistes plutôt pop, Maskindans se distingue par sa noirceur et son agressivité quasi-militaire. Concluons avec Störung, un groupe hollandais en activité de 1981 à 1983. En comparaison aux deux précédentes, cette formation a une production “impressionnante” : un album complet, quelques singles, bootlegs et autres cassettes démo. Leur son post-punk aux sonorités gothiques est quelque peu inégal, mais Empire SX ressort du lot grâce à l’efficacité de sa ligne de basse distortionnée à souhait et sa batterie robotique.

Cold War Night­life
Samedi 22 janvier à par­tir de 22h00 – entrée gratuite
au troisième étage du Drugstore (1366 Sainte-Catherine est à Mont­réal).
Aux pla­tines : DJ Star­child + Xa­vier Pa­ra­dis (Au­to­me­lo­di) + DJ Mekanik.

Cold War Nightlife est de retour !

Après six mois d’absence, nous avons le plaisir de vous annoncer le retour de nos soirées Cold War Nightlife ! Ce samedi 18 décembre, nous nous emparerons des platines au troisième étage du Drugstore. À notre trio habituel avec Xavier Paradis, nous ajoutons fièrement la collaboration de DJ Mekanik, qui d’ailleurs vous avait fait danser lors de notre édition d’octobre 2009. Pour votre dose quotidienne de cold wave/post punk/glam rock, c’est donc un nouveau rendez-vous. Pour l’instant, la soirée ne revient que pour une fois seulement… mais il ne tient qu’à vous d’en refaire un événement régulier !

Fidèles à notre habitude, nous en profitons pour partager quelques curiosités obscures. Les trois groupes que nous vous présentons sont de véritables one hit wonder – la notion de hit étant évidemment toute relative dans les eaux obscures où nage ce blogue. Lorsque le tirage d’un titre s’élève à une flamboyante centaine de copies, pressée à la main dans un sous-sol, le mot “succès” prend alors un tout autre sens… Débutons donc avec Tres, formation suédoise du début des années 1980, qui nous propose sur son unique 7″ Smile On My Face une synthpop infusée de sonorités disco. Bien que les deux pistes soient fort réussies, c’est la face b qui retient surtout l’attention : Operator a le potentiel de vous poursuivre du plancher de danse jusque dans vos rêves. Déja connue par les amateurs de curiosités grâce aux célèbres compilations Flexipop, la chanson a été remise au gout du jour par nos collègues de Crispy Nuggets plus tôt cette année.

Le blogue sus-mentionné nous a également permis d’avoir un coup de cœur pour les mystérieux anglais de The Toy Shop. Avec leur single The Maze (1981), ils nous offrent une joyeuse comptine new wave aux refrains glam, dont les bizarreries sonores et vocales nous évoquent le Bowie de la même époque. Terminons avec une chanson fort bien située dans le thème de la soirée, Ich komme aus der DDR (“Je viens d’Allemagne de l’est”) des allemands Gleitzeit. Bien qu’ayant fait l’objet d’une publication indépendante en 7″, la piste est tirée de la bande originale du film ouest-allemand Nuclearvision (1982), ce qui nous pousse à croire que le groupe (sur lequel nous n’avons virtuellement aucune information) fut probablement monté expressément pour l’occasion. Au menu, une neue deutsche welle sautillante comme on les aime, assortie de paroles historiquement acerbes – “Je viens de l’Allemagne de l’Est/Et je traverse moi aussi à l’Ouest/Je deviens simplement millionnaire/Et puis j’achète l’Allemagne de l’Est“. À samedi !

Cold War Night­life
Samedi 18 décembre à par­tir de 22h00
au troisième étage du Drugstore (1366 Sainte-Catherine est à Mont­réal).
Aux pla­tines : DJ Star­child + DJ Trans­mis­sion + Xa­vier Pa­ra­dis (Au­to­me­lo­di) + DJ Mekanik.

Futur antérieur

Avis à tous : les auteurs de ce blogue retourneront aux platines ce vendredi lors de la soirée Future Perfect Party ! L’évènement se veut une levée de fonds pour le lancement de Mobile, plateforme de diffusion et de création explorant la relation son/image. La première de Mobile aura officiellement lieu le 21 août au café-bar de la Cinémathèque Québécoise. Mais en attendant, place au “pré-party”, une nuit de musique et de performances dont le thème est “Dance to the future / Dance back to the future” : un plongeon dans les esthétiques futuristes du passé. Au menu, prestations live, coiffures créatives et DJ sets par différents acteurs de la scène locale. Fidèles à notre réputation, nous nous chargerons des ambiances synthétiques de la new wave, minimales et robotiques.

