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L’Amour, c’est magique

Comme vous le savez déjà (et vous ne pouvez y échapper), c’est aujourd’hui la Saint-Valentin ! La fête des amoureux nous revient une fois de plus avec son lot de guimauve musicale sucrée, mais – ô joie – BlackoutMusique.com est là pour vous faire chanter l’amour de manière rigolote et décalée. Notre post de l’an dernier survolait les décennies avec cinq jolies chansons; nous prenons cette fois-ci le thème à contre-pied avec quatre titres burlesques dignes des planchers de danse de Cold War Nightlife.

Débutons avec notre duo germanique préféré D.A.F., qui nous offrent avec Liebe auf den ersten Blick (“L’Amour au premier regard”) un de ces morceaux dont ils ont le secret : rythme ultra-répétitif mais hautement contagieux, paroles simplissimes (“Küss mich, Küss mich, Küss küss mich…“) et avant tout une bonne dose d’érotisme queer.

Ensuite, l’un de nos plus grands classiques : toujours sur Kimono My House (1974), les inénarrables Sparks se fendent d’un hymne à l’auto-appréciation grandiloquente. Falling In Love With Myself Again, ce sont trois minutes de splendeur débordant d’enthousiasme. Aussi glam que d’habitude et encore plus intensément théâtraux si possible, les frères Mael s’en donnent à cÅ“ur joie dans les ruptures de rythme expressives à grands renforts d’orgue et de cymbales.

Pour terminer, deux artistes français des années 1980 qui transcendent le quétaine en kitsch. Avec des textes confondants de mièvrerie légère, le crooner pop-punk belge ( ! ) Plastic Bertrand et le duo français Comix apprennent à nos oreilles ébahies que “On vit pas Sans amour” et que “L’Amour gratuit, non ça n’a pas de prix”. Comment aussi rester de glace face à la musique dont le ton burlesque ne cède en rien à celui du texte : le solo de synthétiseur central de Sans amour vaut à lui seul son pesant d’or ! Parce que l’amour, c’est aussi avec le sourire…

Rires Pop

Entre les premières oeuvres d’Étienne Daho et d’Indochine, on peut découvrir à la même époque un duo français méconnu baptisé Comix. Le groupe propose, sur leur unique album éponyme de 1981, une pop new wave qui ne se prend pas au sérieux, dansante et sympathique. Avec des sons de synthétiseurs désopilants comme on croyait que seuls Devo pouvaient nous concocter et des paroles souvent juvéniles (“On pourra jouer à touche-pipi/On pourra faire des guili-guili…” dans Touche pas mon sexe), Comix ne révolutionnent rien et ne laisseront pas une marque importante dans l’histoire de la musique électronique. N’importe, que cela ne nous empêche pas de profiter de leur musique ensoleillée le sourire au lèvres, que ce soit dans un dancing ou en marchant dans la rue par une belle journée…