Hey Hey, We’re The Gories

Il existe, depuis la fin des années 1960, une tradition ininterrompue de musique rock à tendance punk qui a conservé intactes ses racines rythm’n'blues. De l’époque mythique du Velvet Underground aux beaux jours du punk new-yorkais et Television, ou même au sein d’incarnations plus contemporaines comme les Black Lips, le mouvement n’a cessé de faire hocher des têtes et battre des pieds en rythme, jeans moulants délavés et bottes en cuir à l’appui. Quelque part au milieu de cette généalogie se retrouvent The Gories, un groupe américain de Detroit en activité de 1986 à 1992. Bien qu’ils n’aient sorti que trois albums (et plusieurs singles, EPs, demos, etc.) avant leur séparation, les membres du groupe auront une influence persistante sur la scène dite “garage” au sein de plusieurs formations subséquentes, dont la plus notable reste peut-être The Dirtbombs, dirigée par le chanteur Mick Collins.
The Gories nous proposent une musique intemporelle qui sonne comme si elle avait été enregistrée en 1972, à la structure simple et classique, guitare, basse, batterie et progressions harmoniques blues. L’interprétation, qui devient alors hautement importante, est heureusement ici source d’une énergie fort communicative. Difficile de faire un choix dans l’abondance de matériel disponible, mais voici tout de même trois chansons assez représentatives tirées de leur album I Know You Fine, But How You Doin’ (1990) : Nitroglycerine (premier 7″ du groupe), Thunderbird Esq. et la chanson titre de ce post – Hey Hey, We’re The Gories.




No Responses to “Hey Hey, We’re The Gories”
Care to comment?