Dans le thème de la soirée, nous avons sélectionné trois titres inspirants s’articulant autour de l’idée du futur. Kraftwerk sont évidemment ici incontournables : les pionniers de la musique électronique on en effet fait de la relation homme-machine leur thème de prédilection. Parmi l’ensemble de leur œuvre, le choix est vaste ; nous avons choisi de vous offrir aujourd’hui Computerwelt, qui nous décrit un monde informatisé… qui nous semble aujourd’hui étrangement familier. Les possibilités de l’avenir ont également fasciné le groupe néo-romantique Visage : In The Year 2525, une reprise du duo américain Zager and Evans (1969 pour la version originale), l’illustre parfaitement. La chanson, manifeste écologiste avant l’heure, nous décrit avec pessimisme la décadence d’une humanité gouvernée par les machines en traversant les millénaires, avec pour terminus 9595. Enfin, revenons à nos chouchous espagnols Aviador Dro, dont l’œuvre est saturée de références aux fréquences spatiales, abris nucléaires, cyborgs et autres filles de métal. La chica de plexiglas, un de leur premiers succès, nous décrit un amour mécanique impossible, à grands coups de ces mélodies synthétiques dont ils ont le secret.

Future Perfect Party
Vendredi 30 juillet à par­tir de 21h30 au Lawless Studio loft (5445 De Gaspé /suite 408)
Avec Bernardino Femminielli, Magic Beach, Moduli TV et Jane L. Kasowicz.
Aux pla­tines : Georges Di­mi­trov & Zoé Star­child (Bla­ckout­Mu­sique.​com), Isabelle/Luci & Simon/Fer (Duchess Says), Marin César (Think About Life) et Annie Q & Von Snakes.
10$ avant minuit/15$ après minuit

De New York à Montréal

Dans le cadre de la dixième édition du festival Suoni per il Popolo, la Casa del Popolo accueille cette semaine le groupe new-yorkais Xeno & Oaklander. Nous vous avions déjà glissé un mot sur le couple formé par Sean McBride et Liz Wendelbo ainsi que sur leur implication au sein de la scène minimal wave actuelle de la Grosse Pomme. Le duo vient maintenant défendre sur scène son premier effort, Sentinelle (2009). Contrairement à de nombreuses autres formations électroniques qui se la jouent invisibles cachés derrière leurs précieux écrans de laptops, attendez-vous ici à une performance au vrai sens du terme : les quelques vidéos disponibles sur internet nous montrent plutôt les musiciens fort affairés à triturer leurs petits appareils vintage de collection !

La musique de Xeno & Oaklander ayant déjà fait l’objet d’un post précédent, profitons de l’occasion pour revisiter le vieux catalogue de l’incarnation solo de McBride, Martial Canterel. Ce projet à géométrie variable affiche une feuille de route particulièrement touffue, composée de multiples démos, enregistrements DIY et autres obscures cassettes. Parmi le matériel disponible, l’album Austerton (2007) retient aujourd’hui particulièrement notre attention par la qualité de ses compositions et de sa réalisation, moins brouillonne peut-être  qu’ailleurs. Bien plus minimaliste et froid que celui de Xeno & Oaklander, le son de Austerton est très épuré, même selon les standards du genre. Les mélodies se font discrètes et se déclinent en teintes sombres et modes mélancoliques ; les influences gothiques et cold wave sont bien assimilées et les synthétiseurs scintillants ne durent qu’un temps (Corners). Voici trois pistes à découvrir.

Le concert de vendredi sera également l’occasion pour vous de renouer avec l’esprit Cold War Nightlife puisque le projet de Xavier Paradis, Automelodi, sera également de la partie. Quant aux auteurs de ce blogue, ils assureront l’ambiance musicale dans la salle adjacente en compagnie de DJ Tsitso et DJ Mother. Un évènement à ne pas manquer en ce début d’été !

Xeno & Oaklander avec Automelodi et The Pink Noise
11 juin à la Casa del Popolo (4873 Blvd Saint-Laurent), 21h, 12$
www.xenoandoaklander.com
www.automelodi.com

Cold War Nightlife en Finlande

Notre soirée Cold War Nightlife a maintenant un an ! En effet, c’est le 17 mai 2009 que nous avons débuté cette belle aventure… Le tout prendra malheureusement fin – sous sa formule actuelle au Salon Officiel en tout cas – ce dimanche 16 mai. Nous vous invitons ainsi à être des nôtres une dernière fois pour célébrer tout en découvrant quelques nouvelles sonorités underground dansantes.

Pour vous annoncer cette ultime édition, faisons un détour par la Finlande, pays scandinave dont on reçoit beaucoup moins d’échos musicaux en comparaison avec leurs voisins suédois ou danois. Nous avions découvert il y a quelques mois le quatuor Organ grâce à leur chanson éponyme sur une compilation, et avions été conquis par son dynamisme burlesque et sautillant. Organ est ainsi vite devenue une piste classique de nos planchers de danse.

Un peu de recherche nous a permis de découvrir que le groupe ne fut que l’un des multiples projets de Mikko Saarela, compositeur multi-disciplinaire légendaire dans son pays. Suivant un modèle classique (on pense par exemple à Jacno), Saarela s’est tourné vers la musique électronique après des débuts punk au sein du groupe Eppu Normaali. Très célèbre en son temps et incontestablement un des plus importants groupes rock finnois, cette formation n’affiche pas moins d’une dizaine d’albums studio – le plus récent datant même de 2007.

Au tournant des années 1980, la musique de Saarela a ensuite bifurqué vers une pop beaucoup plus commerciale avec le duo Argon, dont l’album Kone Kertoo nous rappelle beaucoup le travail que Daniel Miller avait effectué avec les Silicon Teens. Le succès étant mitigé, le musicien se reprend un an plus tard avec une approche plus edgy, embrassant une synth-pop futuriste bien acidulée. Le résultat final, Organ, n’a malheureusement existé que pour le temps limité d’un unique album studio, ce qui ne l’a pas empêcher d’influencer durablement ses pairs. Nous vous recommandons ainsi chaudement Nekrofiilis et ses treize titres entêtants. En voici nos trois favorites, et à dimanche !

Cold War Night­life
Di­manche 16 mai à par­tir de 22h au Salon Of­fi­ciel (351 Roy E. à Mont­réal).
Aux pla­tines : Georges Di­mi­trov et Zoé Starchild (BlackoutMusique.​com) + Xa­vier Pa­ra­dis (Au­to­me­lo­di)

Matières synthétiques

Votre rendez-vous mensuel avec l’univers cold wave, Cold War Nightlife, se tient ce soir au Salon Officiel dès 22h. Les auteurs de BlackoutMusique.com, nouvellement heureux parents, ne seront pas cette fois avec vous aux platines : DJ Axiene, notre invité spécial du mois de mars, se joindra à Xavier Paradis pour vous faire découvrir d’obscures curiosités mécaniques et, qui sait, vous faire danser un peu ! Plutôt que de vous offrir quelques titres variés en prétexte à la soirée, nous vous présentons ce mois-ci un groupe qui fait les belles nuits de Cold War Nightlife depuis ses débuts, mais qui n’a point encore eu les honneurs d’un post ici.

Groupe américain fondé en 1982, Experimental Products est le fruit de la collaboration DIY et quelque peu chaotique de Marc Wilde et Michael Gross, deux musiciens piqués – comme tant d’autres à cette époque – par la passion des synthétiseurs analogiques et autres drum machines. Malgré une carrière qui a couvert la majeure partie de la décennie 1980, le duo n’a hélas publié en tout qu’un unique album, Prototype (1982), suivi de quelques 12″ et maxis éparpillés ici et là. Leur musique, froide, répétitive et robotique, représente une des incarnations les plus pures du genre minimal synth. Les voix atones teintées d’échos sont dans le ton des paroles au caractère souvent très neutre, à la limite de l’absurde et non dénuées d’une pointe d’humour.

Feeling Left Out, un de leur meilleurs titres tirés de l’album de 1982, nous conte ainsi l’épopée des gauchers s’unissant pour réclamer leurs droits, en des termes empruntés à une coupure de journal – vous pouvez d’ailleurs voir une reproduction de l’article, ainsi qu’une entrevue intéressante, sur le site Minimal Wave. Toujours sur le même disque, Sweet Rejection illustre le côté un peu plus mélodique du groupe, alors que des chansons comme The Addict démontrent une facette plus sombre et gothique. Pour les passionnés du vinyle, l’étiquette Vinyl On Demand ont fait en 2008 une réédition remasterisée de l’œuvre intégrale d’Experimental Products. Le tirage original est épuisé, mais vous pouvez en trouver quelques copies (assez chères cependant) sur Anna Logue Records ; à défaut, l’album original vous attend en téléchargement chez nos amis Systems Of Romance. Bonne écoute.

Cold War Night­life
Di­manche 21 mars à par­tir de 22h au Salon Of­fi­ciel (351 Roy E. à Mont­réal).
Aux pla­tines : Xa­vier Pa­ra­dis (Au­to­me­lo­di) + DJ Axiene.

Un Cold War Nightlife en janvier

Le froid mois de janvier vous apportera ce dimanche une autre édition de nos soirées Cold War Nightlife  ! Toujours en compagnie de Xavier Paradis, nous vous attendons au Salon Officiel dès 22h pour une nuit dédiée au son glacé et sophistiqué qui constitue notre signature.

En guise d’appât ce mois-ci, nous avons le plaisir de vous présenter une toute nouvelle compilation fraîchement concoctée par l’étiquette Minimal Wave en collaboration avec Stones Throw Records. Disponible dès le 26 janvier, The Minimal Wave Tapes nous propose une première anthologie des parutions antérieures de la maison fondée à New York par Veronica Vasicka. Spécialisée depuis 2005 dans la réédition et le remastering de musique cold wave obscure et confidentielle, Minimal Wave nous offre ici une de leurs premières parutions disponibles sur CD en plus de leur habituel format vinyle : nous y voyons une certaine tentative de popularisation d’un matériel généralement difficile d’accès. Les habitués du label et autres connaisseurs n’y trouveront ainsi pas de grandes surprises, plusieurs chansons ayant déjà figuré sur d’autres compilations comme Bippp : French synth wave 1979/1985 ou The Lost Tapes, une collection antérieure de Minimal Wave même, aujourd’hui épuisée.

Bien qu’un peu inégale, The Minimal Wave Tapes constitue une bonne initiation au genre avec quelques bons coups. Just Because du Français Martin Dupont est sûrement l’une des pistes qui se démarquent le plus : ses entrelacs de lignes mélodiques sombres et étranges alliées à un rythme hypnotique en ont déjà fait un des classiques de Cold War Nightlife. Sinon, en dehors de The Cabinet de Das Kabinette (déjà mentionnée dans un post précédent), les deux chansons qui retiennent particulièrement notre attention sont Reassurance Ritual des Hollandais Das Ding et Blurred des Britanniques Turquoise Days. La première, instrumentale, avec son son synthpop, peut aisément faire penser à la production actuelle de Tobias Bernstrup, alors que la deuxième possède un son joyeux rappelant le Depeche Mode de la période Speak & Spell.

Cold War Night­life
Di­manche 24 janvier à par­tir de 22h au Salon Of­fi­ciel (351 Roy E. à Mont­réal).
Aux pla­tines : DJ Star­child, DJ Trans­mis­sion + Xa­vier Pa­ra­dis (Au­to­me­lo­di).

Blackout fête Noël

Les Fêtes 2009 seront rock ou ne seront pas, vous promet-on avec notre soirée Cold War Nightlife qui se tiendra ce dimanche 27 décembre ! Comme d’habitude, attendez-vous à une ambiance musicale de choix avec notre mélange traditionnel de cold wave, post-punk et glam rock, avec quelques concessions ici et là à l’esprit des Fêtes. Profitons-en pour vous souhaiter un joyeux Noël en musique, gracieuseté de BlackoutMusique.com.

De notre grand dandy préféré de la chanson française sixties, Jacques Dutronc, nous avons tout d’abord un titre absurde et rigolo avec La Fille du Père Noël. Comme à son habitude, le chanteur aligne les rimes loufoques et un esprit irrévérencieux caractéristiques, servis par un rythm’n'blues chaloupé, langoureux comme il se doit.

Une dizaine d’années plus tard, les Sparks nous gratifient d’une autre épopée lyrique dont ils ont le secret. Thank God It’s Not Christmas – tirée encore une fois de leur classique Kimono My House (1974) – permet à Russell Mael d’aligner une fois de plus des notes quasi-impossibles. Glam rock progressif et symphonique avec  multiples changements de tempo au rendez-vous.

Le punk français des années 1980 et sans contredit celui de Bérurier Noir. Le groupe nous le confirme sur son EP de 1985, Joyeux merdier, qui contient les célèbres Vive le feu et Salut à toi, mais aussi une curiosité comme La Mère Noël. Dans un esprit joyeusement révolutionnaire, on nous propose ici de la “faire cuire dans la cheminée” au son de boîtes à rythmes et guitares distortionnées.

Terminons sur une note encore plus légère si possible avec une rareté d’un des plus grands pourvoyeurs de bruitages synthétiques hilarants, Telex. Le groupe new wave français nous offre Cloches et sifflets, un b-side obscur qui, s’il ne traite pas explicitement de Noël, en représente parfaitement l’esprit festif, instrumentation scintillante à l’appui. Bonne et joyeuse écoute !

Cold War Nightlife
Dimanche 27 décembre à partir de 21h30 au Salon Officiel (351 Roy E. à Montréal).
Aux platines : DJ Starchild, DJ Transmission + Xavier Paradis (Automelodi).